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Entretien : Fabrice Fries

Notre développement passe par l'international

10/03/2000

Le pôle santé d'Havas ne s'étendra plus en France, hormis sur Internet où il vise professionnels et grand public. Fabrice Fries, directeur général adjoint, responsable du secteur Professionnels, s'explique.

Pourquoi avez-vous racheté les sociétés américaines StayWell et 3 V Health? Fabrice Fries. Lors de l'acquisition du groupe MediMedia, voici six mois, nous avions clairement annoncé notre intention de croître aux États-Unis, car c'est le marché le plus dynamique et le plus innovant. Nous étions déjà présents sur place, avec un chiffre d'affaires d'environ 50millions de dollars: nous étions notamment leader sur des niches, comme les services aux médecins. Aujourd'hui, avec ces rachats, près de 40% de notre chiffre d'affaires est réalisé outre-Atlantique. Nous voulions aussi donner la priorité à l'information en direction des consommateurs. Ces deux objectifs sont atteints. En outre, les sociétés que nous avons reprises ont un fort potentiel sur Internet. Pourquoi le groupe Havas investit-il si massivement dans le domaine de la santé depuis 1998? F.F. Dans la réflexion stratégique menée début 1998, l'un des objectifs était d'internationaliser le groupe. Nous avions identifié trois secteurs prioritaires: l'éducation, les technologies de l'information et la santé, car il existe une stratégie globale possible sur ces trois pôles. L'éducation, nous l'avons mise en place avec le grand public en Espagne, aux États-Unis et en Amérique latine. Pour les technologies de l'information, nous n'avons pas réussi, car le marché s'est tourné vers les États-Unis et nous avons préféré investir sur Internet. Enfin, en ce qui concerne la santé, l'objectif est atteint. Depuis, est venu s'ajouter un quatrième axe, auquel nous n'avions pas pensé: il s'agit des jeux grand public, via l'acquisition de Cendant. Le pôle santé d'Havas n'a donc pas vocation à acquérir d'autres sociétés en France? F.F. Nous avons commencé par bâtir cette activité en France, mais nous avons acheté MediMedia pour avoir une base internationale. Aujourd'hui, la France ne représente qu'un petit quart de notre activité et nous avons les actifs qu'il nous faut. En revanche, nous devons étendre notre présence Web. Où en êtes-vous? F.F. En juin dernier, nous avons pris la décision de lancer le portail Atmédica: il a vu le jour en novembre. Les statistiques sont plutôt bonnes, avec 55000visites professionnelles et 400000pages vues en février. Nous arrivons numéro deux en trafic, juste derrière le site du CHU de Rouen, dont la vocation est différente de la nôtre puisque c'est un annuaire. Comment rentabiliserez-vous cette activité? F.F. Nos gains reposent essentiellement sur la publicité, mais aussi sur d'autres sources de revenus, liées à la transaction. Nos priorités Web visent trois continents : les États-Unis, le bassin hispanophone et l'Asie. Déjà, nos récentes acquisitions aux États-Unis, qui concernent les patients, constituent un matériau fantastique à exploiter sur le Web. Vous visez donc le grand public? F.F. Bien sûr, c'est un marché fabuleux et le Web efface les frontières entre professionnels et grand public. Nous servirons donc les deux cibles, le tout, naturellement, en restant très vigilants sur l'éthique. Cette stratégie peut-elle s'appliquer à la presse? F.F. Oui.LeQuotidien du médecinetLeGénéralisteont d'ailleurs des projets et font de l'information du patient un axe de développement prioritaire. Tous les systèmes de santé du monde étant déficitaires, ne craignez-vous pas que les mesures de réduction des dépenses de santé françaises soient appliquées dans d'autres pays? F.F. Les analyses, américaines en particulier, montrent qu'information et éducation à la santé représentent, après les économies évidentes, les meilleurs moyens de régulation des dépenses afférentes. C'est pourquoi nous avons privilégié ce secteur. Où en est votre projet de joint-venture avec Bertelsmann sur vos branches professionnelles? F.F. Les discussions sont closes depuis plus d'un an, pour des raisons de valorisation des deux branches, donc de management. Les liens entre Vivendi et Bertelsmann restent tout de même très forts.

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