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Quand la presse généraliste s'en mêle

02/02/2001

Les quotidiens et les news magazines n'ont pas attendu l'apparition d'une nouvelle famille de presse pour couvrir l'actualité du multimédia. Que ce soit dans leurs pages ou dans des suppléments.

Faut-il traiter l'actualité du multimédia dans les pages du journal ou au travers d'un supplément? La question agite les patrons des news magazines et des quotidiens nationaux, de plus en plus tentés de céder à l'inflation de l'offre. Internet ne participe-t-il pas à l'actualité générale et économique, au même titre que les médias, la politique intérieure ou les faits divers?Libération,l'un des premiers titres à avoir consacré chaque jour une page, puis deux, à l'actualité multimédia, a finalement tranché, en abandonnant, en décembre 2000, son ambitieux projet de supplément quotidien: l'investissement atteignait une dizaine de millions de francs et affectait fortement la masse salariale.«Nous avons préféré partager nos efforts entre plusieurs projets, dont l'un est aujourd'hui très avancé...»,précise le directeur de la rédaction, Jacques Amalric. Concernant le secteur du multimédia,Libérationse contentera donc de ses pages quotidiennes, agrémentées de temps en temps de suppléments thématiques. Un choix partagé également parLa Tribune,qui a inauguré dès 1996 saTribune du multimédia, rebaptiséeLa Tribune de l'e-businessen septembre dernier, etLe Figaro,qui réserve depuis maintenant quinze mois une page quotidienne sur le sujet. D'autres éditeurs, largement inspirés par la politique éditoriale des titres anglo-saxons, préfèrent isoler l'information multimédia dans un cahier autonome. L'un des précurseurs a étéLe Monde,avec la création duMonde interactif.Plus récemment (le 23octobre dernier), le journalLes Échosa lancé un supplément hebdomadaire,Les échos.net.«L'actualité d e ce secteur d'activité est de plus en plus riche et les lecteurs sont, jour après jour, davantage demandeurs,justifie David Guiraud, directeur général et directeur des publicationsdu groupe les échos.Nous devions trouver un nouvel espace pour parler du multimédia et apporter des analyses, des dossiers, à la frontière d'un traitement magazine et d'un traitement quotidien.»

Rajeunir la moyenne d'âge du lectorat

L'argument est également marketing: le public le plus intéressé par l'information sur le multimédia et la nouvelle économie est jeune, dynamique et influent, donc particulièrement alléchant pour un éditeur.«La moyenne d'âge de nos lecteurs est d'environ 50ans»,explique Michel Colomès, directeur de la rédaction duPoint,qui a lancé, avec sa nouvelle formule du 11janvier dernier,Le Point.com,un supplément d'une dizaine de pages en fin de journal.«Notre supplément, en ciblant notamment les 25-35ans, devrait permettre de l'abaisser.» «Les échos.netest clairement un outil de conquête et de fidélisation de jeunes cadres de 25ans et plus, qui pratiquent généralement peu la presse quotidienne,renchérit David Guiraud.Mais tous nos lecteurs sont concernés. Le multimédia touche l'ensemble des métiers de l'entreprise.»Avec ces suppléments, ces titres prennent un réel risque financier: aux frais de fabrication, de distribution et de promotion, il faut ajouter le poids des salaires.Le Pointa confié son nouveau supplément à une petite équipe expéri- mentée et fait appel à des pigistes.Les échos.netemploie sept journalistes, dont deux correspondants, l'un à Londres, l'autre à San Francisco.«C'est un investissement lourd,avoue David Guiraud, laconique.Mais la vente au numéro du lundi, jour de parution deséchos.net,a crû de 15% depuis le lancement. C'était le jour le moins bon; c'est devenu le meilleur. Les gens qui travaillent dans les start-up ont été immédiatement sensibles à ce rendez-vous.»Un discours qui séduit les annonceurs, assurés de bénéficier d'une diffusion élevée et d'un environnement valorisant.«Nous sommes aujourd'hui au-dessus de nos objectifs publicitaires»,affirme David Guiraud, trois mois après la naissance deséchos.net.Face aux nouveaux entrants, les quotidiens et les news jouent plus que jamais leur carte maîtresse: la marque.

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