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Ils défrichent de nouveaux espaces

14/02/2003

Le vin comme vecteur de communication interne, l'art associé aux grands projets d'architecture, les chéquiers Lire pour inciter les jeunes à la lecture sont autant d'exemples d'idées innovantes.

Claude Zarié [Aix-en-Provence]: L'agence qui fait entrer l'oenologie dans l'entreprise

L'oenologie est à la mode. Connaître les vins, savoir les apprécier et les choisir suscite toujours l'admiration dans les dîners en ville. C'est en s'appuyant sur ce constat que Claude Zarié et deux oenologues ont créé, il y a un an à Aix-en-Provence, une petite entreprise spécialisée dans la formation, l'événementiel et l'animation en liaison avec l'oenologie. L'ambition d'OEnosud : proposer aux grandes entreprises d'agrémenter leurs journées de séminaire par des jeux ou des petites séances d'initiation lors des repas.« Nous essayons de désacraliser le vin »,précise Claude Zarié.

La sauce a pris. Cetelem, Axa, Orange et Air France ont notamment répondu présent. Un partenariat a également été signé avec Pierre&Vacances. OEnosud reste fidèle à son terroir et met systématiquement en avant des vins de Provence, travaillant main dans la main avec le Comité interprofessionnel des vins des côtes de Provence. L'entreprise s'applique maintenant, avec la structure interprofessionnelle, à mettre au point un « produit touristique » à l'attention des croisiéristes, à Marseille et surtout à Saint-Tropez. L'idée est de proposer aux vacanciers, dès cet été, des demi-journées de découverte du vignoble et du patrimoine culturel.Marie-Line Lybrecht

Georges Verney-Carron [Lyon] : Cet homme veut réenchanter la cité

Lentement mais sûrement, Georges Verney-Carron, cinquante-neuf ans, fondateur du groupe Communiquez (qui compte cinquante salariés), impose le métier d'assistance artistique à maître d'ouvrage. Ce passionné d'art contemporain a très tôt exposé dans la galerie de son agence BL/LB des quasi-inconnus qui avaient pour nom Starck, Buren ou encore Wilmotte... Depuis, il a sorti les artistes des galeries pour les intégrer dans le paysage urbain et architectural : Daniel Buren sur la place des Terreaux à Lyon, Jean-Michel Wilmotte à l'aéroport de Séoul, en Corée du Sud, Felice Varini sur une place de Villeurbanne et au siège parisien de Peugeot. Jusque dans les parcs de stationnement, à Lyon et ailleurs, transformés en circuits touristiques !

Derrière l'expert en communication globale pointe aussi le citoyen, qui a décidé de passer à l'action avec le conseil artistique, conçu à partir de trois critères : l'éthique, l'économique et l'esthétique. Georges Verney-Carron se consacre désormais à temps plein à sa société Art/Entreprise (six salariés), qui se veut une réponse au« spectacle désolant du vide urbain et à l'insécurité qui est fabriquée avec un coût social important ». Pour lui, il faut« réenchanter »la cité :« Faisons du beau, il sera toujours respecté »,plaide-t-il. Cet utopiste imagine la création de postes de directeurs artistiques dans les administrations et milite pour« éduquer le regard ».

En attendant, il associe des compétences pluridisciplinaires (architectes, artistes, designers, graphistes, concepteurs d'éclairages, scénographes, etc.) pour ses commandes publiques ou privées. Avec deux projets importants : l'assistance au projet de Lille 2004 capitale culturelle, et le grand itinéraire Bordeaux-Toulouse pour le transport des pièces du futur Airbus géant.Claude Ferrero

René Martin [Nantes] : L'initiateur de la musique classique pour tous

Quelque 104 000 billets vendus pour deux soirées et trois journées de concerts classiques non-stop, c'est le nouveau record de la Folle Journée, un festival de musique classique hors normes qui se déroule chaque année à la fin janvier à la Cité des congrès de Nantes. Mais, au-delà des chiffres, le véritable exploit du directeur artistique René Martin est d'avoir établi le contact entre la « grande » musique et un public populaire, celui qu'on croyait réservé aux stars de la pop. Après Mozart l'année dernière, René Martin avait pourtant osé la difficulté en misant sur les compositeurs italiens, de la Renaissance aux prémices du classicisme : Vivaldi bien sûr, mais aussi des compositeurs méconnus.

