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Dix groupes à la loupe

05/04/2012 - par Olivier Mongeau

Le Figaro

Cap sur le Web
Avec un chiffre d'affaires de 568 millions d'euros, en légère hausse sur un an, le groupe Figaro a accru sa rentabilité en 2011, fort d'un résultat d'exploitation de 36 millions d'euros, en progression de plus de 4%. Un quart des recettes vient d'Internet, dans lequel Le Figaro a investi dix millions d'euros l'an dernier. Figaro Santé, L'Avis du vin, Figaro Nautisme: le groupe a multiplié les sites thématiques. Une stratégie qui a aidé Le Figaro à conforter sa position de leader sur Internet, avec près de 6,8 millions de visiteurs uniques par mois en moyenne en 2011. L'an dernier, Le Figaro, à la tête duquel Marc Feuillée a remplacé Francis Morel en janvier, a également mené à bien la fusion de ses rédactions print et Web. Deux pages quotidiennes sur l'actualité du Grand Paris ont aussi vu le jour, ainsi qu'un supplément en mandarin à destination des touristes chinois. En diffusion, le quotidien termine l'année en progression de 1,3%, malgré une baisse des ventes en kiosque de 5%. De son côté, Madame Figaro a vu sa diffusion croître de 6,4%, portée par le lancement en mars d'une édition pocket. Le Figaro Magazine a quant à lui progressé de 0,6%. Enfin, le groupe a acquis deux sites Internet, le portail de vidéos à la demande Vodeo.tv et le site de cuisine Isaveurs.com.

 

Le Monde

La rentabilité de retour
La nouvelle direction du Monde, Louis Dreyfus en tête, a multiplié les projets en 2011, sitôt le rachat du groupe par Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse finalisé. Objectif ? Renouer avec l'équilibre dès cette année. Parmi les chantiers mis en œuvre, la nouvelle offre week-end du quotidien du soir, lancée en septembre, et le remplacement du Monde Magazine par M, Le Magazine du Monde. Sous la houlette du nouveau directeur de la rédaction, Erik Izraelewicz, la relance éditoriale du titre s'est accompagnée de la mise en place d'un desk bimédia pour couvrir l'élection présidentielle, prélude à une rédaction unique (print et Web) sur l'ensemble des rubriques. Autre chantier mené l'an dernier, la fusion des trois régies du groupe, Le Monde Publicité, Publicat et I-Régie. Débauchée du Figaro, Corinne Mrejen a pris la tête de la nouvelle entité, M Publicité, en février. Côté diffusion, après plusieurs années de baisse, Le Monde a retrouvé le chemin de la croissance (+2% en 2011). Télérama en revanche a reculé de 1,6%, tout comme Courrier international (–2,6%). Sur l'ensemble de l'année, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de près de 370 millions d'euros, en recul de 1%, pour un résultat d'exploitation de 4,8 millions, contre deux millions de pertes en 2010.

 
Mondadori
Grâce à Grazia
Pas d'«annus horribilis» pour Mondadori, dont le chiffre d'affaires consolidé France, à 348,1 millions d'euros, a progressé de 1,1% par rapport à l'an passé (344,2 millions d'euros). Le chiffre d'affaires publicitaire a progressé de 3,3% à 85,4 millions d'euros, une performance due notamment aux bons résultats de Grazia (+34% d'augmentation du CA publicitaire) et de Biba (+10% du CA pub). «Aujourd'hui, 33,6 % de nos revenus publicitaires proviennent du haut de gamme, contre 27,2 en 2010», souligne Ernesto Mauri, président de Mondadori France. Le résultat opérationnel est en hausse de 16,8%, à 33,4 millions d'euros, et le groupe devrait afficher de nouvelles économies en 2012 avec le transfert de trois de ses titres (Grazia, Biba et Top Santé). Le groupe a multiplié les nouvelles formules (Modes & Travaux, Le Chasseur Français, Biba, Closer...) et lancé des extensions de marques, Sciences & Vie Guerre et Histoire (50 000 exemplaires, source éditeur) qui passe à une périodicité bimensuelle, tout comme Auto Plus Classique. «Nous lancerons sept nouvelles formules en 2012», annonce Ernesto Mauri, qui précise par ailleurs que «le numérique est notre axe de développement prioritaire pour les années à venir, avec pour l'heure 5 millions d'euros de CA, soit 1,3% de notre CA total, et 2,6 millions de VU, un chiffre que nous aimerions voir passer à 10 millions dans les trois années à venir». A signaler, le départ de Jean-Luc Breysse, directeur des pôles star, homme et loisirs de Mondadori France, nommé directeur général adjoint du groupe Figaro et membre du comité exécutif.

