Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

La nouvelle vague

15/06/2001

Longtemps monopolisée par les grosses structures, la production publicitaire française est en plein renouvellement. Nous vous présentons ici, à l'occasion du Festival international de la publicité de Cannes, qui ouvre ses portes le 18juin, quatorze jeunes sociétés.

Les agences de publicité seraient-elles en train de perdre un peu de leur frilosité? À voir le nombre de nouvelles sociétés de production de films et de clips qui se sont lancées au cours des derniers mois et qui, parfois, décrochent d'emblée de gros budgets, on est vivement porté à le croire. Certes, parmi les quatorze que nous avons identifiées, toutes n'ont pas été créées par des inconnus. Ainsi, Plein Soleil, que vient de lancer l'ex-bras droit de Patrice Haddad chez Première Heure, Irène ou Novapix ont été montées par des producteurs chevronnés. Mais elles partagent avec des sociétés moins reconnues comme La Base, Cake ou Directors Republic un même état d'esprit: produire moins pour produire mieux, sélectionner un nombre restreint de réalisateurs pour mieux les faire grandir, favoriser les synergies entre la publicité proprement dite et l'univers parallèle du clip. Face à cette relève qui s'annonce, les majors comme Wanda ou Première Heure ont d'ailleurs réagi en lançant à leur tour des départements clips et autres labels spécialisés. La bataille n'en sera que plus intéressante à suivre.

Irène: en mémoire de Jhoan

L'ancien producteur exécutif d'Entropie, Guillaume de Bary (photo), a installé sa société dans un hôtel particulier désaffecté du Marais. L'ambiance de chantier n'est pas pour lui déplaire:«Cela permet de prendre le temps de réfléchir avant de s'installer dans un lieu définitif.»Irène est née dans la tristesse, puisqu'elle devait se créer avec le réalisateur fétiche de Guillaume de Bary, Jhoan Camitz. Son décès accidentel en a décidé autrement. Mais Irène est aussi un nom plein d'espoir.«Comme pour une personne, c'est un prénom qui va prendre son caractère au fur et à mesure de son existence»,prévoit Guillaume de Bary, qui a quitté Entropie pour«être plus impliqué»dans son métier. Il s'est entouré de réalisateurs confirmés comme Frédéric Planchon, parti de Première Heure. Laurent Chanez, Thierry Rajic, Olivier Kuntzel et Florence Deygas l'ont suivi depuis Entropie, et Olivier Coignoux depuis Partizan Midi Minuit. Deux productrices, elles aussi anciennes d'Entropie, sont de l'aventure: Pascale Pallatin et Christine Guilbaudeau.«Une maison de production n'a de valeur que par ses réalisateurs et le travail qu'elle construit avec eux,affirme Guillaume de Bary.Les agences françaises sont moins frileuses qu'avant. Elles sont prêtes à travailler avec des productions plus petites, mais qui connaissent bien leurs réalisateurs.»Irène a déjà produit neuf films (Lipton, Mobicarte, Harry's...) en cinq mois d'existence et prévoit l'équilibre avec une trentaine de films par an. P.C.

Plein Soleil: le chant des artisans

Dès sa création, Plein Soleil affirme un esprit très cinéphile. Non seulement la société de production, fondée par Jean-Louis Uzan (photo), transfuge de Première Heure, a pris le nom du classique de René Clément, mais les murs de son bureau du XVearrondissement sont tapissés d'affiches de films des années 60,Persona, Blow UpouLes Demoiselles de Rochefort. «Plein Soleil est un nom français, optimiste et qui plaît à tout le monde»,affirme Jean-Louis Uzan. Celui qui fut directeur de production de Première Heure pendant quinze ans apprécie de se retrouver à la tête d'une petite société, plus proche des réalisateurs et des agences.«Quand on produit 150films par an, on est obligé de déléguer, au risque de donner l'impression de trahir les agences,note-t-il.Je reçois autant de boards que chez Première Heure, mais avec moins de réalisateurs et avec la volonté de produire deux films par mois.»Le producteur est parti avec des réalisateurs de la société de Patrice Haddad dans ses bagages, comme Michel Charpentier, qu'il voit comme«le prochain Frédéric Planchon»,et le Britannique Paul Street, auteur de la dernière campagne VW Bora. Jean-Louis Uzan représente également les documentaristes Stéphane Meunier et Hugues de Wurstemberger, le réalisateur de clips Andrew Dosunmu, les photographes Javier Vallhonrat, Sante d'Orazio et Wolfgang Ludes, ainsi que des nouveaux comme Frédy Busso, Olivier Forest ou les Korozifs. Il s'est entouré de deux autres anciennes de Première Heure, garantes de la direction artistique, Hélène Rossignol et Gaby Fayol (photo). La comédie, les publicités automobiles et les films beauté type L'Oréal sont leurs domaines de prédilection.«L'avenir est aux maisons de production de taille moyenne,assure Jean-Louis Uzan, qui table sur 20millions de francs de chiffre d'affaires la première année.Les agences veulent des producteurs qui connaissent bien leurs réalisateurs et qui suivent le film du début à la fin.»P.C.

