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Les sources d'information des médecins généralistes

29/05/1998

Les généralistes ont une opinion précise de leurs relations avec les laboratoires pharmaceutiques et la presse médicale.

Entre les mailings, les journaux, les publications en tout genre, sans oublier les visiteurs médicaux... et les patients, les quelque 60000médecins généralistes français sont très sollicités. Il est donc important pour les laboratoires pharmaceutiques et autres éditeurs de presse de savoir précisément comment leurs messages- et eux-mêmes- sont perçus par cette population. L'Observatoire de l'opinion et de l'information médicale, dont Ipsos Médias vient de publier la première vague de résultats, se propose de répondre à cette question en «notant» les différentes sources d'information.«Cette étude prend en compte deux dimensions,explique Élisabeth de Langhe, directrice d'Ipsos Médias.Celle de suivi de l'évolution dans le temps des moyens d'information médicale de cette population, puis celle d'alerte et de compréhension des opinions et des attitudes des médecins généralistes.»En voici les principaux enseignements. 1 . L'appréciation des laboratoires pharmaceutiques. Le montant élevé des budgets que les laboratoires consacrent à la visite médicale démontre l'importance qu'ils lui accordent. Avec raison, si l'on en croit l'Observatoire d'Ipsos. Quant il leur est demandé de définir leurs principales attentes vis-à-vis des laboratoires, les médecins généralistes évoquent avant tout leurs bonnes relations avec les visiteurs médicaux (à 49,7%) et la compétence de ces derniers (à 48,9%). Le prix des médicaments, qui arrive en troisième position, obtient un score deux fois moins important (25,8%). Quant aux autres items, ils doivent se contenter de niveaux moindres. La communication régulière sur l'avancement de la recherche médicale ne séduit que 13,5% des généralistes, la réalisation d'études épidémiologiques 9,1% et l'envoi d'informations médicales sur CD-Rom 6,9%. Les contacts avec les visiteurs médicaux font même l'objet d'un examen plus approfondi de l'Observatoire (cf. graphiques ci-contre), avec des informations sur la fréquence et la durée de la visite. Parallèlement,«nous avons mis au point un indicateur barométrique de présence des laboratoires sur le marché»,ajoute Élisabeth de Langhe. Bâti à partir de questions précises sur la visite médicale bien sûr, mais aussi sur leurs activités de formation médicale continue, sur la qualité de leurs mailings ou sur la publication de livres et CD-Rom, cet indicateur permet d'établir un classement des laboratoires. Pour cette première vague(1), le tiercé de tête est occupé, dans l'ordre, par Servier, Merck Sharp Dohme Chibret et Rhône-Poulenc Rorer. Plus intéressant pour les directions marketing des laboratoires, les généralistes les jugent item par item, ce qui permet à chacun d'entre eux de connaître leur image point par point image. 2 . L'audience de la presse. La presse représente l'autre grande source d'information des généralistes. Les titres de presse médicale figurent en bonne place, mais les quotidiens et hebdomadaires généralistes sont loin d'être ridicules. Ainsi, près d'un médecin sur quatre lit régulièrement la rubrique spécialisée duMonde,devant celle duNouvel Observateur(21,9%), duFigaroet deL'Express(18,4%), puis duPoint(17,6%). Aussi surprenant que cela puisse paraître, les généralistes sont plus intéressés par l'information médicale de ces titres grand public que parLe Journal international de médecine, LaSynthèse médicaleouActualités innovations médecine.Les quotidiens, les bihedomadaires et les hebdomadaires médicaux restent néanmoins leurs interlocuteurs privilégiés. Leur préférence va versLe Quotidien du médecinque la famille Tesson vient de céder à Havas. Ensuite, le classement d'Ipsos fait apparaîtreImpact médecin hebdo,feuImpact quotidien,Le Généralisteet lePanorama du médecin,puis les journaux de formation médicale continue (FMC). Ces derniers disposent d'une telle image que les généralistes n'hésitent pas à affirmer qu'ils sont prêts à souscrire un abonnement payant dans le cadre de la FMC. Un plébiscite, puisque les médecins ont été habitués à recevoir gratuitement la presse. 3 . Le comportement à l'égard de l'informatique. L'Observatoire analyse aussi les opinions et les attitudes des généralistes sur des problématiques ponctuelles ou qui s'inscrivent dans la durée. Depuis que le gouvernement leur a imposé de s'équiper avant 2000, l'informatique est devenue une de leurs principales préoccupations. Pour se tenir informés sur la micro-informatique professionnelle, les médecins font confiance à la presse médicale (75,8%), aux avis des confrères et amis (56,3%), à la presse informatique (27,5%), aux congrès et séminaires (17,4%), au marketing direct (15,3%) et aux expositions (13,1%). En termes d'équipement, 62,6% des cabinets médicaux sont équipés d'au moins un micro-ordinateur et 25% de plusieurs. Toutefois, l'Observatoire ne dit pas quelle est leur utilisation. Secrétariat ou suivi des dossiers ? Seule certitude, 47,3% des généralistes affirment être utilisateurs (au moins trois fois par semaine) de leur micro pour des raisons professionnelles, et 23,1% disposent d'une connexion à l'Internet. Des chiffres qui devraient augmenter d'ici à la prochaine vague d'enquête. (1) Les prochaines vagues sont prévues en juin (résultats en septembre) et en décembre (résultats en janvier).

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