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Le voyage d'affaires individuel s'adapte à la crise

27/01/2011 - par Patrick Cappelli

Ce secteur, qui pèse 18 milliards d'euros, a baissé de 18 à 20% depuis 2008, mais devrait se redresser cette année.

Premier salon sur les déplacements professionnels, le Market Place du voyage d'affaires a réuni plus de 3000 participants les 31 mars et 1er avril 2010. La seconde édition aura lieu les 30 et 31 mars 2011 au parc des Expositions de la porte de Versailles, à Paris, avec un focus sur les grosses PME et PMI, catégorie jusqu'à présent négligée par les prestataires alors qu'elle a de vrais besoins d'organisation en matière de déplacements professionnels.

Selon le créateur du salon, Joël Gangnery, le marché n'a pas trop souffert de la crise en 2010, malgré une légère baisse en volume. «Les pratiques des entreprises ont été marquées par un souci d'économie. Mais il n'y a pas eu de politique d'arrêt des voyages, même si les budgets ont été revus à la baisse.» Traduction pratique: voler en classe économique plutôt qu'en business, dormir dans un trois-étoiles au lieu d'un palace, rester une journée de moins sur place.

Les politiques d'achat de ces prestations se sont organisées, en particulier depuis l'arrivée massive dans les grands comptes d'outils de réservation en ligne appelés SBT (pour «Self Business Tools»), comme ceux que proposent KDS, Traveldoo ou Concur, récemment rejoints par les géants de la réservation de vols Amadeus et Sabre. Ces systèmes permettent d'optimiser les dépenses, en gérant la réservation des déplacements, mais également les notes de frais et le reporting aux directions des achats.

Diminuer le confort

Si le haut de gamme (classe affaires, hôtels quatre et cinq étoiles) n'a pas complètement disparu, les conditions d'accès se sont considérablement durcies. Par exemple, la classe affaires est exclue pour les vols de moins de 7 heures. Selon l'Association française des travel managers (AFTM), 91% des entreprises adhérentes réservent la classe affaires à des vols de plus de 6 heures. Les compagnies aériennes se sont adaptées à cette nouvelle donne en créant des classes «éco premium», moins chères que la business mais plus confortables que les classes touristes. Une solution intermédiaire que 53% des adhérents de l'AFTM autorisent pour des vols de plus de 4h. En revanche, en cas de déplacement en train, la première classe a continué à être plébiscitée par les sociétés.

Quid de 2011? «Les entreprises ne vont pas durcir les conditions de voyages d'affaires individuels, mais elles ne vont pas non plus les assouplir. L'adaptation à la crise est une tendance lourde», estime Joël Gangnery. Une analyse que partage la grande majorité des «travel managers» des entreprises: seuls 10% d'entre eux envisagent d'adoucir leur politique d'achat dès que les conditions économiques seront plus favorables.

Autre tendance: les directions des achats s'intéressent de plus en plus aux séminaires, une activité précédemment gérée par les directions de la communication ou du marketing. «Les conséquences peuvent être importantes. Les séminaires à dominante loisir n'échapperont pas à la rigueur», conclut Joël Gangnery.

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