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Ils surfent sur la vague high-tech

14/02/2003

De Fontevraud à Valenciennes, en passant par Nantes, Lyon et Lille, l'explosion de la bulle Internet n'empêche pas les bonnes initiatives de voir le jour et de se développer partout en France.

Christophe Caillaud-Joos [Nantes] : Le club qui fédère la communication régionale sur le Net

Le Centre de communication de l'Ouest (CCO) a entrepris de transformer son réseau « Les 1 000 de l'Ouest.com » en un média électronique vivant et un outil de marketing de proximité. Ce club de la presse virtuel lancé en 2000 présente sous forme de fiches les médias du grand Ouest (9 quotidiens, une trentaine d'hebdos, près de 80 radios, 6 télévisions, etc.), ainsi que les journalistes et les responsables de communication de quelque 180 entreprises et 250 collectivités ou organismes publics. Une dizaine d'entreprises parrainent le portail. Christophe Caillaud-Joos, le directeur du CCO, va y développer un service d'information sur les membres du réseau et leurs innovations, et un outil de marketing direct, avec l'entrée en lice cette année des prestataires de services et autres agences.

Ce projet est aussi destiné à revitaliser le CCO, fondé en 1982, qui occupe 1 200 m2 dans la Tour de Bretagne, à Nantes. Salles pour conférences de presse, stands d'expositions d'entreprises, événements : le site a accueilli quelque 47 500 visiteurs l'an dernier.

Le CCO possède également un studio d'enregistrement vidéo. En 2002, 122 heures de débats publics y ont été tournées, dont 21 heures diffusées sur Internet. Cet outil va être prochainement modernisé dans l'objectif d'accompagner les sites Web régionaux, de plus en plus nombreux à diffuser de la vidéo.Yves Pérennou

Bernard Candau [Lille] : La start-up dont les jeux sont mondialement connus

Banja, c'est le premier héros noir de jeu vidéo. »Sébastien Kochman, l'un de ses fondateurs, n'est pas peu fier de ce jeu non agressif, un cas rare dans la profession. Son jeu a remporté une ribambelle de prix - dont celui de la télévision japonaise NHK - et la liste des clients sous licence de ce feuilleton sur le Net, conçu comme une émission de jeu télévisée, s'allonge régulièrement : Telefónica, Deutsche Telekom, Universal France, etc. Dernier en date, la Corée du Sud, véritable eldorado pour les sociétés de jeu vidéo, puisque c'est le pays le plus branché Internet au monde. En quelques semaines, Teamchman - société créée en 1998 à Lille, qui s'est imposée sur les marchés du jeu vidéo, des prestations Web et du dessin animé- annonce déjà 150 000 joueurs coréens !

Banja, dont la moitié des joueurs sont des joueuses, représente un tiers de l'activité de Teamchman. Les nouveaux produits sont déjà en boîte : Mutafukaz, un univers plus sombre et urbain, ou Taotem, un jeu de rôles. Les nouveaux débouchés sont identifiés : le téléphone portable et l'I-mode.« Nous sommes en train d'installer une marque mondiale »,se réjouit Bernard Candau, PDG de Teamchman, qui annonce 1,5 million d'euros de chiffre d'affaires en 2002 pour un effectif de 48 salariés. Et puisque l'entreprise n'est pas endettée, tout reste permis.Éléonore Lecomte

Daniel Jourdain [Grenoble] : Le premier guide touristique électronique

Des adresses de restaurants, de cinémas, de musées ou encore de monuments à visiter, avec les plans pour repérer les stations de métro et les sites touristiques. Ce genre d'informations figure sur un guide pas tout à fait comme les autres : Mobiguide se veut le premier guide touristique électronique interactif. Conçu par France Télécom R&D à Grenoble, le concept a été testé à Lyon en octobre et novembre 2002 auprès de 500 touristes disposant d'une quarantaine de PDA (assistants personnels électroniques) distribués par l'Office de tourisme et des hôtels.

Premiers enseignements du post-test en cours de dépouillement :« Les utilisateurs, à 90 %, trouvent le système très pratique,remarque Daniel Jourdain, responsable du projet à France Télécom.Il nous reste à l'améliorer, notamment sur le plan de l'ergonomie. »L'ordinateur de poche, utilisable avec un crayon pour une recherche multicritère français/anglais, permet d'accéder à plusieurs bases de données réactualisées chaque semaine, dont celle du musée des Beaux Arts. Il permet aussi d'envoyer des messages SMS, e-mails et cartes postales électroniques. Selon ses promoteurs, le Mobiguide, dont l'autonomie est de huit heures, est techniquement au point. Il reste à peaufiner sa commercialisation selon plusieurs formules en direct, sous licence à des collectivités ou des professionnels, ou via les opérateurs filiales de France Télécom, Orange et Wanadoo.Claude Ferrero

