Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Valeur refuge

22/02/2002

En dépit du trou d'air du marché high-tech, le secteur des relations presse et des relations publiques a maintenu un niveau de croissance honorable l'an passé.

La crise ? Connais pas... L'affirmation est peut-être un peu excessive, mais le marché des relations presse et des relations publiques s'est plutôt bien sorti d'une année pour le moins terne sur le plan économique. En 2001, les agences conseils du secteur affichent, selon Syntec RP, le syndicat de la profession, une croissance de 10,5 %. Une prouesse, comparé à la légère baisse du marché publicitaire dans les grands médias (-1,3 % selon TNS Media Intelligence).« En période d'incertitude, les budgets de RP, moins élevés, sont plutôt sauvegardés »,commente Marianne Labadie, directrice de l'agence Media Book. Florence Gillier, responsable de l'agence éponyme, surenchérit :« Les relations presse sont même une opportunité en période de crise. Leur impact final, au regard de l'investissement consenti, convainc de plus en plus d'entreprises. Le Conseil supérieur des experts comptables, par exemple, a tout misé sur les RP pour promouvoir son Train de l'euro, l'été dernier. La couverture médias, avec plus de six cents retombées, lui a donné raison. »«Le premier semestre 2001 a été très bon,observe Dominique de Souza, directrice générale de D2S Communication.Le marché s'est tendu après le 11septembre, essentiellement dans les relations publiques. C'est moins vrai dans les relations presse, un secteur où les contrats sont le plus souvent annuels et donc moins susceptibles d'être remis en cause.»

Certes, après 25 % d'augmentation de leur activité en 2000, les agences de RP ont dû ajuster leurs effectifs. Ceux-ci ont baissé de 2 à 3 % l'an dernier, selon Syntec RP.« Il y a eu des erreurs de recrutement en 2000, que les agences ont payées l'an passé,constate Florence Gillier.En embauchant de hauts salaires en période de pénurie, la charge est devenue trop lourde lorsque le marché s'est ralenti. Certaines agences se sont alors retrouvées avec des jeunes, branchés sur Internet, mais finalement peu intéressés par le travail de RP. »La croissance du marché a été sensiblement freinée par la contre-performance du secteur des hautes technologies (+3 % tout de même), frappé de plein fouet par l'explosion de la bulle Internet. Même les agences les plus solides ont dû procéder à quelques ajustements. Ainsi l'an dernier, Brodeur SRRP a rapatrié en son sein sa filiale SRRP One, dédiée aux start-up.« Cette crise a permis de desserrer le marché de l'emploi. Aujourd'hui, l'envoi de CV spontanés redémarre »,note Henri Dirat, associé de la société 3D Communication.

Croissance de 10 % en 2002

Et, déjà, les professionnels laissent poindre une note d'optimisme. Pour cette année, Syntec RP prévoit une croissance du marché d'au moins 10 %, assortie d'une meilleure rentabilité des agences. Ces dernières comptent beaucoup sur le second semestre 2002.« Les clients seront peut-être moins nombreux mais le travail que nous aurons à leur fournir sera d'une plus grande valeur ajoutée »,prédit Gilles Moreau, président de GCI Moreau&Associés. L'exigence et la professionnalisation des clients sont de plus en plus soulignées par les agences.« Ce marché est d'autant plus prometteur que la demande est forte de la part des clients qui mènent désormais des consultations portant sur des engagements réellement stratégiques relatifs à des enjeux d'opinion »,souligne Jean-Pierre Beaudoin, directeur général du groupe i&e. Stéphane Attal, de l'agence Zap !, s'en félicite lui aussi :« Les clients ont mûri, leurs briefs sont plus professionnels et les honoraires plus élevés. Ils ont compris la dimension stratégique des RP. »Caroline Saslawsky, directrice de l'agence Idénium, renchérit:«Il existe une montée en puissance des enjeux de communication institutionnelle pour les entreprises. Les relations presse jouent un rôle clé, complémentaire de la stratégies médias. Du reste, les appels d'offres demandent une réponse de plus en plus sophistiquée en termes de conseil stratégique.»

Si la maturité des entreprises rassure les agences, ces dernières doivent toutefois faire face à un contexte plus difficile. D'abord du côté des médias.« La diminution des cahiers spéciaux et des pigistes réduit la disponibilité de nos interlocuteurs. Même avec des sujets forts, il est de plus en plus difficile d'intéresser les journalistes. Cette évolution est surtout préjudiciable pour les entreprises les moins connues »,observe Henri Dirat, de 3D Communication. Bernard Sananès, vice-président d'Euro RSCG Corporate en charge du pôle PR&Corporate, parle, lui, de« saturation de l'information ». « Il faut être créatif pour vendre des angles intéressants et trouver les bonnes fenêtres de tir,explique-t-il.Sans compter que le niveau et la professionnalisation des journalistes augmentent, il y a un gros travail de fond à faire avec le client. »À cela s'ajoute, selon Jean-Pierre Beaudoin, l'intervention accrue des directions achat des grandes entreprises dans la signature des contrats. Bref, la professionnalisation passe aussi par plus de contrainte et de rigueur.

Envoyer par mail un article

Valeur refuge

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.