Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

relations publiques

Le big bang d'Internet

02/06/2000 - par Alain Delcayre

Les agences en relations publiques ont connu une année plutôt contrastée. Toutefois, 1999 a été marquée par l'explosion du marché des nouvelles technologies, un mouvement qui aura permis de donner une nouvelle impulsion à l'activité.

Le marché des relations publiques reste atomisé. Sur un montant annuel évalué à un milliard de francs d'honoraires, les vingt premières agences du secteur représentent à peine plus d'un tiers du marché. Seules deux d'entre elles dépassent les 50 millions de francs de marge brute et guère plus d'une quinzaine les 10 millions. Certes, le classement ne prend pas en compte certains gros acteurs du secteur, faute de chiffres certifiés. C'est le cas notamment de Publicis Consultants, d'Euro RSCG Corporate, de BBDO Corporate ou du Public Système. Mais leurs honoraires respectifs ne devraient guère dépasser les 30 millions de francs. L'activité « relations publiques- relations presse » du Public Système, par exemple, aurait représenté 28 millions de francs de marge brute l'an passé, selon son directeur associé Frédéric Bedin. À noter que parmi le top 10, et à l'exception notable des groupes i&e et Via Nova, toutes les agences appartiennent à des réseaux internationaux d'origine anglo-saxonne. À commencer par Burson Marsteller, numéro un mondial des RP et filiale de Young&Rubicam, suivie de GCI Moreau Lascombe (Grey Advertising) et des pôles relations publiques de BDDP Corporate et DDB&Co, qui appartiennent toutes deux au groupe Omnicom. Seul contre-exemple : Grayling dont la maison mère britannique Lopex a été rachetée par Havas Advertising en juillet 1999.

Un secteur en forte croissance

En matière d'évolution de l'activité des agences, le bilan est pour le moins contrasté. Des enseignes comme GCI Moreau Lascombe, Brodeur SRRP, Porter Novelli et Copithorne&Bellows affichent de confortables progressions. Les deux dernières notamment, appelées à fusionner depuis le rachat du groupe américain Copithorne&Bellows par Omnicom (maison mère de Porter Novelli), ont connu une année 1999 exceptionnelle. L'arrivée de grands comptes comme Aventis et, en high-tech, Lycos, monster. fr et N-Soft, expliquent en grande partie cette performance. De façon générale, le marché des hautes technologies a sensiblement dynamisé l'activité des agences. Témoin, la bonne tenue des enseignes spécialisées comme Brodeur SRRP, Florence Gillier&Associés, Com'Vitamine, Text 100 ou Parabole Communication. Les agences plus généralistes profitent également du mouvement, comme Grayling qui a empoché l'un des budgets phares de l'année : le programme de relations publiques sur la cible professionnelle de Microsoft. Les petits cabinets de RP, composés de moins de dix salariés, n'ont pas été en reste. Des agences comme Canetti Conseil, Zmirov Communication, Commuté, Galivel&Associés et FH Conseil progressent de plus de 30%. Elles témoignent du besoin chez le client d'un service plus souple, plus réactif et moins coûteux. Un dernier critère que les grandes agences ont plutôt tendance à assimiler à un «dumping» dévastateur pour le métier. Mais le marché se portant bien, les critiques se font moins acerbes ces derniers temps. Néanmoins, nombre d'agences n'ont pas connu une aussi belle année. Dans le peloton de tête, Burson Marsteller et Edelman enregistrent des baisses de leur marge brute respectivement de près de 5% et de 2% pendant que le pôle relations publiques de DDB&Co se voit carrément amputé d'un quart de son activité. Une chute essentiellement due au départ de l'équipe consacrée aux dossiers de communication interne et à la baisse de demande des clients suite à la fusion de DDB&Co et d'Hintzy Heymann&Associés.« L'image publicitaire du premier a en partie occulté l'image relations publiques du second »,reconnaît Jean-Luc Gronner, président de DDB&Co.

Envoyer par mail un article

Le big bang d'Internet

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.