Benjamin Carpano [Lyon] : Le site qui vend des études en ligne

Créé en janvier 2001 par deux jeunes lyonnais, plusdetudes.com a réalisé l'an dernier près de 400 000 euros de chiffre d'affaires. Son créneau : la vente d'études de marché multiclients sur Internet.« Lors de mon passage comme conseil en stratégie chez Ernst&Young, j'ai acheté beaucoup d'études multiclients,explique l'un de ses fondateurs, Benjamin Carpano.C'est ce qui m'a donné l'idée de lancer cette activité. »Avec ses soixante instituts partenaires (les trois quarts en France, les autres en Grande-Bretagne et aux États-Unis), plus detudes.com dispose d'un catalogue de quelque deux mille études récentes : des enquêtes de consommation, des analyses, des veilles technologiques ou des études d'impact, etc. Une véritable mine d'or pour des directeurs marketing ou des directeurs commerciaux en mal de données pour construire leurs plans marketing de l'année.

« Les directions marketing des grandes entreprises sont nos principaux clients,confirme Benjamin Carpano.Au lieu d'aller à la pêche aux informations auprès de diverses sources, elles apprécient le guichet unique que nous leur proposons. »Sur le site, il est en effet possible d'accéder gratuitement aux sommaires et aux descriptions de l'ensemble des études, à travers une recherche en texte intégral combinant plus de dix critères. Quant à ceux qui ont besoin d'informations sur les marchés européens, ils peuvent toujours se rendre sur allbizreport.com, le grand frère de plusdetudes.com qui vient tout juste d'être ouvert.Didier Falcand

Marie-Anne Fontenier [Valenciennes] : Des pros des jeux vidéo formés à l'école

Nous misons sur les cycles économiques : le secteur des jeux vidéo est au creux de la vague. Quand notre première promotion sortira, il sera à nouveau au top »,espère Marie-Anne Fontenier, la responsable de Supinfogame qui a accueilli, en octobre dernier à Valenciennes, la première promotion de l'école. Avec Sébastien Doumic, le responsable pédagogique, elle s'est naturellement appuyée sur l'expérience d'une autre école valenciennoise, Supinfocom, qui vient d'ouvrir un second établissement à Arles, et qui a produit en douze ans quatre cents spécialistes en image de synthèse et infographie.

Supinfogame forme de futurs bac +4 familiarisés avec l'univers des jeux vidéo et capables de diriger des équipes et de faire respecter des délais.« Une enquête auprès des entreprises de jeux vidéo nous a montré qu'il manquait des formations complètes de game designer et de responsables de production sachant gérer, mais également aptes à porter un oeil critique sur l'univers des jeux vidéo »,explique Marie-Anne Fontenier. Les vingt admis suivent ainsi des conférences sur l'éthique de leur future profession.

Avec un recrutement très diversifié, allant de diplômés de l'Édhec à des licenciés en philosophie, en passant par des profils atypiques, Supinfogame a pour ambition d'accompagner la restructuration en cours d'un secteur qui souffre beaucoup. Rendez-vous en juin 2004.Éléonore Lecomte

Chantal Colleu-Dumond [Fontevraud] : Un site historique aux couleurs du futur

L'abbaye royale de Fontevraud, près de Saumur, plonge du haut de ses neuf cents ans dans le grand bain du multimédia. Ce monastère, fondé en 1101 par Robert d'Arbrissel, était le plus riche et le plus important de France jusqu'à la Révolution. De 1804 à 1965, il fut aussi cette prison chantée par Jean Genet dansLe Miracle de la rose. À partir de 1975, le ministère de la Culture et la région Pays de la Loire ont engagé sa restauration. L'abbaye devient alors un centre culturel et, à l'occasion de ses neuf cents ans, se donne l'ambition d'être une « villa Médicis du numérique ».

Sous la direction de Chantal Colleu-Dumond (photo), ce lieu classé au patrimoine mondial de l'Unesco devient centre de recherche, de création et de formation, associant le patrimoine et les nouvelles technologies. Le réalisateur Alain Escalle transcrit en images haute définition sa vision poétique du lieu, un film projeté à même la pierre du réfectoire. Aux concerts et stages de chant grégorien répondent des colloques comme « Le virtuel et la pierre » sur l'apport des nouvelles technologies à l'histoire de l'art et à l'architecture. Prochain rendez-vous, une exposition consacrée aux enluminures : à côté de manuscrits originaux, l'abbaye présentera des centaines d'images numérisées sur des murs et des écrans géants (du 1er mai au 15 septembre 2003). Des résidences d'artistes permettent également à des créateurs oeuvrant dans le domaine du multimédia, comme Grégory Chatovsky, de séjourner pendant quatre mois à l'abbaye.Yves Pérennou

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