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Ryswyck: mon propre financier

17/02/2011 - par Marc di Rosa

Dans leur appartement de caractère à la décoration «arty», situé non loin de la gare du Nord, à Paris, l'agence Ryswyck et ses huit permanents disposent d'un espace appréciable. Cela n'a pas toujours été le cas, car l'enseigne créée par Amaury Van Ryswyck a dû se contenter, au début, d'une planche et de tréteaux dans un bureau sous-loué. À la fin de l'année 2006, il a en effet débuté son activité sous le statut de travailleur indépendant, mais dans la perspective d'œuvrer en équipe et de fonder une agence. «J'ai commencé seul, par la création d'une EURL [entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée] à l'aide de mes propres fonds», raconte-t-il. À cet effet, Amaury Van Ryswyck a vendu son appartement afin de se constituer une mise de départ, soit quelque 200 000 euros récoltés. «L'argent de la revente m'a permis en particulier d'assurer un an de trésorerie, explique-t-il. Les agences indépendantes sont pour la plupart confrontées à un problème de rentabilité et de moyens.»

Cette prise de risque a été le «prix» à payer pour fonder une structure qui réponde à une envie d'évoluer dans un modèle différent et à un désir de liberté. «Sorte d'entre-deux, notre positionnement se situe entre le studio de création, par notre soin apporté à la réalisation, et l'agence de publicité, par notre organisation très structurée et notre dimension de conseil sur le plan créatif», résume Amaury Van Ryswyck. Avant la création de l'agence, cet ex-acheteur d'art chez BETC Euro RSCG et Publicis et Nous s'était déjà frotté à la création d'entreprise, avec une associée, dans le cadre de Spine, une structure aujourd'hui disparue et qui évoluait dans l'achat d'art, le management d'artistes et la production. Pour le lancement de Ryswyck, il ne souhaitait s'accoler ni à des investisseurs ni à un groupe. «Je ne me suis pas posé cette question, car je voulais monter une enseigne alternative, souligne-t-il. La mise de départ a suffi, car nous avons eu des missions immédiatement, en particulier pour Etam et Hermès, sans avoir à subir les affres de la peur du lendemain.»

Confronté au dilemme entre exigence créative et gestion d'une entreprise, Amaury Van Ryswyck s'accorde la liberté de refuser une proposition si celle-ci ne lui correspond pas. La contrepartie de ces choix est de s'ajouter une pression supplémentaire. «L'indépendance est une vraie-fausse indépendance, car mon vrai patron est ma banque», analyse-t-il. Récemment, l'agence a été approchée par des fonds d'investissement, mais elle a jugé qu'il était trop tôt pour se conformer à des objectifs de rentabilité drastiques. «Nous pourrions en revanche discuter avec un partenaire à visage humain, estime Amaury Van Ryswyck. Nous avons moins de cinq ans d'existence, nous avons donc encore besoin de temps. Afin de ne pas négliger la qualité d'exécution et ne pas devenir trop formatés, il faut veiller à ne pas grossir trop vite.» En 2010, Ryswyck a décroché le Grand Prix Stratégies du design.

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