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Réflexion faite

19/04/2002 - (4,27 millions d'euros)

L'année 2001 n'a pas été celle des folles prospections pour l'agence »,reconnaît Philippe Carrère, directeur associé de Réflexion faite. D'abord parce que le marché ne s'y prêtait pas, mais aussi parce que l'agence était concentrée sur sa fusion avec Gayal. Ce rapprochement, finalisé en février 2001, a permis à l'agence de compléter son offre en publicité, achat d'espace et relations presse, par l'expertise hors-média de Gayal dans l'édition, le packaging, l'identité visuelle, les relations publiques, Internet et la stimulation de force de vente.

Malgré cette offre de compétences désormais transversales, l'agence accuse une baisse de 20 % de sa marge brute en 2001. Elle explique ce différentiel par la perte du budget informatique Cibox, estimée à 0,53 million d'euros de marge brute, et les résultats de la Web agency apportée par Gayal, Beenext, qui n'ont pas été à la hauteur espérée. L'agence en avait pourtant escompté presque un million d'euros de marge brute. Réflexion faite a donc décidé de se séparer de cette structure en septembre 2001, suite à l'explosion de la bulle Internet, et c'est l'ancien PDG de Gayal, Stéphane Favresse, qui en a pris la présidence après avoir quitté le groupe avec cinq salariés. Malgré tout, l'élargissement de l'offre a permis d'amener vers le hors-médias des clients en publicité, comme Vivendi Universal Publishing ou les porcelaines Haviland.

« Pour 2002, je ne me prononce pas »,conclut Philippe Carrère, même s'il estime que la fusion de Réfexion faite et Gayal s'est déjà soldée par 30 % de business supplémentaire.

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