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Politique

Coup d'envoi de la présidentielle

06/01/2011 - par Cathy Leitus

L'élection présidentielle aura lieu dans plus de quinze mois, les 22 avril et 6 mai 2012. Mais, déjà, les médias et instituts de sondages s'activent, à l'instar de France Télévisions et de Radio France, qui ont confié à Ipsos leurs soirées électorales. Objectif de ces appels d'offres précoces, «démarrer la campagne en mai-juin 2011 explique Gaël Sliman, directeur général adjoint et directeur du pôle opinion de BVA. En général, le rythme des sondages s'accélère trois mois avant le scrutin. Cette fois, c'est hallucinant, on va être en campagne présidentielle pendant un an.» «Le tempo présidentiel s'accélère avec le quinquennat, constate Fréderic Dabi, directeur du département opinion de l'Ifop. Et avec l'organisation des primaires au PS, prévues à l'automne 2011, qui ont conduit Ségolène Royal et Arnaud Montebourg à se déclarer dès l'automne 2010.»

D'une certaine manière, Nicolas Sarkozy est entré en campagne avec le discours de Grenoble sur les Roms à l'été 2010, puis avec le remaniement en novembre, qui a laissé place à «un gouvernement resserré de préparation du premier tour», analyse Frédéric Dabi. Idem à l'UMP, passée sous la coupe de Jean-François Copé, qui a aussitôt agité la menace d'une Marine Le Pen au second tour face à la gauche… «Faire peur avec le FN est un argument de vote utile, décrypte Gaël Sliman. Nicolas Sarkozy sait qu'il ne pourra pas être réélu sur l'espoir, mais qu'en activant les peurs, il peut incarner le protecteur face à un monde dangereux. Il sait aussi qu'il n'a pas de réserve de voix pour le second tour, sauf à laisser émerger Jean-Louis Borloo au centre, ce qu'on suivra toute l'année.»

Sur fond d'élections sénatoriales (en septembre 2011), qui peuvent être gagnées par la gauche pour la première fois sous la Ve République, cette année permettra aussi de savoir si Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, se déclarera prêt à affronter (et pour le cas où il serait le candidat du PS) un Nicolas Sarkozy qu'il aura aidé durant la présidence du G20, et dont ce dernier saura tirer un profit et une stature… présidentielle.

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