Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

ÉTATS-UNIS

Une cure d'austérité

02/02/2001

L'un des magazines stars de la nouvelle économie aux États-Unis,Fast Company, s'est vendu extrêmement cher. Le vendeur - le magnat de la presse Mort Zuckerman - et l'acheteur - le groupe allemand Gruner + Jahr - se sont entendus pour ne pas révéler le montant exact de la transaction. Mais les professionnels du milieu, comme d'habitude, ont bénéficié de quelques fuites.Fasts'est arraché pour 340millions de dollars et un bonus conditionnel de 150millions de dollars, lié aux performances futures du titre. Pas mal pour un journal créé cinq ans plus tôt à Boston par deux anciens de la revueHarvard Businessavec le soutien financier de Mort Zuckerman. C'est dire le pouvoir de ces magazines. Sortis de nulle part, dans l'ombre des start-up de la nouvelle économie,Fastet ses cousins,Wired,Red Herring,Industry Standard,Business 2.0... se sont rapidement imposés dans le paysage des médias américains.Fast Companyrevendiquait une diffusion payante de 116000exemplaires en 1997: trois ans plus tard, elle dépasse les 538000ex..Wired, mis sur orbite par le groupe Conde Nast, se situe dans les mêmes niveaux de diffusion et le californienRed Herring, bien que plus modeste, affiche 243000ex.. Les annonceurs, d'ailleurs, ne s'y sont pas trompés. Les recettes publicitaires deFast Companyont ainsi atteint 52,4millions de dollars l'an dernier, en hausse de 96% par rapport à 1999, celles deBusiness 2.064millions de dollars (+380%), celles deRed Herring60,4millions de dollars (+317%) et celles d'Industry Standard112,8millions de dollars (+261%). Excusez du peu!

Un mois de décembre difficile

Pourtant, un certain nombre de professionnels estiment que Mort Zuckerman a eu un sacré flair en vendantFast Companyjuste avant Noël.«Ces magazines se heurtent à un mur, juge ainsi le consultant Martin Walker.Depuis la chute du Nasdaq en avril dernier, les caisses des start-up se sont vidées et les médias de la nouvelle économie ont perdu beaucoup de publicités.»«Leur situation n'est pas tragique, leurs mois les plus maussades font toujours envie aux autres titres de presse, reconnaît Sheila Craven, Pdg de Adscope, une société qui observe les rentrées publicitaires de la presse.Mais la tendance est réellement à la baisse depuis quelques mois.»Selon le Publishers Information Bureau, la pagination publicitaire d'Industry Standarda baissé de 41% en décembre, celle deFast Companyde 21% et celle deWiredde 6%. Richard Baumer, patron de VentureDirect, qui investit chaque année plus de 100millions de dollars dans les médias, estime qu'«il y a trop de titres pour le marché publicitaire actuel». Conséquence directe,Industry Standarda supprimé 35postes sur 400 et fermé son supplémentGrokaprès cinq numéros, la direction deBusiness 2.0a tué son propre supplémentFuseaprès une seule publication etRed Herringa remercié 15% de son personnel depuis octobre.«Le phénomène Internet ne va pas disparaître et de nouveaux magazines verront peut-être même le jour cette année,assure Martin Walker.Mais il faut, sans aucun doute, s'attendre à de profonds bouleversements dans le paysage.»Caroline Talbot, à New York

Envoyer par mail un article

Une cure d'austérité

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies

W