MARKETING COMMUNICATION MEDIAS

Date de parution :

Plan de la rubrique Dossiers
Votre Flux Rss Stratégies Dossiers
Accueil > Etudes / Tendances > Dossiers > Sexorama > BDDP & Fils sur tous les tableaux


BDDP & Fils sur tous les tableaux

19/12/2000 - Après CLM/BBDO et DDB Paris, la jeune agence de Nicolas Bordas, Olivier Altmann et Valérie Hénaff a les faveurs du top des créatifs. Euro RSCG BETC et Leo Burnett se retrouvent dans le trio gagnant du classement.

S'appeler BDDP&Fils, c'est comme être le fils de quelqu'un de connu: il s'agit de se faire un prénom.» La phrase est d'Olivier Altmann, directeur de création de l'enseigne de Boulogne-Billancourt qui succède à CLM/BBDO dans le palmarès des agences élues par les créatifs. Dans le trio de tête, on retrouve Euro RSCG BETC et Leo Burnett. Parmi les campagnes qui ont permis à BDDP&Fils de se distinguer, citons Manix, le service d'investissement en ligne e-cortal, Samsung ou encore BF Goodrich. «Notre troisième année d'existence a été celle de l'explosion, estime Olivier Altmann.Nous avons remarqué une plus grande écoute de la presse professionnelle et nous avons l'impression d'avoir créé une attente.»Et pour cause. Prix de l'agence la plus créative au 21e Grand prix des agences, Lions d'or et de bronze à Cannes pour Manix et Williams, PrixStratégiesdans la catégorie transports, Prix au club des AD anglais pour Manix et Air Liberté...«Nous commençons à graviter à l'international, aux côtés d'enseignes "hot" comme BBH, Goodby Silverstein&Partners, Mother...»,se félicite le créatif. Ce dynamisme, Olivier Altmann l'explique par le credo de l'agence: pas question de jouer les divas.«Dans notre recrutement, nous demandons aux créatifs d'adopter un esprit collectif. Ils n'ont pas de budget attitré. Si un team gagne un budget, il travaille dessus, mais dès qu'il se lasse, on le confie à quelqu'un d'autre. Histoire de rester frais et audacieux.»Six équipes constituent la dream team d'Olivier Altmann. Les lauréats du top des créatifs Rémi Tricot (premier au top des directeurs artistiques) et Olivier Couradjut (premier chez les concepteurs-rédacteurs), à qui l'on doit les campagnes Samsung, BF Goodrich ou QXL; Bruno Delhomme (CR) et Damien Bellon (DA), qui ont travaillé sur Manix, Ola et Air Liberté; Jean Gabriel Causse (CR et ex-Enjoy Scher Lafarge) et Xavier Beauregard (DA et ex-Leo Burnett), concepteurs de la communication d'e-cortal; enfin, Olivier Camensuli (CR)/Andréa Leupold (DA), qui ont planché sur Air Liberté. Cette équipe se sépare: Camensuli sera rejoint début 2001 par le directeur artistique de BDDP\TBWA Robin de Lestrade, Lion d'or à Cannes pour le film Bic («Maman»), qui y retrouvera ses collègues de BDDP\TBWA Jorge Carreno (DA) et Éric Hélias (CR). Quant à Leupold, elle travaillera alternativement avec les concepteurs-rédacteurs Christophe Perruchas et Thierry Albert.

Dans la cour des grands

BDDP&Fils n'attire pas que les créatifs. Les annonceurs aussi sont séduits.«Nous avions réalisé 25MF de marge brute en 1998 et 40MF en 1999. Cette année, nous allons atteindre 65MF»,précise Olivier Altmann. Parmi les nouveaux budgets, des dotcoms telles Seamply ou Cadres Online, ainsi que des grands comptes comme Microsoft, France Télécom Mobiles ou, dernièrement, La Poste.«Sur les grandes marques, nous nous retrouvons en compétition avec DDB, Euro RSCG BETC ou CLM/BBDO. L'appartenance à BDDP rassure les annonceurs,remarque Olivier Altmann.Sur les budgets dotcoms, c'est davantage le "&Fils" qui joue, en nous donnant une image jeune et impertinente. Là, nous nous retrouvons en face des Enjoy Scher Lafarge, Louis XIV, Leagas Delaney Paris Centre...»Pour l'heure, les équipes repartent en conception.«Cette fin d'année est une période de digestion des grosses prospections de l'année. Nous préparons le premier trimestre, notamment sur La Poste.»L'agence qui, l'an passé, présentait dans la presse professionnelle ses managers Olivier Altmann, Nicolas Bordas (président) et Valérie Hénaff (directeur des stratégies), en ados boutonneux, semble bien avoir atteint l'âge adulte.

