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Cospirit

19/04/2002 - (4,99 millions d'euros)

L'année 2001 a été éprouvante ! »,lâche Florian Grill, le fondateur de Cospirit. La stabilisation de la marge brute du groupe à près de 5 millions d'euros reflète mal l'ambiance qui y régnait... Alors que les dotcoms représentaient 50 % de sa marge brute en 2000, elles ne pèsent plus que 8 % en 2001 suite à la perte de budgets comme Auféminin, Consors ou Infonie.« Ce n'est pas sur nos métiers de publicité, d'études et de médias que Cospirit pouvait se différencier face aux gros concurrents pour compenser ce manque à gagner »,confie Florian Grill.

Deux nouvelles démarches ont donc été développées : le marketing de propagation et les médias de chalandise. La première repose sur la communication autour du changement. L'objectif de cette approche est d'identifier des « alliés » pour communiquer vers eux et les transformer en prescripteurs. D'autre part, l'agence identifie les freins et le niveau auquel ils se situent. Par exemple, des campagnes comme « Le tabac est dangereux pour la santé », qui agissent au niveau de la compréhension, ne modifient pas les comportements. Selon Cospirit, c'est un discours au niveau de l'identité, « Je fume parce que c'est convivial », qui pourrait avoir un impact. Cette démarche a déjà séduit des annonceurs de la grande consommation comme Lactel.

La deuxième approche de l'agence concerne les médias de chalandise. Il s'agit de former aux médias les managers locaux de la grande distribution ou de gérer l'achat d'espace à leur place. Grâce à ces nouveautés sur le marketing de propagation et les médias de chalandise, l'agence a réussi à compenser la totalité des pertes de ses budgets dotcoms. C'est sur ces deux facteurs de croissance que Florian Grill compte se concentrer pour faire la différence sur l'année qui vient.

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