Qu'à cela ne tienne, la Folle Journée, aujourd'hui à sa neuvième édition, a ses aficionados, des centaines de personnes capables de faire la queue toute une nuit la veille de la mise en vente des billets afin de choisir les meilleurs interprètes. René Martin a découvert la musique classique à seize ans, après avoir versé dans le rock et le jazz. L'idée de la Folle Journée lui est venue en 1993 en assistant à un concert de U2 au stade de la Beaujoire, à Nantes. Il a alors ressenti« la conviction que le pouvoir de l'émotion artistique peut changer la vie ». Pour casser la gangue de mondanité qui entoure la musique classique, il s'engage dans une performance logistique et artistique. En janvier dernier, 2 000 artistes ont interprété 70compositeurs au cours de 220concerts, le tout concentré en trois jours !Yves Pérennou

Antoine Pontaillier [Cognac] : La ville qui promeut le packaging

Un designer sur cinq, en France, travaille pour le packaging, mais c'est de Cognac qu'est venue l'idée de créer un Institut national du design packaging (INDP). Elle a pris naturellement racine dans un terroir où la vigne côtoie les papeteries et l'agroalimentaire. Trois bonnes fées pour une industrie de l'emballage qui ne se cantonne pas au luxe. C'est ici qu'est basé Atlanpack, présidé par Antoine Pontaillier, un groupement d'une centaine d'entreprises de l'Ouest concernées par le packaging. Voici deux ans, ses animateurs ont « détecté » une demande des professionnels pour une structure vouée au design de l'emballage, à l'échelle nationale cette fois. L'INDP a ainsi été lancé début 2003 par une vingtaine de designers, chefs de produit, industriels, organismes, écoles de design, etc.

Soutenue par l'Europe, le ministère de l'Industrie, la région et les collectivités locales, cette association table sur un budget d'un million d'euros pour trois ans. Sa première mission sera de mettre au point un réseau de relations entretenu par Internet, des réunions et des publications. Afin d'inciter les PME à faire appel aux designers pour leurs emballages, l'INDP pourra s'appuyer sur un fonds d'aide financière et diffusera un guide méthodologique du recours au designer. Il aura aussi un rôle culturel et documentaire, via la mise en place d'un centre de référencement des créations, des expositions grand public ou encore des formations en partenariat avec les écoles.Yves Pérennou

Pierre Barret [Bayonne] : Le consultant au carrefour des expertises locales

Depuis qu'il s'est installé comme conseil médias à Bayonne il y a un an, Pierre Barret est sur un petit nuage. Ses principaux clients (Emap, GMF Azur, Médias&Supports, Visual, Cap Gemini, etc.) sont certes implantés à Paris, mais l'ancien DG de Concerto Média commence à bien s'intégrer dans le tissu économique local avec sa société PB Conseils. Une condition sine qua non pour accroître son portefeuille. Spécialiste en achat d'espace, il se positionne également comme conseil pour les régies publicitaires, pour les agences ou, directement, pour les annonceurs. Son savoir-faire va de la réalisation de plaquettes, d'argumentaires et d'outils commerciaux à la mise au point de stratégies marketing et de formations professionnelles.

