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Marques et développement durable

L'heure n'est plus aux grands discours alarmistes ou moralisateurs sur une planète aux abois. Elle est à l'action sur toutes les dimensions du développement durable et non sur son seul aspect environnemental. A ce titre, l'engagement de Système U et le discours porté par son président Serge Papin (lire l'interview page 28) sont symptomatiques d'une démarche nouvelle qui rappelle que l'environnement ne saurait, à lui seul, être un argument de vente.

 

L'heure est également à l'optimisme. Certes, les propos des experts réunis à l'université d'été de la communication pour le développement durable les 23 et 24 août à Bordeaux sont plus nuancés. Le sommet de Rio manque cruellement d'objectifs chiffrés; les politiques s'essoufflent, incapables de généraliser des solutions d'ores et déjà à l'œuvre dans la société civile. Pire: ils misent sur la croissance pour relancer l'économie quand il faudrait parvenir à «prospérer sans croître», faire mieux avec moins...

 

L'Observatoire de la communication et du marketing responsables, présenté à Bordeaux (lire page 30), indique cependant que le consommateur, poussé par la crise, s'interroge et remet en cause ses habitudes de consommation. De lui-même, il s'oriente vers des modèles économiques nouveaux, de nouvelles formes d'échange, des produits plus éthiques et écologiques. Avide d'informations sur les conditions de fabrication d'un produit, il répond aussi présent quand les entreprises améliorent leurs offres et communiquent en toute transparence. L'exemple de Fleur de Colza, de Lesieur, évoqué dans ce dossier, est à ce titre un cas d'école.

 

Enfin, de multiples initiatives poussent les retardataires à prendre le train du développement durable ou à professionnaliser leur démarche. Comme l'expérimentation sur l'affichage environnemental, issue du Grenelle de l'environnement, qui pose de sacrés défis aux communicants (lire page 32).

 

Idem pour la nouvelle législation d'avril 2012 sur le reporting environnemental et social. En rendant l'exercice obligatoire à un nombre croissant d'entreprises, elle devrait contribuer à donner plus de relief et de poids au développement durable (lire page 33). En somme, tout n'est pas noir quand on voit la vie en vert...

L'heure n'est plus aux grands discours alarmistes ou moralisateurs sur une planète aux abois. Elle est à l'action sur toutes les dimensions du développement durable et non sur son seul aspect environnemental. A ce titre, l'engagement de Système U et le discours porté par son président Serge Papin (lire l'interview page 28) sont symptomatiques d'une démarche nouvelle qui rappelle que l'environnement ne saurait, à lui seul, être un argument de vente.

 

L'heure est également à l'optimisme. Certes, les propos des experts réunis à l'université d'été de la communication pour le développement durable les 23 et 24 août à Bordeaux sont plus nuancés. Le sommet de Rio manque cruellement d'objectifs chiffrés; les politiques s'essoufflent, incapables de généraliser des solutions d'ores et déjà à l'œuvre dans la société civile. Pire: ils misent sur la croissance pour relancer l'économie quand il faudrait parvenir à «prospérer sans croître», faire mieux avec moins...

 

L'Observatoire de la communication et du marketing responsables, présenté à Bordeaux (lire page 30), indique cependant que le consommateur, poussé par la crise, s'interroge et remet en cause ses habitudes de consommation. De lui-même, il s'oriente vers des modèles économiques nouveaux, de nouvelles formes d'échange, des produits plus éthiques et écologiques. Avide d'informations sur les conditions de fabrication d'un produit, il répond aussi présent quand les entreprises améliorent leurs offres et communiquent en toute transparence. L'exemple de Fleur de Colza, de Lesieur, évoqué dans ce dossier, est à ce titre un cas d'école.

 

Enfin, de multiples initiatives poussent les retardataires à prendre le train du développement durable ou à professionnaliser leur démarche. Comme l'expérimentation sur l'affichage environnemental, issue du Grenelle de l'environnement, qui pose de sacrés défis aux communicants (lire page 32).

 

Idem pour la nouvelle législation d'avril 2012 sur le reporting environnemental et social. En rendant l'exercice obligatoire à un nombre croissant d'entreprises, elle devrait contribuer à donner plus de relief et de poids au développement durable (lire page 33). En somme, tout n'est pas noir quand on voit la vie en vert...

«L'heure est à consommer moins, mais mieux»

30/08/2012 - par Entretien: Delphine Masson

Serge Papin, président de Système U, revient sur ses convictions développées dans son livre «Pour un nouveau pacte alimentaire». Pour lui, développement durable est synonyme de santé, de prix...