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ENTRETIEN

Bernard Lemoine : « À long terme, les génériques ne constituent pas une menace pour les laboratoires »

07/03/2003

Bernard Lemoine, vice-président délégué du syndicat de l'industrie pharmaceutique, Les Entreprises du médicament (Leem), évoque les enjeux liés à l'émergence du marché des génériques en France.

Pensez-vous que l'arrivée des génériques peut mettre en difficulté les laboratoires ?

Bernard Lemoine.Sur le long terme, ce n'est pas une menace. L'exemple de nos voisins le prouve. En Allemagne, en Grande-Bretagne et aux États-Unis où les génériques représentent entre 30 % et 40 % de part de marché, on observe en parallèle un grand soutien à l'innovation et la compétition est plus ouverte qu'en France. Mais, à court terme, les génériques peuvent poser un problème. Il ne faudrait pas qu'ils se développent plus vite que les mesures d'aide à l'innovation, c'est-à-dire l'amélioration des prix et des délais de commercialisation. Ces produits permettent à l'État de faire des économies, mais c'est une perte nette de chiffre d'affaires pour les laboratoires. Le gouvernement doit donc soutenir simultanément les deux marchés. La compétition doit être homogène, avec des conditions commerciales identiques pour les «princeps» et les génériques. Actuellement les forfaits de remboursement sont étudiés de près, ils ne doivent pas être discriminatoires.

Que pensez-vous du « Direct to Consumer » (DTC) développé par les laboratoires dans les autres pays ?

B.L.Le principe vient d'arriver en Europe. La Grande-Bretagne et la Suède sont les premiers à s'ouvrir au DTC. En France, ce n'est pas un projet à court ou moyen terme. Mais, avec le vieillissement de la population et le développement des pathologies chroniques, cette question sera d'actualité dans les années à venir.

Dans les autres pays, les génériqueurs peuvent apporter des modifications aux « princeps ». Est-ce envisageable en France ?

B.L.En France, la définition du générique est très stricte. Il y a suffisamment de matière aujourd'hui avec l'arrivée de nombreuses molécules d'ici à 2005 pour développer le marché. D'ici à trois ans les génériques peuvent atteindre 20 % à 30 % de part de marché sans étendre leur définition. Le Leem n'est pas favorable à une définition plus large pouvant engendrer des risques pour le patient.

Entretien : V.L.

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