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BILAN PRESSE 2011

C'est une vieille dame nonagénaire qui continue à rameuter les foules. En préambule du 22e Observatoire de la presse, célébré devant un public compact, au Pavillon Gabriel, le 22 mars à Paris, Stéphane Bodier, président de l'OJD, n'a pas omis d'évoquer la mémoire des créateurs de la mesure de la diffusion de la presse, en 1922: Paul Dupuy, patron du Petit Parisien, épaulé par Jules Fortin, publicitaire.

Auraient-ils pensé que, 90 ans plus tard, à l'ère du tout écran, le papier de presse se diffuserait encore à 4,075 milliards d'exemplaires sur un an? Pourtant, l'essouflement est bien là: pour l'année 2011, la presse grand public affiche encore une évolution négative (-2,26%). La presse quotidienne, elle, s'érode à -2,04%, avec une diffusion France payée de 2,020 milliards d'exemplaires, tandis que la presse magazine, traditionnel fleuron français, voit ses ventes baisser de 3,11% (1,763 milliard d'exemplaires).

Devant ces tendances négatives, Stéphane Bodier s'est voulu positif: «Que sont des baisses de 1% ou 2% dans une industrie bouleversée par le numérique?», a-t-il lancé. Manière de souligner la capacité de résistance du média papier.

Las, pour 2012, on s'attend déjà à des résultats en demi-teinte, surtout dans la presse quotidienne. «Avec la disparition de deux quotidiens, France Soir et La Tribune, du moins sur le papier, la presse quotidienne nationale perdra mécaniquement 7% de sa diffusion, à moins que d'autres titres ne viennent compenser le vide laissé par les deux titres», augure Sébastien Danet, président de Vivaki.

Les patrons de presse martèlent leur ferme intention d'explorer les nouvelles voies du journalisme. «La famille de la presse est par trop endogame, et doit s'ouvrir à de nouveaux médias pour se réformer et trouver, par là même, un nouveau souffle de vie», estime Nicolas Demorand, président de Libération.

Denis Olivennes, président du directoire de Lagardère Active, n'hésite pas à convoquer Ernest Renan, en exhortant les éditeurs à «une réforme intellectuelle et morale» de la presse. Evoquant les enjeux liés au numérique et le retard pris par certains groupes de presse en la matière, il estime qu'il est urgent d'agir.

Sur le papier, il est vrai, la mécanique reste implacable. Depuis 2006, les ventes au numéro individuelles ont baissé de 20%. Si la diffusion France payée de la presse grand public limite sa baisse sur cinq ans à 10%, c'est grâce au maintien des exemplaires diffusés par l'abonnement et à un fort soutien de la diffusion payée par tiers ou différée (+34%).

C'est une vieille dame nonagénaire qui continue à rameuter les foules. En préambule du 22e Observatoire de la presse, célébré devant un public compact, au Pavillon Gabriel, le 22 mars à Paris, Stéphane Bodier, président de l'OJD, n'a pas omis d'évoquer la mémoire des créateurs de la mesure de la diffusion de la presse, en 1922: Paul Dupuy, patron du Petit Parisien, épaulé par Jules Fortin, publicitaire.

Auraient-ils pensé que, 90 ans plus tard, à l'ère du tout écran, le papier de presse se diffuserait encore à 4,075 milliards d'exemplaires sur un an? Pourtant, l'essouflement est bien là: pour l'année 2011, la presse grand public affiche encore une évolution négative (-2,26%). La presse quotidienne, elle, s'érode à -2,04%, avec une diffusion France payée de 2,020 milliards d'exemplaires, tandis que la presse magazine, traditionnel fleuron français, voit ses ventes baisser de 3,11% (1,763 milliard d'exemplaires).

Devant ces tendances négatives, Stéphane Bodier s'est voulu positif: «Que sont des baisses de 1% ou 2% dans une industrie bouleversée par le numérique?», a-t-il lancé. Manière de souligner la capacité de résistance du média papier.

Las, pour 2012, on s'attend déjà à des résultats en demi-teinte, surtout dans la presse quotidienne. «Avec la disparition de deux quotidiens, France Soir et La Tribune, du moins sur le papier, la presse quotidienne nationale perdra mécaniquement 7% de sa diffusion, à moins que d'autres titres ne viennent compenser le vide laissé par les deux titres», augure Sébastien Danet, président de Vivaki.

Les patrons de presse martèlent leur ferme intention d'explorer les nouvelles voies du journalisme. «La famille de la presse est par trop endogame, et doit s'ouvrir à de nouveaux médias pour se réformer et trouver, par là même, un nouveau souffle de vie», estime Nicolas Demorand, président de Libération.

Denis Olivennes, président du directoire de Lagardère Active, n'hésite pas à convoquer Ernest Renan, en exhortant les éditeurs à «une réforme intellectuelle et morale» de la presse. Evoquant les enjeux liés au numérique et le retard pris par certains groupes de presse en la matière, il estime qu'il est urgent d'agir.

Sur le papier, il est vrai, la mécanique reste implacable. Depuis 2006, les ventes au numéro individuelles ont baissé de 20%. Si la diffusion France payée de la presse grand public limite sa baisse sur cinq ans à 10%, c'est grâce au maintien des exemplaires diffusés par l'abonnement et à un fort soutien de la diffusion payée par tiers ou différée (+34%).

Dix groupes à la loupe

05/04/2012 - par Olivier Mongeau

Le Figaro Cap sur le WebAvec un chiffre d'affaires de 568 millions d'euros, en légère hausse sur un an, le groupe Figaro a accru sa rentabilité en 2011, fort d'un résultat d'exploitation...