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Des budgets sous surveillance

31/01/2013 - par Patrick Cappelli

En 2012, les dépenses consacrées aux déplacements professionnels sont restés stables, mais les entreprises surveillent de plus en plus ce poste budgétaire.

Malgré les difficultés dues à la crise, les cadres et commerciaux des entreprises françaises ont continué de voyager en 2012. Selon le Baromètre européen 2012 du voyage d'affaires réalisé par Concomitance pour American Express (1), 63% des budgets sont restés stables par rapport à 2011. Ce sont les PME qui ont le mieux résisté. En revanche, les budgets des grands comptes (supérieurs à 20 millions d'euros) ont baissé de 5 %, alors qu'ils étaient en hausse de 6 % en 2011.
Ce poste fait l'objet de toutes les attentions: presque toutes les entreprises (89 %) ont mis en place des processus de suivi des dépenses des voyages professionnels, une évolution due au rattachement de plus en plus fréquent du poste voyages d'affaires à la direction des achats. Ces sont les dépenses liées à l'aérien (57%), l'hébergement (54%) et au MICE (41%) qui sont les plus surveillées.
Des leviers d'optimisation de ce budget voyages existent. Dans les PME par exemple, ce sont la réservation à l'avance, les «best practices» appliquées à la politique voyage et la réservation en ligne via des logiciels. Des outils qui permettent de faire 20 à 25% d'économie selon Yann Barbizet, président de Concomitance. Le recours au train quand c'est possible et l'utilisation de compagnies aériennes low cost complètent cet arsenal de mesures d'économies. Les outils mobiles deviennent un canal alternatif de réservation et de paiement pour 14% des entreprises, contre 9 % en 2011.


Vers la désintermédiation

L'hôtellerie d'affaires, qui pèse un quart du budget voyages, peut désormais être gérée via des logiciels personnalisés utilisés par les «travel managers» ou les agences de voyage. «Cela peut transformer l'hôtellerie en centre de profit. De plus en plus d'entreprises du SBF 120 s'équipent de ces systèmes», remarque Ziad Minkara, directeur général de CDS Groupe, une société spécialisée dans les solutions de réservation d'hôtellerie d'affaires.

Aujourd'hui, seuls quelques grands groupes hôteliers comme Accor proposent aux entreprises une réservation en direct. Une désintermédiation qui n'a pas encore conquis la myriade d'hôtels 3 et 4 étoiles privilégiés par les entreprises pour héberger leurs voyageurs professionnels.
Concernant leurs prévisions de dépenses de voyages d'affaires en 2013, les entreprises interrogées fin 2012 étaient très attentistes: 71 % (contre 63 % en 2012) envisagent un budget stable, contre seulement 16% (23 % en 2012) qui pensent l'augmenter. Celles-ci le feront principalement pour soutenir leur activité à l'international (52%). Les priorités des entreprises pour 2013 sont le contrôle de ces coûts (80% des réponses), l'optimisation des dépenses de déplacement (49%) et le renforcement de la sécurité des voyageurs d'affaires (45%).


Encadré

 

Trois salons en un

 

Le Carrousel du Louvre accueillera les 3 et 4 avril 2013 trois salons consacrés au voyage d'affaires: Meedex International, Meedex France et le Market Place du voyage d'affaires. Une offre conjointe rendue possible par le rachat en janvier 2012 du Meedex par le groupe Réunir, qui a également acquis récemment Eventeo, organisateur du Market Place. Selon Georges Freiha, directeur général de Meedex, il s'agira alors de la troisième manifestation européenne du secteur derrière l'Imex de Francfort et l'EIBTM de Barcelone. «Nous sommes le seul salon à faire venir à nos frais 300 acheteurs étrangers», explique-t-il. C'est le modèle anglo-saxon du «hosting buyers» (invitation des acheteurs) qui est appliqué pour cette manifestation. «Nous leur offrons le transport et l'hébergement. En contrepartie, ils acceptent de suivre un planning de rencontres avec les prestataires, soit environ un rendez-vous toutes les vingt minutes», détaille Georges Freiha. Une initiative privée qui pourrait aider à compenser une certaine désaffection de l'État vis-à-vis de la promotion du MICE: le budget d'Atout France, l'agence de développement touristique, sera en baisse de 6% en 2013.

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