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Les Ouvriers du paradis

19/04/2002 - (4,57 millions d'euros)

Pour sa cinquième année d'existence, l'agence indépendante de la rue de Bourgogne, à deux pas de l'Assemblée nationale, enregistre une confortable croissance de 7 %. Pourtant, l'agence a dû faire face à la perte de la quasi-totalité de ses budgets dotcoms, qui représentaient environ 600 000 euros de marge brute. Elle a également perdu la marque de parapharmacie Oenobiol, sans parler du gel du budget de communication de Banque Directe (groupe BNP Paribas), qui attend toujours que son avenir s'éclaircisse.

En dépit de ces mauvaises nouvelles, Les Ouvriers du paradis a pu maintenir le cap, grâce à l'acquisition de nouveaux clients équivalente à près de 1,2 million d'euros, selon son PDG Thierry Consigny. Parmi ces conquêtes, la marque allemande de collants et chaussettes Falke (un budget européen), les magasins Marques Avenue, les chaussures Weston, Bang&Olufsen, Singer et les magazinesVoyageretAtmosphère.

Quant à l'année 2002, elle a bien commencé, avec les gains de Larousse (1 million d'euros) et surtout de Nina Ricci. Tous ces succès illustrent bien l'orientation de l'agence, qui tend à sortir peu à peu de l'univers du luxe dont elle s'était fait une spécialité depuis sa création. Les Ouvriers du paradis a aussi procédé l'an passé à un petit aménagement de structure, en créant un comité de direction, avec stock-options à la clé. Quant aux projets de développement, Thierry Consigny reste discret, même s'il reconnaît travailler activement à une nouvelle offre,« sorte de passerelle entre la publicité, le cinéma et la fiction télévisée ».

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