Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

L'e-presse en voie de recomposition

29/03/2002

En éclatant, la bulle Internet a certes fait souffrir quelques prestataires, mais elle a aussi assaini le marché des contenus en ligne. Le positionnement des agences se précise dans un paysage clarifié.

L'euphorie de la nouveauté passée, la stratégie des agences d'édition d'entreprise sur le multimédia se fait plus lisible. Celles dont le créneau est l'éditorial pur et dur n'ont plus peur de le revendiquer, à l'instar de Tagaro ! DDB&Co, Textuel (TBWA\France) et Verbe (Mediasystem/Publicis). Leur appartenance à un grand groupe leur permet de se décharger de la partie technologique sur les filiales de marketing relationnel ou interactives de leur maison mère (Tribal DDB, Tequila, Publicis Dialog ou Publicis Network). De son côté, L'Agence, qui vient de passer dans le giron du groupe Carat, se félicite de voir depuis peu des cahiers des charges sur le contenu multimédia qui occultent les solutions techniques et graphiques.« Le marché a enfin compris que nous n'étions pas une Web agency »,soupire Marie Wiriath, directrice de L'Agence.

Désormais, dans les entreprises, l'interlocuteur n'est plus seulement un spécialiste des technologies Web.« Nous avons davantage affaire à des spécialistes de la communication »,témoigne Laurent Malvaux, directeur de Tagaro ! Multimédia. La demande de ces interlocuteurs est plus axée sur la dimension stratégique que technologique. Revers de la médaille, le transfert de connaissances ne s'est pas toujours fait dans les meilleures conditions.« L'avantage des directions de communication, c'est qu'elles sont capables de quantifier ce qu'elles attendent d'Internet. Mais elles ont encore beaucoup à apprendre concernant les pratiques de ce média »,observe Vincent Fournout, directeur de l'agence La Mine. Du coup, les enseignes font le grand écart entre les clients rodés à la culture Internet et ceux qui en sont totalement dépourvus.

Sur le marché des contenus en ligne, les agences éditoriales classiques se retrouvent confrontées à la concurrence de Web agencies innovantes, comme La Mine ou Ubiqus Content, positionnées sur la production de contenus, ou encore Duke ou B2L, spécialisées dans l'expertise marketing. Autre front de concurrence non négligeable sur le marché des grands comptes, les SSII telles SQLI, Business Lab ou Cable&Wireless, ont intégré des compétences éditoriales. Par exemple, l'agence d'édition d'entreprise Angie, qui a cherché à se démarquer des agences éditoriales traditionnelles en investissant dans la production audiovisuelle sur le Net, est désormais, pour certains appels d'offres, en concurrence directe avec ces spécialistes des systèmes d'information. Angie Interactive a intégré 35Mai Production en 2001 et racheté Pointe Noire Production ce mois-ci. Cette dimension high-tech lui permet de se désigner comme une « Web Content Agency ».

La concurrence et l'émulation créative restent d'actualité sur un marché des contenus en ligne qui s'est pourtant restreint. La disparition de Quelm, éditeur français de contenus et de fils d'information sur le high-tech, en est l'illustration criante. Plusieurs agences d'édition classiques, qui voyaient dans le multimédia leur principal axe de développement, sont tombées de haut. L'Agence, qui a réalisé 9,76 millions d'euros de chiffre d'affaires au lieu des 10,67 millions prévus en 2001, a diminué ses effectifs. De même, La Mine a réduit son équipe de 35 à 25 personnes. Cette agence, qui fournit les portails MSN et Wanadoo, cherche d'ailleurs à se faire racheter par un groupe de communication. Les offres multimédia lancées l'an dernier par Textuel et Verbe, respectivement E-Publishing et Kontnu, sont restées embryonnaires.

Des intranets plus glamour malgré des budgets modestes

L'une des principales sources de développement du marché des contenus en ligne reste l'intranet. Des entreprises, parmi lesquelles Sony, ont transféré certaines informations papier sur le média électronique pour des raisons d'économies.« Nous avons gagné des budgets sur l'intranet et Internet, alors que nous en avons perdu sur le papier »,déclare François Blanc, le patron de l'agence Créapress. Après avoir investi dans ces nouveaux outils de management, les entreprises se posent désormais la question de leur fréquentation. La tendance semble être à un supplément de glamour pour ces supports parfois austères. Exemple : Tagaro ! Multimédia réalisera, façon webzine, l'intranet d'Hachette Livre. Le seul frein à cette évolution vers un intranet plus attrayant reste la taille des budgets, modeste. Une contrainte économique qui conduit Verbe, par exemple, à repositionner sa filiale Kontnu sur une optimisation des contenus existants au sein de l'entreprise au profit des sites.

Envoyer par mail un article

L'e-presse en voie de recomposition

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.