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Corporate

Qui veut soutenir l'an 2000?

27/03/1998

Les services de communication des entreprises commencent à s'intéresser à l'an 2000. Les dossiers des porteurs de projets s'entassent sur les bureaux et les interrogations fusent. Quel message l'entreprise doit-elle délivrer? Comment se faire entendre au milieu des multiples manifestations qui vont ponctuer le passage au troisième millénaire? Faut-il être à l'initiative d'un événement ou parrainer les projets retenus par les missions officielles, gourvernement et Ville de Paris? «Nous ne souhaitons pas lancer une opération de plus parmi tant d'autres, mais nous recherchons une action qui corresponde à notre style et qui soit visible», indique Jacques Margules, directeur de la communication de la Fnac.

L'enthousiasme manque encore

Certaines initiatives commencent à percer. Les champagnes Mumm ont ainsi confié aux agences Grey et Belsa Communication Événements le soin de réfléchir à une campagne internationale et à des sujets forts liés à l'an 2000. Mais, dans l'ensemble, décisions concrètes et enthousiasme ne sont pas au rendez-vous. Les entreprises ont un problème plus urgent à régler, la refonte de leurs systèmes informatiques. Et les grands annonceurs sont encore monopolisés par la Coupe du monde de football.

Éviter toute récupération

Dans moins de deux ans,«le seul véritable événement est et sera le passage à l'an 2000 et non le concert sponsorisé par une marque de soda, si spectaculaire soit-il»,estime Stéphane Aurange, le directeur asssocié de Belsa Communication Événements. Et d'ajouter:«Pour prétendre à une quelconque audience, l'entreprise doit avoir une réelle légitimité et s'associer au programme des associations existantes.»Selon lui, les festivités de l'an 2000, qui vont des projets jusqu'aux permis d'utiliser les lieux symboliques, sont toutes concentrés entre les mains des institutions dans un but précis, éviter toute récupération, appropriation ou mainmise sur l'événement. Tout acte isolé est donc voué à l'échec. Pour autant, une grande partie des projets envisagés pour l'an 2000 ne pourra voir le jour sans les capitaux des entreprises. La Mission Paris2000, présidée par Yves Mourousi, ne dispose pas de budget municipal spécifique pour financer les monuments ou festivités prévus dans la capitale entre le 3septembre 1999 et le 31juillet 2001. À charge, donc, pour les porteurs de projets de vendre leurs idées aux mécènes. Au total, la Mission Paris2000 a sélectionné une centaine d'initiatives. Parmi celles-ci, la construction de la Tour de la Terre (voir encadré) nécessite la bagatelle de 250millions de francs. Selon Yves Mourousi, une vingtaine de projets ont d'ores et déjà trouvé des partenaires financiers, mais rien ne sera dévoilé avant mai. Le gouvernement a, pour sa part, présenté un programme non définitif en février, assorti d'un budget revu à la baisse. D'un montant initial de 1,2millard de francs, il est descendu à 400millions de francs, une somme couvrant environ 75% de la programmation actuelle. Pour le reste, la mission compte sur l'apport financier des collectivités locales et des entreprises. Quelques-unes ont d'ores et déjà répondu à l'appel pour des échanges de marchandises ou de prestations, dont Gras Savoye ou Air France. Havas et sa filiale Avenir, Métrobus, mais également Dauphin et Giraudy fourniront gracieusement de l'espace pour une campagne institutionnelle prévue au printemps 1999. La Mission, qui n'a pas encore choisi d'agence, organise actuellement une autre compétition pour la recherche de financements.

Convaincre les annonceurs

«Il s'agit de promouvoir ce moment de fête et de réflexion en disant aux entreprises, on va vous faire aimer l'an 2000, et non, on va vous le faire payer»,indique Étienne Achille. Le secrétaire général adjoint de la Mission pour la célébration de l'an 2000 reconnaît que les entreprises traînent des pieds.«Entre la Coupe du monde et les coûts de mise à jour des logiciels, elles ont, dans un premier temps, montré quelques réticences à célébrer l'an 2000. Aujourd'hui, elles se demandent comment être présentes.»La mission espère convaincre les annonceurs de l'opportunité de communiquer, à cette occasion, sur différents thèmes: l'innovation, la modernité, les hautes technologies ou la place de l'homme dans les systèmes de production. Les entreprises devraient apporter environ 50millions de francs.

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