Cake: sur les chapeaux de roues

À huit mois et déjà huit films à son actif, Cake promet. La société est née de la rencontre entre Antoine Granger, ex-producteur de La Pac, et les dirigeants de Quad. Cette dernière a participé à hauteur de 50% au capital de Cake. Antoine Granger précise cependant qu'il n'est pas filialisé:«Quad a servi de caution sur de gros films mais n'a pas eu à intervenir. Nous bénéficions aussi des services de Wizz, sa société de postproduction, mais cela s'arrête là.»Alexis Kolnikoff, producteur de clips pour La Pac, est venu rejoindre Antoine Granger en décembre. Ils ont su convaincre une dizaine de réalisateurs par leur philosophie de travail et comptent les suivre sur le long terme, sans davantage grossir leur écurie. Tous sont en exclusivité morale. Jean-Baptiste Leonetti est l'auteur du film Renault New Deal. Wilfrid Buch, graphiste, a réalisé des habillages France Télévision et Eurosport. Benoît Mariage est le réalisateur du long-métrageLes Convoyeurs attendent,avec Benoît Poelvoorde. Koen Mortier a réalisé quatre publicités pour Orange. Henri de Maar, un Néerlandais, risque de jeter un pavé dans le PAF français avec son humour décalé. Muriel Lacalmontie a travaillé pour Dior et Roger Cavaillès et se lance dans le clip. Joe Vanhoutteghem met la 3D et le morphing au service du fantastique. Edmundo est proche du documentaire dans ses publicités pour Nike et Peugeot. Enfin, Guillaume Pixie a réalisé un court-métrage prometteur. H.H.

Novapix: une autre galaxie

Faubourg Saint-Antoine, à Paris. C'est dans les locaux de Nova que l'on trouve Novapix, avec Jean-François Catton (à droite) et Bastien Tenet (photo) aux commandes. Le premier s'est frotté au long-métrage pour Emotion Picture, le deuxième s'occupait de la postproduction chez Wizz (Quad). Au sein de Novapix, créée il y a trois mois, ils se consacrent à la publicité et au clip, avec une seule philosophie: s'amuser.«Nous voulons réaliser des spots étonnants. Des films comme "Whassup" de DDB Chicago prouvent qu'on peut encore inventer en publicité.»Impossible de la jouer plan-plan avec une maison mère comme Nova.«L'avantage, c'est que Nova nous positionne clairement dans une ambiance culturelle et idéologique iconoclaste. Et la mise en commun des structures nous permet de nous concentrer sur la création.»En exclusivité chez Novapix, la bande du20h20sur Canal+, avec Delepine et compagnie. Les autres réalisateurs ont pour nom Kad&Olivier, Jean-Baptiste Erreca, Ivo Mosterman, Hervé Prat, Pieter Van Hess, Jean-Marc Vervoort, Zanna et Ariel Wizman, trublion du PAF et leader du Grand Popo Football Club, qui veut s'essayer à la réalisation publicitaire. Les dirigeants de Novapix visent 10MF de chiffre d'affaires la première année et ambitionnent les 40MF d'ici à trois ans. D.L.G.

La Base: une histoire de passage

Fondée fin 1997, La Base n'est présente en publicité que depuis 18mois. À l'origine, elle se consacrait au clip, à l'initiative de sa fondatrice Anath Socroun (photo), qui avait développé cette activité chez Partizan Midi Minuit. La Base a ainsi tourné pour Alain Souchon, Claude Nougaro, Bertrand Burgalat, Modjo, Grand Popo Football Club, Kings of Convenience ou Benjamin Biolay. Le passage à la publicité s'est fait grâce à un spot pour La Croix-Rouge avec CLM/BBDO, qui a reçu un Lion à Cannes en 1999. Des campagnes pour Volkswagen, Auchan ou Kelkoo ont suivi. Aujourd'hui, La Base travaille autant en clip qu'en publicité, à la plus grande joie de ses réalisateurs.«Les clips permettent de développer un univers en quatre minutes, alors que la publicité suppose de suivre l'idée de l'agence. Le fait de passer de l'un à l'autre permet d'apprendre et d'évoluer»,explique Anath Socroun. Dédiée à la révélation de jeunes talents, La Base représente quatre réalisateurs âgés d'une trentaine d'années: Anne Rohart, Mathilde Jouannet, François Néméta et Marc Ballif. Anath est aux petits soins pour eux, avec ses associés, Valérie Montiel, rencontrée chez Bandits, et son mari Sadi Socroun, le gestionnaire de l'équipe. Avec 15millions de francs de chiffre d'affaires et une vingtaine de films par an, La Base peut envisager de se développer dans le documentaire, la production télévisuelle et le long métrage. P.C.

