
SOMMAIRE DU DOSSIER :
Veja, la basket verte
Quand les stars se piquent d’écologie
La pub est-elle ecocompatible ?
Ferrero aux côtés du Secours populaire
Les nouveaux hommes verts de l'entreprise
Le bio trouve ses marques
Un vert, ça va, trois verts...
Les agences se mettent au diapason vert
La fin des produits jetables
Starbucks, le petit noir passe au vert
21/10/2009 - De plus en plus de célébrités s’érigent en protecteurs de la planète. Ce qui n’est jamais mauvais pour leur image, ni celle des médias dans lesquelles ils apparaissent. Mais les plus belles têtes d’affiche ne garantissent pas le succès ni l’audience.
Il n'a pas encore répondu à l'invitation. Mais le jeune premier Leonardo DiCaprio est attendu de pied ferme sur le plateau de France 2, à l'occasion du sommet de Copenhague, qui aura lieu en décembre. Il y est pressenti pour apparaître aux côtés d'Al Gore, ancien vice-président des États-Unis à l'origine d'Une vérité qui dérange, documentaire oscarisé sur le réchauffement climatique.
L'acteur de Titanic est fréquemment cité comme l'une des célébrités les plus actives de la cause verte: il a participé au documentaire 11th Hour, consacré aux écosystèmes mondiaux endommagés, et anime le blog écologiste leonardicaprio.org, vitrine de la fondation environnementale qu'il a créée et qui porte son nom.
À Hollywood, nombreuses sont les stars qui s'engagent pour l'écologie. L'actrice Cameron Diaz a animé pendant de nombreuses années sur MTV l'émission Trippin', dans laquelle on la voyait arpenter le monde du Chili à la Tanzanie, harnachée d'un sac à dos, au côté d'amis très choisis comme Justin Timberlake, afin d'aborder des sujets comme la préservation des espèces menacées. Elle présente également sur la même chaîne le programme court Cameron Diaz Saves the World ("Cameron Diaz sauve le monde").
Assisterait-on à une vague verte chez les stars hollywoodiennes? «Certes, on recense beaucoup d'initiatives de stars liées à l'écologie, remarque Bertrand Villegas, fondateur de l'institut d'études The WIT. Mais ces programmes ne font pas énormément d'audience. Il s'agit plutôt d'opérations d'image pour les chaînes, qui s'allient avec les stars pour véhiculer des valeurs corporate. Quant aux vedettes, cela participe de la même démarche que les programmes caritatifs.»
Un luxe en temps de crise
En France, si des actrices comme Marion Cotillard prennent fait et cause pour les combats écologiques, elles ne mouillent pas leur chemise dans des émissions spécifiques. Rendez-vous en terre inconnue, de Frédéric Lopez, emmène des stars à la rencontre de peuplades reculées, mais pour autant «le message écologique n'est pas vraiment asséné. Il apparaît en filigrane», estime Bertrand Villegas.
Même les plus belles affiches ne suffisent pas. Le prestigieux Vanity Fair a publié pendant trois ans sa «Green Issue», avec des unes qui n'avaient rien à envier aux plus grosses productions hollywoodiennes: Leonardo DiCaprio (encore lui), Julia Roberts, George Clooney ou encore Madonna y posaient en tant que guerriers de l'environnement. Mais Condé Nast a décidé cette année d'arrêter les frais. «Vanity Fair reste concerné par les questions environnementales, et continuera à couvrir les sujets qui y ont trait durant toute l'année, pas seulement à l'occasion d'un numéro spécifique», s'est justifié l'éditeur.
La vérité est sans doute ailleurs. Malgré ses têtes d'affiche, le «numéro vert» de Vanity Fair se vendait 10% de moins que les numéros habituels. En temps de crise, les sujets environnementaux et leurs prestigieux porte-parole font figure de luxe: une étude de TNS Media Intelligence montre qu'aux États-Unis, la couverture des questions environnementales dans les médias a chuté de 27% en 2008. La crise aura-t-elle raison de la déferlante verte?
Les programmes consacrés à la découverte de la terre et la nature sont très appréciés. Home, le film de Yann Arthus-Bertrand, et Ushaïa nature, l'émission de Nicolas Hulot figurent parmi les cinq programmes préférés des Français, d'après un sondage publié en juillet par Télé 7 jours. Home, diffusé sur France 2 samedi 5 juin, lors de la Journée mondiale de l'environnement, a réuni plus 8 millions de Français et 33% de part d'audience. Toutefois, le documentaire du même réalisateur, Vu du ciel, a rassemblé 3,7 millions de téléspectateurs l'an passé sur France 2, avec une part d'audience de 15,1%. En mai dernier, sur TF1, Ushaïa nature a été suivie par un peu plus de 5 millions de téléspectateurs, avec une part d'audience de 24,6%. Un peu décevant pour la chaîne leader.

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