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Paris vaut bien des concessions

11/10/2002

Adjoint de Bertrand Delanoë, Christian Sautter s'attaque aux problèmes de l'affichage. Le règlement local de publicité et les contrats vont être réexaminés.

Paris fait des envieux. Avec un chiffre d'affaires en affichage estimé à 700 millions d'euros annuels, tous formats confondus, la capitale est un gâteau appétissant pour les afficheurs. JCDecaux en est le principal bénéficiaire grâce à ses différentes concessions (lire ci-dessous). Mais la donne pourrait changer plus rapidement que prévu. La nouvelle équipe élue en mars 2001 à la mairie de Paris a l'intention de revoir le règlement local de publicité.« Il est temps de le réaménager,affirme àStratégiesChristian Sautter, adjoint au maire de Paris, chargé du développement économique, des finances et de l'emploi.Nos textes datent de juillet 1986. Il faut aujourd'hui tout remettre à plat. »L'ancien ministre des Finances, bras droit de Bertrand Delanoë à l'Hôtel de ville, a élaboré son plan d'action. Première étape : la constitution des groupes de travail.« Nous avons déjà commencé à les mettre en place,indique-t-il.Mais nous désirons bien sûr rencontrer les afficheurs et plusieurs associations de riverains. Deux tables rondes seront organisées.» Le dossier a été confié à Jean-Pierre Caffet, maire adjoint chargé de l'urbanisme.

La plus-value de l'espace

Pour Christian Sautter,« il s'agit avant tout de faire respecter la loi. Je n'ai pas une attitude systématiquement opposée à l'affichage, mais le média doit s'intégrer dans le paysage urbain. C'est une question esthétique ».Esthétique, mais aussi juridique. La plupart des contrats ont été reconduits par l'ancienne municipalité de Jean Tiberi. L'équipe actuelle n'a pas d'autre choix que de les honorer.« Nous respectons le droit, même s'il est hérité de nos prédécesseurs,continue Christian Sautter.Mais s'il s'avère que le concessionnaire s'est grossièrement éloigné de ses prérogatives, nous réagirons. Néanmoins, je conçois qu'il soit très difficile de le prouver. »Les alliés des socialistes à la mairie de Paris, en particulier les Verts et les radicaux de gauche, prônent une ligne plus dure. Ces derniers sont à l'origine d'un texte voté à l'unanimité par le Conseil de Paris avant l'été. Objectif : la révision complète et immédiate de l'ensemble des contrats de concession de la ville.« Je lutte contre la marchandisation de l'environnement,explique Jean-Christophe Mikhaïloff, conseiller municipal radical de gauche dans le XIearrondissement, à l'origine de la démarche.Toutes les implantations doivent faire l'objet d'une étude afin de savoir si elles apportent une réelle plus-value de l'espace. »Les textes des contrats de concessions sont examinés à la loupe par la direction des affaires juridiques.

Tous les ans, ces concessions publicitaires rapportent 21 millions d'euros au budget de la ville, selon Christian Sautter. C'est moins de 0,4 % du budget annuel. Sur ce montant, 9 millions proviennent des taxes ponctionnées sur chaque affiche, quel que soit le format. Le solde émane des recettes des concessions allouées : 6 millions venant de JCDecaux pour le mobilier urbain et les panneaux installés sur le domaine public, et 6 autres millions étant versés par Dauphin (Clear Channel) et Avenir (JCDecaux) pour les panneaux grand format posés sur les palissades de chantiers.« Il convient aussi de revoir les systèmes de calcul des concessions,ajoute Christian Sautter.Il faudrait définir, par exemple, des niveaux plus élevés pour certaines zones. »Une idée qui sera peut-être reprise dans l'appel d'offres des colonnes Morris et des mâts drapeaux, dont le contrat, géré par JCDecaux, arrive à terme fin 2004.

Réguler le nombre de panneaux

Mais avant de réformer le règlement local de publicité, Christian Sautter compte faire appliquer l'existant.« Il y a eu des abus,insiste t-il.Des panneaux ne sont pas conformes. Je pense à l'affaire du Petit Palais, où la bâche masquant les échafaudages des travaux qui s'y déroulent est recouverte d'une gigantesque fresque publicitaire. C'est interdit dans cette zone. Nous laissons le contrat se poursuivre jusqu'en 2003, mais après, il n'y aura plus de publicité à cet endroit. »Malgré tout, Christian Sautter reconnaît qu'il ne faut pas bannir l'affichage dans Paris.« Le nombre de panneaux sur le domaine de la ville, et hors mobilier urbain, a déjà considérablement diminué,indique-t-il.Nous ne voulons pas supprimer l'affichage de Paris. Juste le réguler. »

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