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Six jeunes pousses de l'année

22/02/2002

Signe de la vitalité de ce secteur d'activité, de nombreuses agences de relations presse ont vu le jour en 2001. Nous en avons sélectionné six.

Alexandra Richert - Diabolik : La vestale du démon

Ton enjoué et badin au téléphone, Alexandra Richert, longue chevelure brune et regard pétillant, n'a rien d'une introvertie. Le nom de son agence - Diabolik - annonce la couleur. Il faut aller chercher l'origine de cette marque du côté de sa maison mère : Démoniak. Une agence en création de marque dirigée par Rodolphe Grisey. Ces deux complices, en affaires comme dans la vie, se sont rencontrés en septembre 2000, lors de la Com'Cup, à bord du bateauStratégies... Fin mars 2001, Alexandra Richert quitte Market Place, dont elle était directrice du développement et de la communication, pour s'associer à Rodolphe Grisey. Elle n'en est pas à sa première expérience d'entrepreneuse. À vingt-quatre ans, dès la fin de ses études, elle s'est lancée en indépendante : les langues orientales, le commerce international et le journalisme pour finir, ne lui serviront pas tant que son sens du relationnel. En 2000, son client principal, Market Place, est le seul à la retenir, un temps, comme salariée. Aujourd'hui, elle retrouve les coudées franches avec des budgets qui varient de l'agence de marketing à l'association humanitaire. Pas si satanique...

H.H.

Philippe Poupard et Bruno Arabian - Rumeur Publique Equity : Rumeur à la Bourse

Rumeur publique a une petite soeur depuis septembre dernier. Son nom est Equity, RPE pour les initiés. Comme son aînée, elle est spécialisée dans le secteur des hautes technologies, mais sa vocation est la communication financière. L'un de ses deux fondateurs, Philippe Poupard, a passé onze ans à vendre des titres et des placements à New York en tant qu'agent de change pour Paine Webber. Le directeur général, Bruno Arabian, est un ancien journaliste de la presse économique et financière. Jeune mais ayant suffisamment roulé sa bosse dans les rédactions (Investir,La Tribune,Les Échos,Le Journal de la finance,Le Figaro) pour, dit-il, être revenu de ses illusions :« J'en avais assez que les PDG et les agences de communication nous mentent. » « Quand une entreprise va mal, il faut expliquer pourquoi »,poursuit Bruno Arabian. Si, aujourd'hui, le marché n'est pas vraiment favorable aux introductions en Bourse, les deux acolytes restent en veille sur les technologies émergentes, repèrent les start-up les plus prometteuses, qu'ils assisteront afin qu'elles soient connues au moment opportun. Un vrai travail d'analyste financier.

H.H.

Christophe Schnitzler - Cs Conseil : L'école de la politique

Relations presse, relations publiques, « webmastering », conseil en communication, écriture en tout genre... Pour Christophe Schnitzler, les présentations au tout-Toulouse n'ont pas été des plus aisées à la naissance de son cabinet-conseil, en mars dernier. Depuis, ce diplômé de Sciences-po a affiné son message, s'adaptant au marché local. « Consultant » ne passe pas ? Qu'importe, le voilà concepteur-rédacteur,« plus évocateur, même si c'est réducteur ». Ce jeune entrepreneur sait ce que valent des titres ronflants après dix ans de carrière dans le milieu politique. Il commence au service de presse de la mairie de Cannes, puis est assistant du président de la région Hautes-Pyrénées. En 1993, il devient bras droit de Françoise de Vérinas, l'une des « Juppettes » du gouvernement Juppé. Cet itinéraire l'a définitivement étiqueté à droite, lui fermant du coup tout un pan du marché public local. Pour parvenir à 30 500 euros de chiffre d'affaires en fin de premier exercice, l'homme-orchestre a repensé la plaquette d'une association, organisé un événement pour un créateur, conseillé la Caisse d'épargne sur sa stratégie RP, etc. Seul mais bien entouré, il soigne son réseau de partenaires, de Toulouse à Paris.

H.H.

Éric de Poulpiquet - Médiatisés : Mission télé-radio

Médiatisés se positionne comme partenaire des agences de RP pour tous les médias audiovisuels. Son personnel, majoritairement masculin, frappe d'emblée. Et, quand partout ailleurs on se partage les clients par secteur d'activité, ici, ce sont les journalistes audiovisuels qui sont au coeur de l'organisation de l'agence. Chaque consultant a son carnet de contacts, qu'il est susceptible d'appeler pour tout budget. La machine est bien huilée : jusqu'à 157 passages télé-radio par mois, tous clients confondus ! Éric de Poulpiquet, son fondateur, a prouvé son savoir-faire chez Harvard Public Relations, dont il a monté le département audiovisuel en septembre 1999. Il entraîne ses trois collaborateurs au moment de se lancer, en août dernier. L'équipe compte dix personnes aujourd'hui. Médiatisés travaille pour 17 agences de presse, dont 13 officieusement. L'objectif d'Éric de Poulpiquet, qui vient de signer un partenariat avec Sécodip, est de s'affranchir de la marque blanche pour travailler plus efficacement, en toute transparence.

H.H.

Nadine Lang - Johnson King : So British

Le 61, rue de Réaumur à Paris pourrait être l'entrée d'un ancien manoir anglais. C'est au quatrième étage de cet immeuble que l'agence britannique Johnson King a choisi d'installer sa nouvelle filiale française. Nadine Lang, qui la dirige, apporte la dernière touche au tableau en offrant le thé. Mike King, le jeune fondateur de l'agence londonienne, est venu « chasser » Nadine Lang chez Grayling. Le premier contact avait eu lieu à Mediapub, où la jeune diplômée en sciences politiques et communication sous-traitait déjà des budgets de l'agence britannique. Johnson King s'est fait une spécialité du secteur high tech depuis 1992. La jeune femme de trente et un ans s'est formée quatre mois à Londres aux méthodes anglaises : partage de l'information, séances communes de réflexion et prise d'initiative vis-à-vis du client. Alors que les grosses agences du secteur sont en pleine restructuration, Nadine Lang espère« se démarquer par la qualité et la personnalisation de sa prestation ». Objectif : atteindre les 610 000 euros de chiffre d'affaires en 2002, soit le double de sa première année, avec trois attachées de presse et une assistante.

H.H.

Myriam Sander - Go Public : Techno-consultants

Jeune et jolie... La comparaison avec la caricature de l'attachée de presse s'arrête là. Myriam Sander a plutôt le profil de la femme d'affaires. D'ailleurs, à la tête de ses neuf « consultantes », elle essaye, explique-t-elle, de« redorer le blason de la profession, en étant davantage des accompagnatrices commerciales ». En lançant, en pleine crise (janvier 2001), Go Public, une agence spécialisée dans les nouvelles technologies, cette tout juste trentenaire a misé sur des collaboratrices« seniors, bac + 4 minimum, pour ne traiter que deux clients chacune ». Elle-même a découvert le high tech dans une agence new-yorkaise. De retour à Paris, elle entre chez Fi System comme directrice de la communication, puis propose de monter le département presse. Fi System s'essouflant, elle reprend son indépendance. Un leveur de fonds, Intuitu Capital, est à présent son actionnaire majoritaire et colocataire, du côté de la place Vendôme. Pour gagner ses dix-neuf clients et quelque 450 000 euros de marge brute, l'agence a dû faire preuve d'inventivité : création des « IP Mornings » pour Cable&Wireless ou d'un trophée de qualité de service pour IP Label.

H.H.

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