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D Interactive : 39,85 millions d'euros

31/05/2002

D Interactive a passé une année 2001 sur le fil du rasoir. Le groupe a enregistré une perte d'exploitation d'environ 4 millions d'euros et a dû renégocier sa dette avec ses partenaires financiers pour tenir jusqu'en 2003. Le cours de Bourse du groupe, qui s'était introduit au Nouveau Marché de Paris en 1999, a chuté de 41 % depuis janvier 2002. Les principaux points noirs ont été l'agence de Paris, qui a perdu deux clients importants -Renault et Nivea- et la Web agency, fortement déficitaire, qui a fermé ses portes, provoquant le départ d'une cinquantaine de salariés.« En matière d'Internet, le groupe se focalisera désormais sur le conseil et sous-traitera l'aspect technologique »,assure Sylvain Forestier, coprésident du groupe. Le marketing téléphonique, qui représente 48 % de l'activité de D Interactive, a connu une croissance limitée à 0,3 % en pro forma.« D Interactive a subi la détérioration du marché et une crise de croissance,analyse Sylvain Forestier.En 1999, nous étions présents seulement en France ; aujourd'hui, nous sommes fortement implantés dans trois pays : la Grande-Bretagne, la Suède et l'Espagne. Nous avions tout axé sur la croissance. »Le groupe ne disposait pas de reporting comptable adapté, de base de données prospects centralisée ni d'intranet. Durant l'année 2001, Sylvain Forestier a engagé un plan de réduction des coûts, comprenant une centaine de suppressions de postes. Il s'est consacré à la consolidation des acquisitions, notamment Careline en Grande-Bretagne et Satisfactory en Suède, deux sociétés spécialisées dans le marketing téléphonique et le traitement de données. L'agence de Paris est repartie à l'offensive. Jean-Luc Bernard à la direction générale et Michel Duval à la création ont relancé la prospection qui avait été abandonnée pendant un an. Ils ont ainsi engrangé quatre budgets : Cegetel, Skandia (groupe financier suédois), Colgate et Garnier. Au final, la marge brute de D Interactive a progressé de 18,55 % en 2001, à 39,85 millions d'euros. Sylvain Forestier prédit un retour à l'équilibre cette année, avec une croissance organique de 2 à 3 %. Selon lui, le modèle économique de l'agence, qui marie la communication, la business intelligence et le marketing téléphonique, a de l'avenir, même si la politique d'acquisitions est stoppée. En revanche, il n'exclut pas,« si la situation l'impose, une augmentation de capital ou une cession d'activités non stratégiques ».

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