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Médias et politique

Ce devait être la campagne des réseaux sociaux, depuis l'apparation de Twitter, inexistant en 2007, et de Facebook, balbutiant lors de la précédente présidentielle. Pourtant, ce sont surtout les médias traditionnels qui ont donné le tempo de la présente campagne, au moins avant le premier tour. Des émissions politiques à la télévision (Des paroles et des actes, Paroles de candidat...), les spots de la campagne officielle et les interventions à la radio comme dans la presse ont marqué plus sûrement l'élection que des instantanés partagés en communauté virtuelle, le plus souvent empruntés aux médias et aussi vite oubliés. «La campagne ne se joue pas sur le Web», a même affirmé la «twitto-star» Vincent Glad, journaliste au magazine en ligne Slate et au Grand Journal de Canal+. Sans doute parce qu'à la différence des élections précédentes - ou du référendum sur le Traité européen de 2005 où s'était illustré le blogueur Etienne Chouard - le Web est moins un lieu de production de parole politique qu'un espace de partage, via les réseaux sociaux, d'une parole qui est aujourd'hui partout dans les médias, à commencer par les chaînes d'information.

Entre fondamentaux et soupçons

Les équipes numériques des candidats avaient pour mission de propager les discours, d'enrichir leurs interventions avec des contenus existants, de «live-tweeter» des événements abondamment filmés par les partis eux-mêmes... Un tel redéploiement technologique de la communication politique ne s'est pas, malgré tout, substitué aux fondamentaux des relations entre médias et candidats. Les prises de bec sur les salaires des journalistes vedettes entre Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Michel Aphatie, sur Canal+, ou entre Jean-Luc Mélenchon et David Pujadas, sur France 2, témoignent d'une campagne où il s'agit de se démarquer de tout soupçon de proximité vis-à-vis d'une élite médiatique. Et l'influence directe d'Internet prospère, en creux, là où les médias traditionnels n'apparaissent pas suffisamment transparents ou déconnectés des classes populaires.

Alors que chaînes TV, radios et instituts de sondage annonçaient le 20 avril qu'ils ne publieraient rien avant 20 heures, pour respecter l'heure officielle de divulgation des résultats du premier tour, Twitter et le Web sont encore apparus comme des espaces libertaires, ou de liberté.

Ce devait être la campagne des réseaux sociaux, depuis l'apparation de Twitter, inexistant en 2007, et de Facebook, balbutiant lors de la précédente présidentielle. Pourtant, ce sont surtout les médias traditionnels qui ont donné le tempo de la présente campagne, au moins avant le premier tour. Des émissions politiques à la télévision (Des paroles et des actes, Paroles de candidat...), les spots de la campagne officielle et les interventions à la radio comme dans la presse ont marqué plus sûrement l'élection que des instantanés partagés en communauté virtuelle, le plus souvent empruntés aux médias et aussi vite oubliés. «La campagne ne se joue pas sur le Web», a même affirmé la «twitto-star» Vincent Glad, journaliste au magazine en ligne Slate et au Grand Journal de Canal+. Sans doute parce qu'à la différence des élections précédentes - ou du référendum sur le Traité européen de 2005 où s'était illustré le blogueur Etienne Chouard - le Web est moins un lieu de production de parole politique qu'un espace de partage, via les réseaux sociaux, d'une parole qui est aujourd'hui partout dans les médias, à commencer par les chaînes d'information.

Entre fondamentaux et soupçons

Les équipes numériques des candidats avaient pour mission de propager les discours, d'enrichir leurs interventions avec des contenus existants, de «live-tweeter» des événements abondamment filmés par les partis eux-mêmes... Un tel redéploiement technologique de la communication politique ne s'est pas, malgré tout, substitué aux fondamentaux des relations entre médias et candidats. Les prises de bec sur les salaires des journalistes vedettes entre Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Michel Aphatie, sur Canal+, ou entre Jean-Luc Mélenchon et David Pujadas, sur France 2, témoignent d'une campagne où il s'agit de se démarquer de tout soupçon de proximité vis-à-vis d'une élite médiatique. Et l'influence directe d'Internet prospère, en creux, là où les médias traditionnels n'apparaissent pas suffisamment transparents ou déconnectés des classes populaires.

Alors que chaînes TV, radios et instituts de sondage annonçaient le 20 avril qu'ils ne publieraient rien avant 20 heures, pour respecter l'heure officielle de divulgation des résultats du premier tour, Twitter et le Web sont encore apparus comme des espaces libertaires, ou de liberté.

«Les médias sociaux vont devenir une vraie force politique»

25/04/2012 - par Propos recueillis par Delphine Soulas

Facebook et Twitter se sont imposés durant cette campagne comme des outils de communication politique incontournables. Décryptage avec Patrick Ruffini, directeur de l'agence Engage et webmaster de la...