Première Heure au-dessus du lot

Pas vraiment de suspense en tête du classement des producteurs. Comme prévu, la grosse machinerie de Première Heure se retrouve largement en tête, distançant tous ses poursuivants immédiats, La Pac, 1/33 et Téléma, qui terminent en revanche dans un mouchoir de poche. Et encore, les scores de Première Heure ne prennent pas en compte ceux d'un label qui fait partie de la maison, Why us. Cette structure, dirigée par Christophe Starkman, décroche une belle cinquième place. Merci Arnaud Roussel, créatif chez DDB et réalisateur à ses heures chez Why us. Le patron de Première Heure, Patrice Haddad, a d'ailleurs réorganisé cette année sa structure sur le modèle de Why us, en créant trois autres labels: Can, qui représente principalement des photographes passés derrière la caméra, comme Paolo Roversi; U-Turn, l'écurie d'Erik Zonca et de Xavier Giannoli; et enfin Psycho, avec son réalisateur vedette Frédéric Planchon, qui a encore brillé cette année pour Peugeot ou BF Goodrich.

M. Leneuf, c'est lui

Le réalisateur britannique, en exclusivité chez 1/33, a débuté en France avec des spots pour 9 Telecom, mettant en scène le savoureux M. Leneuf. Son goût avoué pour les castings décalés et hauts en couleur le hisse à la première place du top des réalisateurs, grâce à ses films pour Fiat (Leo Burnett), les sandwichs Daunat (Euro RSCG Works) ou encore seamply.com (BDDP&Fils). Les spots pour Peugeot ou encore BF Goodrich valent la deuxième position à Frédéric Planchon (Psycho pour Première Heure), réalisateur fétiche des annonceurs de l'automobile. Troisièmes ex æquo, le créatif de DDB Paris Arnaud Roussel (Why us), qui s'essaie brillamment à la réalisation dans les spots Volkswagen, et le duo Seb&Simon (Téléma), réalisateurs d'un film SFR pour Publicis Conseil mettant en scène Claude Lelouch.

La patte Altmann

Olivier Altmann réussit le tour de force d'obtenir des points à la fois en tant que directeur de création de BDDP&Fils et de Comwebco (structure du groupe TBWA\France dédiée aux start-up) pour la campagne e-cortal. Christophe Coffre et Nicolas Taubes, directeurs de création de Leo Burnett, ont tenu la corde pendant les premiers mois de l'année. Ils restent sur la deuxième marche du podium, avec les campagnes pour Caradisiac, Fiat ou encore 3617 Annu. En quatrième position, Gabriel Gaultier, directeur de création de Young&Rubicam, coiffe son ancien mentor, Rémi Babinet (Euro RSCG BETC).

Couradjut, prince des rédacteurs

Après un BTS de publicité, Olivier Couradjut, premier du classement des concepteurs-rédacteurs, a rencontré son acolyte Rémy Tricot (voir top des directeurs artistiques) il y a huit ans chez FCB. Arrivé chez BDDP&Fils dès les débuts de l'agence, il a conçu avec Couradjut le film BF Goodrich et les campagnes Williams. En deuxième position, Benoît Schmider, concepteur-rédacteur chez Jean&Montmarin, à qui l'on doit notamment la campagne Bouygues Telecom mettant en scène l'inénarrable Guy Roux. BDDP&Fils truste le trio de tête avec la troisième place de Christophe Perruchas, distingué entre autres pour seamply.com.

Tricot: vous avez dit AD?

Diplômé de l'école Estienne, Rémi Tricot, à la première place du podium des directeurs artistiques, agit en team avec Olivier Couradjut chez BDDP&Fils. Il a notamment travaillé sur les campagnes Samsung et QXL et est talonné par Thierry Chantier, acolyte de Benoît Schmider sur les campagnes Bouygues Telecom chez Jean&Montmarin. La troisième place revient à Emmanuel Lahaye, directeur artistique chez Young&Rubicam, qui officie avec le concepteur-rédacteur Patrick Maillet sur le budget Quick.

La prime à l'éclectisme

Le classement très serré des photographes confirme l'éparpillement de ce marché, puisqu'on ne trouve pas moins de sept ex aequo à la quatrième place! Le vainqueur? Jean-Noël Leblanc-Bontemps, qui s'est distingué cette année, entre autres, pour une campagne institutionnelle d'Alstom. Le book de ce photographe éclectique contient aussi bien des photos très épurées pour la Mercedes SL par exemple que des mises en scène plus drolatiques pour Coca-Cola ou le magazine des têtes couronnées Point de vue.

Wam tient le haut du pavé

Qui retrouve-t-on en tête du classement des maisons de production son? Wam, pour Wolfgang Amadeus Mozart, qui n'est autre que la structure intégrée de Publicis pour la production sonore. Suit une autre major, Première Heure, très active dans ce secteur puisqu'elle dispose aussi d'un label de production et d'édition musicale, Schmooze. On trouve encore, dans ce top5, Barrera Prod, société indépendante dirigée par Bruno Lambert (le frère du publicitaire) et hébergée dans les locaux de CLM/BBDO. Quant à Attention O'Chiens, elle se distingue dans un style en vogue, le sound design. La bien nommée Le Son ferme la marche. Delphine Le Goff et Vincent-Xavier Morvan

STRATEGIES SERVICES