Moto: tout va bien, merci

On la disait morte et enterrée. La maison de production Moto, malgré une méchante rumeur, fête ses deux ans et sort les premiers films publicitaires d'Éric Rochant pour Adia, conçus pour Leagas Delaney Paris Centre.«La première année d'existence de Moto avait été forte, avec 10millions de francs de chiffre d'affaires,explique Sophie Varillon, productrice (photo).J'ai moins tourné cette année. La rumeur affirmant que Moto avait fermé nous a fait beaucoup de mal.»Cette ancienne de Bandits a lancé Moto en juin 1999. La première année, la productrice était associée avec Hamster. Depuis, elle a racheté ses parts et vole de ses propres ailes avec des réalisateurs comme Jacques Audiard, Pascal Bonitzer, Antoinette Beatson, Frédéric Berthe, Bruno Resnais, Nicolas Hidiroglou ou ce nouveau venu dans la pub, Éric Rochant.«Aucun des réalisateurs n'est en exclusivité chez Moto,souligne Sophie Varillon.Il s'agit davantage de contrats moraux.»La productrice vient de signer un accord avec Mekano Films à Stockholm et représente désormais des réalisateurs locaux comme Jesper Ericstam, Ragnar Jansson et Robert Jitzmark. Moto se consacre au film publicitaire et aux courts métrages. Sa productrice veut continuer«à se faire plaisir en tournant des films avec des gens qu'[elle] aime bien». D.L.G.

Directors Republic: du poil à gratter

«Bienvenue chez Directors Republic, le pays où les réalisateurs sont heureux.»C'est ainsi que le producteur Tanguy Dairaine et le réalisateur Thomas Pieds (photo) définissent leur structure, qui s'appuie sur les statuts juridiques de la société Prêt à tourner.«Nous nous voyons comme une petite Factory, où nous faisons la part belle aux réalisateurs»,précisent-ils. Gaëtan Bevernaege et Marc Maggiori font partie de l'écurie, aux côtés de Thomas Pieds, un «ex» de Wanda.«Nous fonctionnons comme un collectif,explique Tanguy Dairaine.Nous choisissons les réalisateurs par cooptation. Nous ne pratiquons pas d'exclusivité pour ne pas les infantiliser.»Directors Republic a déjà sorti une campagne pour l'album live de Patrick Bruel (Leagas Delaney) et un film pour Cartoon Network (Jump), réalisés par Thomas Pieds, ainsi qu'un clip pour NTM auquel a participé Marc Maggiori. Dairaine et Pieds disent considérer Directors Republic comme une véritable marque. Un JT d'actualité, journal de bord corrosif sur la publicité et la production, réalisé par Gaëtan Bevernaege avec la maison de post-production Duran, est envoyé par mailing depuis début juin.«On va balancer,prévient Tanguy Dairaine.Nous voulons bien être le poil à gratter si cela permet de bouger la profession et de briser la glace avec les agences.»D.L.G.

Calderon Films: le taureau par les cornes

En cette fin de mois de mai, la place Dauphine, à Paris, grouille de journalistes venus attendre le terme du procès Elf au Palais de Justice. Des fenêtres de Calderon Films, Marie Calderon (photo)est aux premières loges. Elle s'est installée depuis un mois dans ces locaux, après la dissolution de Toreros qu'elle dirigeait avec Michèle Arnoud, partie monter Tobago Productions. Calderon Films existe depuis un an et demi, mais, selon le même principe que Tobago Productions, ne se consacrait qu'aux clips et aux courts métrages, pour ne pas vampiriser Toreros. Aujourd'hui, Calderon Films revendique également une activité publicitaire. Elle compte dans ses rangs des réalisateurs exclusifs, comme Tony Kaye, Juan Solanas, Darren Statman, Olivier Barma, Jérôme Salle, Seb Cheri et les créatifs de D'Arcy, Hervé Bourdon et Christian Picard. Stéphane Renard est également représenté sans exclusivité par Calderon Films, ainsi que Marcus Nispel. Marie Calderon se sent proche de producteurs comme Tanguy Dairaine (Directors Republic) et Guillaume de Bary (Irène). Elle prépare une pub«pour de la tisane»avec Bourdon et Picard, avoue un projet de comédie avec Olivier Barma, intervient sur une série de consultations et table sur une chiffre d'affaires«qui peut aller de 6 à 12millions de francs». D.L.G.

