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Vive la crise !

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SOMMAIRE DU DOSSIER :

Sophie Renard : « La tendance de fond est favorable au développement »
Bruxelles se rapproche de Washington
Faites passer le message
I & E, discret par vocation



Sophie Renard : « La tendance de fond est favorable au développement »

21/02/2003

Sophie Renard, dirigeante de l'agence Brodeur SRRP, préside Syntec RP, le syndicat des agences de relations publiques. Elle estime que les résultats 2002 sont plutôt bons, compte tenu de la conjoncture difficile.

Parabole a mis la clé sous la porte. Rumeur publique est en redressement judiciaire. L'année 2002 a été dure...

Sophie Renard.Dans notre secteur, les dépôts de bilan sont rarissimes. Mais n'en tirons pas de conclusion hâtive. La disparition de Parabole tient aussi, et peut-être surtout, à l'envie que ses dirigeants avaient d'arrêter. Si nombre de petites agences dans le domaine des nouvelles technologies ou de la finance ont disparu, aucun autre acteur de cette taille n'a connu un tel sort. D'ailleurs, la majorité des agences a été rentable en 2002.

Quel bilan tirez-vous de l'année ?

S.R.Le ralentissement de la croissance, déjà observé en 2001, devrait se confirmer, voire s'amplifier en 2002. Après des années de croissance à deux chiffres, le taux de progression des honoraires facturés devrait être de l'ordre de 3 % en 2002. Au vu de la conjoncture générale des économies occidentales, ce n'est finalement pas si mal.

Les clients se montrent-ils plus exigeants en cette période de crise ?

S.R.Oui, dans la mesure où ils ont tendance à resserrer leurs budgets, tout en nous demandant toujours plus de conseil. Cela dit, l'orientation vers les services à forte valeur ajoutée est, au-delà du ralentissement de la croissance, une tendance de fond, favorable à long terme au développement du secteur.

Les agences ont-elles été amenées à licencier en raison de la conjoncture ?

S.R.Globalement, les effectifs sont restés stables. Mais les salaires ont été bloqués.

Comment s'annonce l'année 2003 ?

S.R.Pour l'instant, nous sommes tous, agences comme clients, dans l'attente d'une éventuelle guerre en Irak. Nous n'avons pas la moindre visibilité sur l'année en cours. J'estime d'ailleurs qu'avant la fin 2004 il sera difficile de dire comment le marché se porte.

Entretien : C.G.

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