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Les maires ont peur du noir

14/12/2009 - Le basculement de l’analogique au numérique va priver de télévision plusieurs centaines de milliers de foyers. Les élus locaux jouent leur va-tout pour éviter l’écran noir et la sanction des urnes.

Notre bonne vieille télévision vit ses derniers jours. Le 2 février 2010, l'Alsace éteindra son signal analogique. Après cette date, tous les foyers de la région ne pourront recevoir la télévision en hertzien, via l'antenne râteau, que par le biais de la télévision numérique terrestre (TNT). Les 21 autres régions de France suivront progressivement le mouvement et, le 30 novembre 2011, le dernier émetteur analogique de l'Hexagone sera coupé. Un seul point noir: l'opération laissera des foyers orphelins de télé.

Outre ceux qui n'auront pu adapter leur matériel à temps, plusieurs centaines de milliers d'entre eux ne pourront plus capter les chaînes car le signal envoyé par l'émetteur sera trop faible, voire carrément absent. Sur les 3600 émetteurs actifs aujourd'hui en analogique, seuls 1626 basculeront au numérique. La perspective de «l'écran noir» guette au moins 200000 foyers, selon le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), alors que TDF, dont l'objectif commercial est d'ouvrir le maximum d'émetteurs, évoque le chiffre de 500000 à 1 million de laissés-pour-compte. Légalement, l'objectif est de couvrir 95% du territoire en numérique. Un chiffre, souligne Michel Boyon, président du CSA, identique à celui de la couverture analogique actuelle, pour le réseau de France 2 notamment.

Mais il s'agit d'une moyenne et, dans les régions rurales et montagneuses, de très nombreux foyers seront privés de télé du jour au lendemain. Et vont forcément diriger leur colère vers celui qu'ils estimeront responsable de cet état de fait: leur élu local. «La télévision est un service social et le risque politique est évident, affirme le député socialiste de l'Isère François Brottes. Les maires sont en première ligne dans cette histoire, même s'ils n'y sont pour rien. C'est le CSA qui décide de supprimer les émetteurs, en accord avec les chaînes.»

Enjeu politique

Les maires des régions rurales seront les premiers exposés. «Les chaînes vont se concentrer seulement là où c'est rentable pour elles, se plaint Vanik Berberian, président de l'association des maires ruraux de France et premier magistrat de Gargilesse-Dampierre, dans l'Indre (342 habitants). Les émetteurs non activés en analogique pourront l'être en numérique, mais aux frais des collectivités locales. Cela est profondément injuste. La notion de solidarité entre régions est bafouée.» La mise en service d'un émetteur TNT coûte environ 200000 euros, plus 10000 euros par an pour l'entretien. Un budget colossal pour de petites communes ne comptant qu'une poignée de foyers.

«L'implication des élus locaux est indispensable pour accompagner le basculement de l'analogique au numérique, explique Alain Méar, conseiller au CSA. Nous travaillons afin que les communes n'aient rien à payer. Le dialogue va s'institutionnaliser grâce à la création de commissions de transition départementales associant le préfet, le CSA, le Groupement d'intérêt public France Télé numérique et les élus locaux.» De quoi décrisper les esprits et informer clairement les maires. «La TNT touche à l'aménagement du territoire, c'est donc un enjeu politique, estime Vincent Descœur, député UMP du Cantal. Certains élus pensent qu'il y aura des inégalités de traitement et ceux des 40 départements ruraux sont sceptiques quant à la possibilité d'atteindre les niveaux de couverture annoncés. Toutefois, le risque électoral n'est plus d'actualité. Le gouvernement a prévu des mesures financières d'accompagnement pour les foyers privés de télé hertzienne.»

Ouf ! L'écran noir ne fera pas valser les mandats. «D'autant que le problème va surtout toucher les régions à faible densité, là où tout le monde se connaît et où l'on voit clairement que les élus font tout leur possible», conclut Vanik Berberian. Les élections se gagnent aussi sur la place du village.

Bruno Fraioli
Et s'il était vivant ?

S'il était encore vivant, que ferait le roi de la pop? Le styliste français Christian Audigier assure l'avoir rencontré quinze jours avant sa disparition. «Il m'a dit qu'il avait envie de retourner sur scène dans le monde entier et en Asie en particulier, pour un final au Madison Square Garden de New York, confie-t-il. En ce moment, il serait en train de donner des concerts à Shanghai et Dubai.» Optimiste, Olivier Cachin pense que Bambi «ferait de la musique». «Cette série de concerts phénoménaux [tournée This Is It ] aurait été l'occasion d'un nouvel acte dans sa carrière», considère-t-il. D'autres sont certains qu'elle aurait été synonyme d'adieux. «C'est d'ailleurs pour cela qu'il avait choisi ce nom, estime Christophe Langris, directeur de l'exploitation du catalogue chez Sony Music, la maison de disques de la star. En revanche, il travaillait sur la réédition d'Off the Wall, son premier album solo chez CBS.» 

Au royaume des applications débiles

Le téléchargement d'applications inutiles est devenu l'un des sports préférés des Iphoners. L'application Ballon d'hélium simule l'effet de l'hélium sur la voix, tandis qu'avec I-Sébastien vous pourrez écouter les tubes du chanteur français Patrick Sébastien en agitant votre mobile. Lightsaber Unleashed permet de reproduire à l'identique (ou presque) les sons émis par les sabres laser de la célèbre saga Star Wars. Certains ont même payé pour boire virtuellement une I-beer ou télécharger un rappel pour prendre la pilule avec E-Pilule.

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