 

Lagardère Active

 

Retour en France
Progression pour le chiffre d'affaires de Lagardère Active, qui a réalisé en 2011 un CA France et étranger de 1 441 millions d'euros (+1,3% versus 2010 à périmètre comparable). Avec la cession de ses activités de presse magazine au groupe Hearst début 2011, Lagardère Active a résolument recentré son activité en France. Dans les stars du groupe, Paris-Match (620 214 ex., +1,3%), qui, notamment porté par deux mariages princiers (Angleterre et Monaco), a dépassé par deux fois le million d'exemplaires, et décroché, le 4 avril, le Grand Prix de la Presse Magazine. Le quotidien du septième jour, Le Journal du Dimanche, a lancé un nouveau format tabloïd ainsi qu'un nouveau format (254 459 ex., –1,1 %). Elle reste le poids lourd incontesté de la presse féminine, avec une diffusion de 383 846 ex. (+0,3 %), et lancera au printemps 2012 une 44e édition en Australie. Par ailleurs, l'un des derniers nés du groupe, l'hebdomadaire Be (171 766 ex., +0,9 %), est passé le 20 janvier 2012 à un format de poche. Par ailleurs, Lagardère a lancé un nouveau portail de décoration, Maison & Déco, qui regroupe cinq marques de presse (Art & Décoration, Maison & Travaux, Mon Jardin & Ma Maison, Le Journal de la maison et Campagne décoration).

 

Prisma Média
Lancements tous azimuts
Les chiffres de Gruner + Jahr ne seront publiés que courant avril, et sont pour l'heure confidentiels, mais Rolf Heinz, président-gérant de Prisma Média, annonce d'ores et déjà «une progression légère de notre chiffre d'affaires diffusion, dans un marché plutôt à – 8% en ventes au numéro». Le titre s'est rebaptisé, passant de Prisma Presse à Prisma Média, «afin de mieux rendre compte de nos développements numériques: un tiers de la population française navigue sur nos sites, et nous réalisons 15% de notre CA publicitaire grâce au digital, et nous allons atteindre 5% de notre chiffre d'affaires global grâce au numérique», précise Rolf Heinz. 2011 a été l'année des extensions de marques, avec une dizaine de nouveaux titres: Géo Histoire, Géo Savoir, Géo Voyage, Ça m'intéresse Histoire, Ça m'intéresse Vivre Mieux, Gala Gourmand... 2012 devrait voir fleurir en kiosque de nouvelles déclinaisons de marques de presse existantes: Géo Art sortira en mai, Femme Actuelle Jeux Extra est en kiosques depuis le 2 avril... Un projet de Capital pour les jeunes est à l'étude. Quant au gros lancement de ce début d'année, le bimestriel Neon, inspiré d'un format allemand, il a été mis en place le 21 mars à 250 000 exemplaires, avec des ambitions de diffusion de 80 000 exemplaires. D'ici à la fin d'année, Prisma Média devrait «réaliser deux autres acquisitions numériques dans notre cœur de métier», annonce Rolf Heinz, qui étudie «deux ou trois projets» dans l'optique du lancement, en 2013, d'une «nouvelle marque média»...

 

 

Marie-Claire
A la conquête de nouveaux pays

Le groupe, non côté en bourse, ne communique pas sur ses chiffres, mais «son chiffre d'affaires global est supérieur à 700 millions d'euros et son chiffre d'affaires France supérieur à 200 millions d'euros, avec une rentabilité à deux chiffres», veut bien révéler Jean-Paul Lubot, directeur général délégué du groupe de presse féminine, présent dans 35 pays, et qui réalise 65% de son activité hors de France. Le chiffre d'affaires publicitaires a progressé de 3%, à 181 millions d'euros. Le développement du groupe, explique Jean-Paul Lubot, se fait autour de trois axes, «le développement territorial, les diversifications et la numérisation». Ainsi, le groupe publie désormais 90 magazines dans le monde, contre 82 début 2011, après de nouveaux lancements comme par exemple La Revue des Vins de France en Chine. Les vingt sites du groupe, dont douze leur appartiennent à 100%, comptabilisent quant à eux 10,6 millions de visiteurs uniques, avec un chiffre d'affaires qui représente 10% du chiffre d'affaires publicitaire du groupe, qui vient de racheter le site de régime Aujourd'hui.com. «Nous allons, par ailleurs, intensifier notre activité événementielle et salons», annonce Jean-Paul Lubot.

