
SOMMAIRE DU DOSSIER :
Ouverture culturelle
RELATIONS PUBLIQUES
La lutte des classes
Plaisirs simples
DIRECTEUR ARTISTIQUE
Liberté
Restos* : D'ailleurs mais d'ici
LA LISTE DES PAYS À RISQUE S'ALLONGE
Introspection
Marine Jacquemin : « Je pars pour montrer la vie, pas pour risquer la mienne »
RÊVES SUR PAPIER
Cosmétiques nomades
CLIQUEZ ET PARTEZ EN PAIX
Petits voyages entre amis
TOUR DU MONDE SUR PETIT ÉCRAN
Vive la France
MÉDIA, MON BEAU MÉDIA
LA CÔTE EST PRÊTE POUR UN BAIN DE FOULE
NY LOVE YOU
Égologie
Les sens du voyage
Pause thérapeutique
PARIS EST TOUJOURS PARIS
CIEL, MON MAGAZINE !
Cocon mobile
LA FRANCE TERRE D'ACCUEIL ET DE PASSAGE
HIP HIP HIP HÔTELS
Transparence et accessibilité
Bienvenue au Club 18-30
L'ESPAGNE CONTRE-ATTAQUE
LES FRANÇAIS AIMENT LA LITTÉRATURE DE VOYAGE
Luxe du détail
SARAJEVO ET BEYROUTH, MÊME COMBAT
JOURNALISTES, JE VOUS AIME
TENDANCES DE PUBLICITÉS
Redécouverte
CHIEF EXECUTIVE OFFICER
TOUTES LES DESTINATIONS EN KIOSQUE
Le cinéphile est un touriste qui s'ignore
Repos de la ménagère
GRAND REPORTER
Les 5 premières minutes
Facilité et surprises extrêmes
BRAND MANAGER
28/03/2003 - La généralisation d'Internet profite à l'industrie du voyage : quelques minutes suffisent pour acheter un billet au meilleur prix.
C'est décidé. Le week-end prochain, vous le passez à Lisbonne. Un clic sur le site d'une agence de voyage à prix réduit et vous trouvez votre bonheur : un aller-retour sur vol régulier plus deux nuits d'hôtel pour la modique somme de 300 euros. Banco ! Vous réservez en ligne. L'opération ne vous a pris que deux minutes, montre en main. L'industrie des voyages est l'une des grandes gagnantes du commerce en ligne et s'affirme comme l'un des secteurs les plus promoteurs d'Internet. En 2001, l'e-tourisme était déjà le premier secteur du commerce électronique en France, totalisant un chiffre d'affaires de 775 millions d'euros, soit près de la moitié des ventes en ligne (48,8 %). Mieux, 50 % des internautes français (environ neuf millions) cherchent des informations sur le tourisme et seulement 10 % achètent leur voyage en ligne. C'est dire si le potentiel de ce marché est énorme. Selon le cabinet Forrester Research, les voyages en ligne pèseront, en 2005, près de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur un marché européen de 38 milliards d'euros.
Qu'ils soient issus de grandes entreprises de l'économie traditionnelle comme Accor, Nouvelles Frontières, Air France ou bien la SNCF - le transporteur s'affirme comme le grand gagnant des voyagistes en ligne, avec plus de 16 000 billets vendus par jour et près de 35 % de part de marché - ou des entreprises issues de la Net économie comme Lastminute/Degriftour, Karavel, Promovacances et Opodo, le dernier à s'être implanté en France, les sites de voyagistes sur le Web font un carton. Ils ont connu l'an dernier une croissance allant de 45 à 65 %.
Mais si le prix cassé est la condition sine qua non pour entrer sur Internet, il n'est plus suffisant pour fidéliser les clients.« Internet détient le plus grand catalogue de tourisme existant. Pour s'y retrouver, les internautes veulent pouvoir choisir et bénéficier d'un service irréprochable »,affirme Petra Friedmann, directrice générale d'Opodo. D'autant que le mythe de l'internaute sédentaire a fait long feu. Selon une étude réalisée par Raffourinteractif pour le compte d'Opodo, 89 % des internautes de France envisagent de partir en vacances en 2003, contre 56 % des non-internautes. Et grâce à ce catalogue pléthorique aux prix défiant toute concurrence, 32 % des internautes français partent plus souvent en vacances qu'avant, contre 18 % des non-internautes. Sans compter que les offres de dernière minute, à des tarifs exceptionnels, encouragent à partir sur un coup de tête. Ainsi, 32 % des internautes achètent leurs billets moins de quinze jours avant le départ contre 18 % des non-internautes. Enfin, avec Internet, le candidat au voyage dispose dorénavant de tous les outils, hier réservés aux professionnels, pour dénicher le meilleur billet. Le résultat est de taille : 30 % des internautes réservent en direct leurs vacances, contre 16 % des non-internautes.