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Comment ils jugent la presse

02/02/2001

Depuis environ un an, les patrons de start-up font régulièrement les gros titres des magazines. Stratégies a voulu savoir ce qu'ils pensent de la presse.

Pas de surprise: en matière d'information, les patrons de start-up préfèrent le Web. La réactivité des sites et des newsletters spécialisés dans le secteur de la nouvelle économie est plébiscitée. Malgré tout, la presse tire largement son épingle du jeu. Pour Oriane Garcia, fondatrice de la messagerie Caramail, qui se présente comme une grande lectrice de la presse,«cela permet de trouver des informations sur des domaines que je ne connais pas, en particulier l'e-commerce ou le volet social».«Je regarde ce qui se dit sur le milieu, mais aussi ce que les autres font pour voir s'il y a de bonnes idées à reprendre, par exemple en matière de marketing», renchérit Anne-Sophie Pastel, fondatrice du site auféminin.com. Pierre Chappaz, PDG du guide d'achat Kelkoo, prend, lui aussi, le temps de parcourir la presse, des titres grand public aux supports plus spécialisés:«J'essaie de lire une bonne partie de ce qui sort car la presse reflète la mode et permet de sentir les tendances et l'opinion qui est en train de se forger chez les financiers et les utilisateurs.»

Un certain agacement

Pourtant, depuis quelques mois, les patrons de start-up montrent un certain agacement. Jadis chouchous des médias, ils ont maintenant l'impression d'être cloués au pilori.«La fin des start-up»,«La crise de la publicité sur Internet», la presse n'est pas tendre avec ceux qui, il y a peu, avaient encore droit à des titres dithyrambiques.«La presse est capable de brûler un jour ce qu'elle adorait la veille, résume Pierre Chappaz.On doit faire face à un gros retour de balancier.»Ce qui est, somme toute, logique, estiment-ils dans leur ensemble.«Certains d'entre nous ont trop survendu leur site et fait croire des choses qu'ils n'ont jamais réalisées», analyse ainsi Anne-Sophie Pastel. Pour Gilles Ghesquière, fondateur de Nomade, ce retour de bâton s'expliquerait également par une inquiétude des journalistes et des patrons de presse face à la montée en puissance du Net.«Quand vous assistez à l'émergence d'un nouveau média qui rogne sur le budget temps de vos lecteurs et sur vos propres budgets publicitaires, vous pouvez vous poser des questions.»

Cocktail de haine et d'envie

Il y voit même un cocktail de haine et d'envie.«Pendant la phase d'euphorie, des fortunes pouvaient se constituer en quelques mois, commente-t-il.De son côté, le journaliste conservait le même salaire et regardait les trains passer. Du coup, certains aiment dire qu'ils l'avaient prévu.»«Les journalistes sont jaloux», estime aussi Alexandre Dreyfus, le fondateur de Webcity, qui cite l'exemple d'un article, selon lui méprisant, où le journaliste insiste sur son côté «nouveau bourgeois» et sa toute nouvelle Polo Cabriolet. Un détail: le modèle en question n'existe pas dans le catalogue du constructeur...«Le problème, c'est que l'on parle de moins en moins des services des sites, regrette Jérémie Berrebi, le PDG du site Net2one.Le plus souvent, on parle de la vie du patron. C'était sympa il y a un an. Aujourd'hui, il faut passer à autre chose.»Les patrons de start-up restent malgré tout optimistes.«Cela va passer et s'équilibrer», philosophe Gilles Ghesquière.

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