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Paroles de jurés

09/06/2000

Cloîtrés pendant deux jours, ils ont eu la lourde responsabilité de sélectionner le meilleur de la publicité française sur les douze derniers mois. Merci à eux.

Mercedes Erra, directrice associée, Euro RSCG BETC

Les échanges étaient faciles, chacun respectait l'autre, même si j'ai trouvé un peu de conventionnel dans le non conventionnel! Sinon, j'ai adoré les films Passat. Les belles images font peur. Il me semble que la création actuelle convient mieux à des marques challengers.

Élie Ohayon, directeur général, Young&Rubicam

Le choix du jury a été de récompenser des idées très fortes, plutôt que du travail dans la durée. À cet égard, le palmarès est exemplaire. Les films Volkswagen Passat combinent fraîcheur et nouveauté. Ils méritent largement le Grand Prix. Visual et Air Liberté s'inscrivaient dans un filon que l'on connaissait déjà, avec leurs précédentes campagnes.

Gilbert Scher, coprésident, directeur de la création, Enjoy Scher Lafarge

Le but, c'est de redonner envie. Et voir la production de l'année m'a redonné l'envie, dès le lundi, de me remettre au boulot, de faire encore mieux. Le palmarès est très bien. On verra si on confirme à Cannes...

Philippe Chanet, directeur de la création, Publicis EtNous

Le plateau était beau, le palmarès film excellent, un peu moins bon en presse. La campagne d'affichage Heinz me donne une petite impression de déjà vu... Globalement, les belles images n'ont pas été primées. Enfin, j'ai trouvé Benoit Devarrieux plutôt sympathique par rapport à tout ce que j'avais entendu sur lui!

Philippe Bernard, président de Lowe Lintas&Partners

Ce palmarès consacre la victoire de la clarté des idées, avec un niveau d'exécution plus que digne. Quant au débat qui a eu lieu sur le fait de primer ou non des campagnes peu diffusées, la publicité française devrait peut-être jouer un peu plus. J'ai vu l'impact, sur le marché espagnol, de choses radicalement nouvelles. ça libère les esprits. Pourquoi ne pas créer un prix spécial des fausses pubs?

Bertrand Suchet, fondateur chargé de la création, Louis XIV

C'est une année riche, un excellent palmarès. J'ai préféré Passat parce que cela me paraissait plus difficile que le reste. C'est une campagne magnifique sur un secteur rabattu. J'étais déçu par la presse quotidienne. Enfin, Vuitton aurait mérité un meilleur sort.

Serge Fichard, directeur de la création, Publicis Conseil

C'est un bon palmarès. Je n'ai aucun regret, sinon d'avoir cru, à tort, que l'année créative était décevante. Notre sélection est incontestable. Peut-être ne sommes-nous pas assez difficiles, nous les agences, par rapport à ce que l'on présente. J'avais une tendresse pour Visual, pour l'audace du traitement. Cette campagne continue de nous épater. Heinz est une grande affiche et il faut envoyer des fleurs à Coffre et Taubes. Ils ont changé Leo Burnett.

Olivier Altmann, fondateur chargé de la création, BDDP&Fils

On voit plus de campagnes d'opportunité que de travaux sur le long terme, comme dans le passé. Les marques s'inscrivent moins dans la durée. C'était difficile de faire un choix. Si la campagne Air France n'a pas été primée, c'est peut-être parce qu'il s'agissait plus de beau travail que de grand travail.

Bernard Bureau, vice-président, directeur de la création, Ogilvy&Mather

C'est un bon millésime. Le Grand Prix est intéressant, la forme est très peu académique, c'est un ovni. Comme tous les ans, il y a vingt bonnes campagnes en France, et on les retrouve dans ce palmarès. Visual et Aucland sont de très grands films. Il y aurait eu une petite part de provocation pas désagréable à les consacrer, mais les films Volkswagen étaient encore au-dessus de ça. Je n'ai aucun regret.

Christophe Lichtenstein, directeur général, DDB

Je suis doublement ravi par ce Grand Prix. Une première fois pour le prix lui-même, et une seconde fois parce qu'il est le résultat des efforts entrepris depuis un an par l'agence pour repenser sa mission et sa façon de travailler. Sur le palmarès général, je constate que le niveau monte, et dans toutes les catégories. Seule injustice, la campagne presse de Technikart. Enfin, le boulot de Leo Burnett m'a impressionné. D'ailleurs, pour le Grand Prix, j'ai voté Heinz.

Olivier Ossard, président du directoire, Euro RSCG Ossard Latgé

Une chose me surprend définitivement: la suprématie du média TV. Je constate aussi que certains secteurs, comme la distribution, sont quasiment absents du palmarès. Le Grand Prix est totalement justifié même si j'avais une faiblesse pour Visual. Le jury était ouvert sur la création et les luttes d'influence se sont peu fait sentir, mis à part dans le secteur des télécoms, où les conflits d'intérêts ont conduit à une neutralisation. Il a fallu rattraper trois campagnes pour décerner un prix!

Serge Maestracci, directeur de la création, Alternative

Personnellement, mon favori pour le Grand Prix, c'était Aucland. L'idée est gonflée, la réalisation parfaite, ça ne ressemble pas à de la publicité. C'est dur de travailler pour Volkswagen, c'est vrai, mais en même temps cela fait vingt ans que la marque fait de bonnes campagnes. Le jury était très pro, les débats se sont déroulés dans une bonne ambiance, sans copinage. Finalement, mon seul regret c'est de ne pas avoir plus marqué la différence avec un Grand Prix pour Aucland, Visual ou même Heinz.

Benoit Devarrieux, coprésident de Devarrieuxvillaret

J'ai défendu le film Passat, dont l'écriture est exceptionnelle. C'est un très bon palmarès local. Mon seul regret, ce sont les films 3617 Annu. L'idée était très nouvelle, il y a une terrible injustice à ne pas les voir primés. Quant au jury, il était très homogène, alors que d'habitude il y a souvent un jury A et un jury B. Enfin, je relève la montée d'agences comme Leo Burnett, BDDP&Fils ou Enjoy Scher Lafarge. Leur travail est très intéressant.

Hubert de Montmarin, directeur général, Jean&Montmarin

Il y avait cette année une grande quantité de très bonnes copies, avec de l'impertinence, de la fraîcheur, de la drôlerie. Ce n'est pas un hasard si on se retrouve avec autant de prix. Du coup, des campagnes comme Kookaï ou Air France passent à l'as, mais ça fait partie du jeu. Pour le Grand Prix, j'aimais beaucoup Aucland, c'est le plus nouveau, le plus surprenant. Presque aussi neuf que Nomad...

Christophe Coffre, vice-président, directeur de la création, Leo Burnett Paris

Globalement, le niveau monte, mais il n'y a pas de pic. Nous avons eu du mal à dégager une campagne par rapport à une autre. Deux ou trois d'entre elles méritaient le Grand Prix. D'une certaine manière, l'émergence de la nouvelle économie conduit à une autre façon, plus réactive, de faire de la publicité.

Anne de Maupeou, vice-présidente en charge de la création, CLM/BBDO

C'est un très bon palmarès, digne des critères internationaux. Le Grand Prix est formidable. D'autres campagnes, comme Heinz, Visual, Aucland, Air Liberté ou Williams, peuvent aussi se distinguer à Cannes. Il y a par ailleurs un renouvellement des agences. Le travail d'Olivier Altmann est très frais, celui de Christophe Coffre aussi. Le niveau des jurés était bon, également. Finalement, ça devient pas mal, le Grand Prix Stratégies...

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