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La presse musicale pousse le son

18/07/2000

La presse musicale est composée de nombreux magazines de niches. L'arrivée de NRJ Live et l'émergence du Net pourraient modifier son équilibre.

Dans le petit univers de la presse musicale (une trentaine de titres), tout le monde attend le lancement, en septembre, deNRJ Live.Savamment concocté par le groupe Cyber Press Publishing (Ciné Live, Kidmania, etc.), ce mensuel, créé à 50/50 avec la station musicale NRJ, arrive comme un éléphant dans un magasin de porcelaine.NRJ Liveaffiche un objectif de 100000ex. vendus à l'échéance d'un an dans une famille où le leader reste en deçà des 40000ex. de DFP. Vendu 20F avec un CD-Rom, soit nettement moins cher que la moyenne des magazines du secteur,NRJ Livebénéficiera d'une importante promotion, notamment sur NRJ... L'investissement global atteint 10MF, selon Marc Andersen, Pdg de Cyber Press. Pour ratisser large, l'éditeur deMusic Up, arrêté en début d'année après huit numéros, a changé son fusil d'épaule.«Le titre développera un concept très people,assure-t-il.Nous allons parler de la vie privée des stars de la musique, mais aussi de mode, de cinéma et de société. C'est un magazine autour de la musique, unSalut les copainsdu IIIe millénaire.»Mais peut-on vraiment parler, dans ce contexte, d'un magazine musical?«C'est un autre défi,assure Pierre Veillet, éditeur délégué du pôle musique chez Freeway [Groove, Hard&Heavy, Rock Sound, etc.].Dans le cas deNRJ Live,il s'agit de traduire un média radio en presse.»CommeHit&News, l'hebdomadaire arrêté par Hachette en mai dernier après quelques semaines d'existence,NRJ Lives'adresse en effet à une génération, plus qu'à une communauté d'intérêts autour de la musique.«Il existe aujourd'hui quelque 300styles musicaux,reprend Pierre Veillet.Il y en avait trois ou quatre du temps deRock&Folket deBest.Il est devenu impossible de traiter tous les styles de musiques dans un seul titre. Comme à la radio, les lecteurs vont vers celui qui correspond à leur façon de vivre, de s'habiller...»

Peu de publicité

Ces titres, occupant des niches étroites, développent donc une économie proche de celle des magazines de consoles de jeuxetd'informatique de loisirs: des équipes légères, beaucoup de lancements... et d'arrêts. Ce qui n'empêche pas certains éditeurs de tirer leur épingle du jeu. «Rock&Folk et L'Affichen'emploient chacun que 5permanents et un volant de pigistes,affirme Fabien Darmon, leur éditeur chez Larivière.Ce sont des titres très rentables»...qui devraient trouver un relais naturel sur Internet.«Nous engageons actuellement une politique d'intégration verticale qui associe un journal, un site donnant notamment des informations pratiques et une communauté qui s'exprime à travers des "chats", des forums, etc.», explique Bruno Laforestrie, Pdg de Hi-Box [Magic, Vibrations, etc.]. Jusqu'où peut-on rentabiliser ces initiatives sur le Net? Quelle est leur potentiel de chiffre d'affaires en commerce électronique et en publicité? Il est trop tôt pour le dire. Seule certitude: les revenus publicitaires de la famille sont modestes.«Ce n'est pas un segment qu'on utilise tous les jours,reconnaît Aline Moreau, directeur du conseil presse à l'agence médias MPG.Inégale, très éclatée, la presse musicale vit avec peu de publicité, majoritairement issue du secteur captif. Sa force consiste à toucher les 15-24ans, difficiles à saisir.»Il est alors indispensable de cumuler les petits titres, consumers, presse tendance, presse roller... pour parvenir à une couverture suffisante.«Parmi eux, les magazines de presse musicale sont incontournables», estime Aline Moreau. Le Net ajoutera sans doute une maille au filet.

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