La Souris verte: une deuxième vie

La Souris verte n'est pas une toute jeune maison de production puisqu'elle existe depuis 1996. Fondée au sein de La Fourmi, elle avait pour vocation première le multimédia et l'édition. Éric Surmont (photo), ancien TV producer chez Saatchi&Saatchi, a repris la structure en décembre 2000 avec deux objectifs: réaliser des films institutionnels et développer une activité publicitaire. Aujourd'hui, La Souris verte affiche 5millions de francs de chiffre d'affaires pour 2000 et représente des réalisateurs comme Sébastien Cirade et Bertrand Chesneau, Luc Job (en exclusivité), Suthon Petschwan, le Suédois Marko Antila, Vincent de Brus et Manuel Carlier. Cette année, Vincent de Brus a réalisé un spot pour la Vendée (Callegari Berville Grey), Cirade et Chesneau ont sorti un film pour l'Association des paralysés de France et Luc Job une campagne Chattawak (CPP).«Comme nous ne sommes pas très nombreux, nous ne tournons pas beaucoup, mais nous nous efforçons d'avoir un vrai rôle de conseil dans l'approche des story boards», souligne Éric Surmont. L'activité publicitaire de la Souris verte n'empiète pas sur celle de sa maison mère.«La Fourmi et nous ne sommes pas interrogés sur les mêmes budgets, ce qui nous rend assez complémentaires», estime Éric Surmont. Pour 2001, le producteur souhaite«au moins garantir le même chiffre d'affaires que l'an passé». D.L.G.

Octobre: une histoire belge

Jean-Jacques Cabuy (photo), fondateur d'Octobre, use de sa sensibilité d'ex-styliste et de directeur artistique pour faire de la production à sa façon. Depuis qu'il a laissé Les Productions de la citrouille à ses associés, fin 1998, pour créer sa propre maison, il délègue la recherche de jeunes réalisateurs pour pouvoir s'investir dans chaque projet en cours. Le producteur indique que son objectif n'est pas de devenir une grosse maison, même s'il déplore que tous ses poulains partent une fois formés.«Ce qui m'amuse, c'est de faire des films. Je suis aussi heureux avec mes 30millions de chiffre d'affaires en 2000 que je l'étais avec 12millions en 1999», assure le producteur. Le bilan 2001 s'annonce moins chantant, avec des prévisions à 20millions. Mais Jean-Jacques Cabuy a plutôt tendance à voir les problèmes en termes de solutions. Une qualité qu'il attribue à sa«belgitude», comme il dit, et qu'il applique sur les films à petit budget, par exemple. Jean-Jacques Cabuy représente en exclusivité morale ou coexclusivité Jean-Pierre Pozzi (Eurosport), Hans Van Rijs, Hans Peter Moland, Joachim Back (Télé2), Bruce Parramor, Franck Uyttenhove, Hugues de Wurstemberger, Tanguy de Kermel (Smarties) et les auteurs de longs métrages Patrick Alessandrin (15août) et Alain Berliner (Ma Vie en rose). H.H.

Tobago Productions: en famille

Ambiance maison de campagne dans les locaux de Tobago Productions, situés dans une courette ombragée à Boulogne-Billancourt. Michèle Arnoud (photo) s'y est seulement installée depuis fin février, alors que Tobago Productions a été créée en janvier 2000, quand la productrice dirigeait encore la défunte Toreros aux côtés de Marie Calderon. Cette dernière, elle, a fondé Calderon Films.«Nous avions à l'époque décidé de monter deux maisons de production pour nous consacrer à nos projets», raconte Michèle Arnoud. Aujourd'hui, Michèle Arnoud compte dans son écurie des anciens de Toreros en exclusivité comme Delphine Quentin, Thierry Dupetit (Champignons de Paris, Fimatex), Toru Tokikawa (L'Oréal, Oil of Olaz), Pascal Venturini (clipCommando, pour Vanessa Paradis), le Sud-Africain Duncan Robson. En coexclusivité, Aruna Villiers, Yves Sabba et l'Italien Dario Piana. Michèle Arnoud revendique une ambiance«hyperfamiliale, conviviale et artisanale»et se consacre aussi bien à la publicité qu'aux courts métrages et aux clips. En projet, des films Belin et Pepito pour TBWA\Paris, avec le réalisateur Thierry Dupetit, entré dans le capital de Tobago. La productrice envisage, à terme, le recrutement d'un producteur pour l'international. D.L.G.