 

Amaury

En chantier
Après avoir finalement renoncé à vendre Le Parisien, le groupe Amaury a présenté à l'été 2011 un plan de développement de 30 millions d'euros destiné à relancer le quotidien. Parmi les chantiers prévus, un renforcement de l'offre existante et le lancement d'un magazine de fin de semaine, des projets qui devraient voir le jour à la rentrée 2012. Dans le même temps, un plan de réduction des effectifs portant sur une quarantaine de postes a été annoncé. Le groupe Amaury entend également multiplier les acquisitions dans le numérique, comme à l'été 2011 avec le site d'achats groupés Club Deal. Objectif, poursuivre la monétisation de l'offre digitale du Parisien, dont l'audience a beaucoup progressé ces derniers mois, et élargir la palette des services offerts aux lecteurs. Côté diffusion, Le Parisien termine 2011 en recul de 2,3%, quand Aujourd'hui en France a gagné 0,5%. De son côté, L'Equipe a perdu 5,6%. Au global, Philippe Carli, qui a pris la direction générale du groupe en octobre 2010, annonce un chiffre d'affaires presse «sensiblement identique» à celui de l'année précédente et des «résultats satisfaisants» du fait de l'anticipation des coûts induits par la réorganisation en cours.

 

Bayard

La jeunesse toujours
En 2010-2011, le chiffre d'affaires du groupe Bayard Presse s'établit à 377,5 millions d'euros, soit, à périmètre constant, une baisse de – 2,2 % par rapport à l'exercice précédent. Le chiffre d'affaires des sociétés françaises s'élève à 314,1 millions d'euros (83% du total), et est en retrait de 1,7% à données comparables. En France, le chiffre d'affaires de la diffusion presse, à 255,4 millions d'euros, est en retrait de 2,5% à données comparables, sous l'effet d'une poursuite du recul de certains portefeuilles abonnés. En France, les ventes au numéro sont «toutefois en progrès pour les magazines Bayard Jeunesse», souligne Hubert Chicou, directeur général de Bayard Presse. Les revenus publicitaires du groupe (9,8% du chiffre d'affaires total) sont stables, avec des résultats contrastés: «La bonne performance de la presse senior en France (+ 3,2%) est masquée par des ventes en recul pour le quotidien et la presse parentale», explique Hubert Chicou, directeur général de Bayard Presse. L'activité de l'exercice 2010-2011 a été marquée notamment en France par les nouvelles formules de la Croix, Phosphore et Notre Temps. En janvier 2012, la barre des 2 000 abonnés numériques de la Croix a été franchie. Ces derniers mois, Bayard a lancé deux espaces numériques pour enfants (J'aime Lire Store et BayaM) et publié deux magazines en co-édition, l'un avec France Télévisions (Les Zouzous) et l'autre avec Radio France (France Culture Papiers).

 

 

Sipa Ouest-France

Une moindre rentabilité
Malgré une baisse de la diffusion de ses journaux (– 1,2% pour Ouest France), le groupe de presse breton termine l'année 2011 sur un chiffre d'affaires en progression de 6%, à 1,128 milliard d'euros. Une croissance tirée par les activités Internet, dont les recettes ont dépassé pour la première fois la barre symbolique des 10% du chiffre d'affaires total du groupe, à 121 millions d'euros. «Le numérique est maintenant au cœur de nos affaires», explique Louis Echelard, directeur général de Sipa-Ouest France. En revanche, le résultat opérationnel courant a reculé de 34% l'an dernier, à 26 millions d'euros. En cause notamment, l'explosion du coût du papier et celui du carburant.

 

Crédit mutuel

Bloc à l'Est
Avec le feu vert du conseil de la concurrence, qui a validé en juillet le rachat du groupe L'Est républicain, la Banque fédérative du Crédit mutuel, qui possédait déjà L'Alsace, Le Républicain lorrain, Le Progrès et Le Dauphiné libéré, entre autres, est devenu l'an dernier le premier groupe français de presse quotidienne régionale. Quelques mois plus tôt, à la surprise générale, le patron de la banque mutualiste, Michel Lucas, en colère contre les syndicats, avait pourtant annoncé vouloir céder le Républicain lorrain. Avant de faire machine arrière début 2012.

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