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LES NOMINÉS

2e Arnaud Lagardère : Le temps pour allié

06/12/2002

Après avoir réussi le rachat des maisons d'édition françaises de Vivendi Universal, Arnaud Lagardère, président de Lagardère Media, pouvait prétendre au titre d'Homme de l'année deStratégiesen 2002.Arrivant à la deuxième place derrière le président du directoire de Publicis, il peut s'estimer satisfait et mesurer le chemin qui le sépare du leader.

Arnaud Lagardère n'est, semble-t-il, pas encore unanimement reconnu pour sa « vision stratégique et sa capacité à trouver des idées nouvelles ». Avec 36 % d'opinions « tout à fait » favorables sur ce critère, derrière Maurice Lévy (59 %) et Alain Weill, le patron de RMC (43 %), l'homme ne s'impose qu'imparfaitement comme patron novateur et visionnaire. Sur le plan de l'image, il souffre de la forte présence à ses côtés de son père, Jean-Luc Lagardère, avec qui il a conclu les gros accords de son groupe au cours de ces trois dernières années (VUP, Virgin, Club Internet).

En outre, alors qu'il soutient depuis toujours un développement dans le numérique et l'audiovisuel, pour le moment limité, les grosses acquisitions récentes de Lagardère Media concernent ses métiers historiques (la distribution avec Virgin, la presse avec 42 % deMarie Claireou l'édition avec VUP France). Jusqu'en juillet 2002,Arnaud Lagardère a cru qu'il pourrait imposer sa marque en entrant dans Canal + ou en obtenant la privatisation de France 2. Le sort en a décidé autrement. Et c'est une opération certes d'envergure, mais surtout estampillée Lagardère père, repreneur d'Hachette en 1980, qui a caractérisé le groupe en 2002.

Heureusement, l'héritier a le temps pour allié. D'ailleurs, notre sondage lui reconnaît une « capacité à construire sur le long terme ». Comme il le répète à l'envi, il préfère un bon retour dans le secteur de la télévision d'ici à quinze ou vingt ans plutôt qu'un accord précipité qui réitérerait l'échec de La Cinq, au début des années quatre-vingt-dix. Par ailleurs, ses qualités d'habile gestionnaire de sa communication, dont rend compte une exposition personnelle dans les médias, occultent sans doute sa « capacité à fédérer des équipes autour de lui » malgré l'apparition d'une génération de « Arnaud's boys&girls » qui ont succédé aux « Lagardère's boys ».

Enfin, on observera que son image de patron n'est pas associée au « souci de la vérité des chiffres », la communication primant certainement sur la transparence. Quant au critère concernant la gestion sociale (6 %), il est très faible, moins sans doute en raison des discrets plans sociaux à Lagardère Active Broadband et dans la télévision interactive que parce qu'Arnaud a une image de manager libéral à l'américaine, loin du paternalisme d'un Jean-Luc.

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