Orange Films: une porte sur l'Allemagne

Helmut Hutter (photo), ex-architecte et fondateur d'Orange, annonce la couleur:«Nous allons représenter officiellement huit à dix réalisateurs étrangers pour la France.»Depuis six ans qu'Orange Films existe, la maison a travaillé jusqu'à présent en production exécutive pour des agences étrangères qui avaient besoin de tourner dans un décor français, mais toujours pour les marchés étrangers. Les films sont commandés par Tartare, Knorr, Nissan, DHL, Opel ou récemment L'Oréal par l'intermédiaire de Bandits. En France, Orange travaille pour Chanel dont elle filme tous les défilés. Helmut Hutter attendait la demande du marché français pour présenter ses réalisateurs aux agences de publicité: le Français Yann Malka, le Danois Henrick K. Hansen, les Allemands Veit Helmer, Thomas Caspari et Mathias Bierer, l'Anglais Rankin et le Hongrois Laszlo Kadar. La société, qui a réalisé 15millions de francs de chiffre d'affaires en 2000 contre 8millions en 1999, s'apprête à ouvrir une filiale à Berlin pour répondre aux besoins des tournages français dans cette ville. H.H.

Puzzle Films: une question de souplesse

Les trois associés de Puzzle se mettent en quatre pour produire les désirs des agences, quels que soient le budget ou le délai. Un positionnement qui leur permet de prendre le marché des petits budgets que les grosses maisons de production délaissent et qui se révèle pourtant florissant depuis la multiplication des chaînes sur le câble et le satellite. La souplesse est le mot d'ordre de la jeune maison. Ainsi, deux films BFM et un autre pour SFR Texto ont été tournés en un temps, trois mouvements et six sous pour un rendu la veille du passage à l'antenne. Les producteurs vont jusqu'à transformer les créatifs de l'agence en réalisateurs d'un jour, sur des budgets à 200000 ou 400000francs. Emmanuel Le Juez, gérant (au centre), Patrick Puzenat (à gauche) et Akim Benrezzag (à droite), réalisateurs, sont les trois producteurs associés de Puzzle (photo). Ces trois personnalités ont gagné leur indépendance en faisant surtout de la production exécutive pour Wam. À un an d'existence et 10millions de francs de chiffre d'affaires sur le premier exercice, la structure fonctionne dorénavant seule. Puzzle représente des réalisateurs aussi différents qu'Éric Amblard (coexclusivité), Stéphane Kappès, exclusif en pub et réalisateur du téléfilmLe Patronpour TF1, David Jankowski et l'Anglais Pierce Plowden (exclu pour la France). Le duo Jean-François Bourrel et Jérôme Calvet, deux spécialistes de l'animation 3D, travaille en totale exclusivité. Sans oublier les fondateurs Akim Benrezzag, spécialiste de la comédie, et Patrick Puzenat, le réalisateur-pompier des productions de dernière minute. H.H.

Téléski: le son, rien que le son

Yves Médeski (photo), producteur de bandes son, s'est lancé en solo depuis un peu plus de deux mois. Sa maison, baptisée Téléski, s'appuie en bonne partie sur les clients de Production en cours, la maison qu'il a fondée il y a six ans et qu'il a laissée à ses associés. Il vient de travailler notamment pour Alfa Romeo et L'Oréal et est aussi un habitué de l'agence Louis XIV DDB. Le producteur se définit comme un artisan qui privilégie la qualité à la rapidité. C'est pourquoi on lui confie le plus souvent des films esthétisants et léchés. Dans un métier où tout peut se bricoler sur ordinateur, Yves Médeski prend le temps de faire appel aux artistes qui sauront coller le mieux à l'image (compositeur, musiciens et designers de sons). De ses débuts où il était producteur de disques indépendant, il tient une culture«plutôt rock et variétés»,mais travaille aussi bien avec des artistes classiques comme le compositeur russe Evgueni Gaspéri. Il a fait ses débuts dans la publicité chez Eurocom, où il était producteur radio. Puis a pris en charge la production son de Première Heure, cinq années durant. Aujourd'hui, la radio est l'un de ses axes de développement. Téléski a signé une campagne Renault. H.H.

Envoyer par mail un article

La nouvelle vague

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.