À moyen terme, son ambition est de fédérer, dans les principales villes françaises, des consultants médias qui font le même métier que lui, avec la même philosophie que lui. Ce qui lui permettrait de proposer aux annonceurs une expertise multilocale, notamment en achat d'espace, que les grosses agences médias ont du mal à assurer. Pour y parvenir, il compte s'appuyer sur le réseau de collaborateurs qu'il s'est constitué successivement chez Bélier, BDDP et Concerto Média.« Beaucoup ont déjà essaimé en régions, notamment dans l'ouest de la France »,explique-t-il.Didier Falcand

Jean-Christophe Tortora [Toulouse] : L'apôtre de la proximité

Jean-Christophe Tortora n'a que vingt-six ans, mais Hima, le groupe qu'il a créé il y a cinq ans, flirte avec les 4 millions d'euros de chiffre d'affaires, réparti entre le conseil en communication (1 million), la presse magazine (2,3 millions) et la presse gratuite gay (0,6 million).« Leur point commun, c'est la proximité »,explique-t-il. Les clients de l'agence sont exclusivement locaux : la mairie de Toulouse, le Toulouse Football Club, la compagne aérienne Aeris, le département du Tarn et Garonne, etc. Et les magazines s'adressent avant tout aux habitants de la région Midi-Pyrénées, que ce soit le mensuel d'informations généralesToulouse Mag (diffusé à 12 000 exemplaires, selon l'éditeur), le mensuel culturel branché gratuitPure Virus(20 000 exemplaires) ou le journal économique bilingueIn Toulouse(40 000 ex.).« Nous nous définissons comme un pôle alternatif et complémentaire à l'offre deLa Dépêche du Midi [qui possède 28 % du capital du pôle presse d'Hima]»,précise Jean-Christophe Tortora, qui prépare pour la fin mars le lancement d'un trimestriel féminin haut de gamme. Une sorte d'Elleou deMarie Claire, « mais avec notre prisme local »,insiste-t-il, persuadé que ce modèle qui fonctionne dans sa région (1) peut être dupliqué ailleurs, à condition de s'appuyer sur des structures purement locales.Didier Falcand

(1) Le pôle presse a enregistré en 2002 une perte de 45 000 euros, mais l'agence est profitable.

Martin Malvy [Toulouse] : Les jeunes incités à lire par la région

La région Midi-Pyrénées a mené, sous la houlette de son président, Martin Malvy (photo), une grande campagne pour inciter à lia lecture les 125 000jeunes qui fréquentent les 300 établissements scolaires dont elle a la responsabilité.« L'idée était d'aider les jeunes à acheter des livres, en leur proposant un " chéquier lecture "d'une valeur de 50 euros, financé à hauteur de 40 euros par le conseil régional,explique Francis Estève, chargé de mission auprès de la direction générale des services de la région.Pour ne pas contraindre les choix des jeunes, nous avons souhaité que ce chéquier soit valable pour tous types de lecture, BD comprise. »Concédée à la société Chèques Lire, l'opération a déjà dépassé le cap des 28 000 commandes. Un succès qui s'explique en grande partie par le plan médias élaboré avec l'agence Hôtel République. L'opération a commencé en juillet dernier, le jour des résultats du BEPC, avec des annonces presse dansLa Dépêche du Midi,TV magazine,Centre Presse/Midi Libre,Télé 7 jourset le journal local d'informations culturellesRamdam, appuyées par des messages radio sur NRJ, Skyrock et Fun.« Nous voulions lancer la première campagne peu avant la rentrée, afin que les parents comprennent que les chéquiers pouvaient également servir à l'achat de livres scolaires,précise Isabelle Naville, de la direction de la communication du conseil régional.Dans le même temps, nous avons distribué des dépliants à Toulouse et dans vingt et une villes et sous-préfectures de la région. »

Le jour de la rentrée scolaire, un bon de commande « chéquier lecture » a été inséré dans chaque règlement intérieur d'établissements. Des affichettes ont été apposées dans les centres de documentation et d'information et envoyées aux associations de parents d'élèves. Enfin, une piqûre de rappel a eu lieu peu avant Noël, avec une campagne d'affichage 4 X 3.Adeline Descamps

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