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La parole à Anne Frangeul

16/01/1998

Anne Frangeul, attachée de presse indépendante à Angoulême, nous explique son travail à la tête d'AF communication: «Ici, la question consiste d'abord à expliquer pourquoi faire des relations presse, davantage que comment les faire. Presse et entreprise ne sont pas dans la même unité de temps: la première est dans l'instant, la seconde dans la durée. Mon rôle consiste à faire en sorte que ces deux logiques se rejoignent et que chacun y trouve son compte.» D'où, pour elle, beaucoup de pédagogie de part et d'autre. Un patron est habitué à parler à ses seuls clients internes et externes, et trouve que la presse ne parle de lui que lorsque cela va mal. Et quand cela va bien, pas question de donner l'information au concurrent! D'ou le développement, à Paris comme en province, des médias-trainings, destinés, le plus souvent sous couvert d'expression orale, à décoincer les chefs d'entreprise vis-à-vis de la presse. Un journaliste est une des rares personnes à pouvoir bombarder un Pdg de questions avant de sortir sans avoir le moindre compte à rendre! «Alors qu'un chef d'entreprise impliqué dans la vie socioéconomique sera appelé spontanément par le journaliste, et, en cas de crise, ce dernier saura que "ce n'est pas aussi simple que cela"», ajoute-t-elle. Elle commence rarement par un contrat à l'année, mais entre par la petite porte: un dossier de presse par exemple. «Je propose ensuite de continuer les relations presse. La Charente libre a une double page économique le mardi.» Anne Frangeul garde un très mauvais souvenir de la communication sur le trou financier de la mairie de sa ville. «Ce métier nécessite rigueur, confiance et simplicité à tout instant, conditions de notre crédibilité. Ce cas précis était très difficile: soit on parlait de ce trou, avec le risque de dégradation de l'image du client, mais cela incitait les pouvoirs publics à mettre la main au portefeuille; soit on ne disait rien, ce qui conservait intacte l'image mais faisait que les pouvoirs publics n'aideraient pas, sans compter le risque de fuite, patent. Avec le nouveau maire, nous avons choisi la première option. Cela a été très dur, car plus nous communiquions, plus notre image se dégradait. Et, parallèlement, le trou se creusait davantage...»

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