Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Ces jingles qui collent à la peau

18/07/2000

Louis Simon, le Pdg de Dim, voulait être sûr de reconnaître sa publicité même lorsqu'il tournait le dos à son téléviseur, rien qu'au son. Il a été servi: les six célèbres notes du compositeur argentin Lalo Schiffrin, réorchestrées plus d'une vingtaine de fois en trente ans, sont la signature de la marque. Dim a pris une sacrée longueur d'avance : bon nombre d'annonceurs sont obsédés par la recherche d'un code sonore.«Une identité musicale ne se décrète pas,prévient Charles-Henri de Pierrefeu (Universal).Elle s'impose au fil du temps.»Elle n'est bien souvent, à l'origine, qu'une simple musique accompagnant un spot publicitaire donné. C'est le cas de Dim. En 1970, le réalisateur Yvon-Marie Coulais devait filmer des filles courant dans le désert en collants de couleur. Il s'est alors souvenu du thème musical dePendez-moi haut et court,l'adaptation western d'une mélodie composée au départ pour un film de série B de la Warner,The Fox.C'est aussi, plus récemment, le cas de France Télécom.«On ne cherchait pas un jingle, mais une musique pour le spot réalisé par Tarsem, "Le petit garçon dans la foule",explique Bruno Lambert (Barrera Prod).On a extrait les sept premières notes d'un thème musical composé par l'Italien Nicolas Piovani pour en faire la signature de France Télécom.»L'entreprise, passée chez BDDP @ TBWA, conserve cette identité sonore. Lorsqu'elles changent de stratégie publicitaire, certaines marques n'hésitent pas à abandonner leur jingle. C'est le cas d'Orangina, dont les quatre syllabes, mises en musique par Michel Berger en 1976, ne figurent plus dans la série de spots des hommes bouteilles réalisés par Alain Chabat à partir de 1994.«La musique ne se prêtait pas à ces nouveaux scénarios»,commente Françoise Beton, directrice de la communication. À l'inverse, le fromage Babybel, qui vient de quitter l'agence Young&Rubicam pour Saatchi, a choisi de conserver son célèbre jingle, inspiré de la chanson des Beach Boys,Barbara Ann.«On s'est posé la question de la signature sonore dès la prospection,avoue Éric Guilloux, le responsable commercial de l'agence.On est arrivé à la conclusion qu'on ne pouvait ni l'abandonner complètement ni la conserver intégralement.»Le spot, radicalement nouveau, s'achève sur quelques notes essentielles du jingle. On n'efface pas si facilement un capital sonore. Les Français sont d'ailleurs encore capables de chanter la Boldoflorine alors que cette tisane a complètement disparu du marché! C.H.

Envoyer par mail un article

Ces jingles qui collent à la peau

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.