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LA LISTE DES PAYS À RISQUE S'ALLONGE

28/03/2003

Malgré les tensions internationales, le marché du voyage se porte bien. Reste à organiser une concertation européenne en matière de prévision.

Attentat contre une synagogue, sur l'île de Djerba, en Tunisie, attaque d'une discothèque à Bali, double attentat à Mombasa au Kenya, conflit au Proche-Orient, alerte maximale antiterroriste aux États-Unis et en Grande-Bretagne... Pas facile de partir en vacances par les temps qui courent.« Il est plus difficile aujourd'hui de vendre des voyages, car la quête d'horizons nouveaux est sans cesse plus forte. Avant, il y avait des guerres internes, maintenant nous devons faire face à de nombreuses tensions internationales qui multiplient de fait le nombre de pays risqués »,constate Philippe Demonchy, président de Sélectour et porte-parole du Syndicat national des agents de voyage (SNAV).« Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la montée en puissance du terrorisme d'Al-Qaïda, la notion de zone sensible a fait son apparition »,confirme de son côté René-Marc Chikly, président du Centre d'études des tours-opérateurs (Ceto), qui représente 80 % du marché des tours-opérateurs. Et il suffit qu'un pays soit touché par un attentat pour qu'il soit boudé pendant quelques années par les touristes. La Tunisie en a fait les frais l'an dernier (entre 18 et 25 % de touristes en moins) à l'instar de l'Égypte qui commence seulement à faire bonne figure, six ans après la catastrophe de Louxor.

Mais paradoxalement, malgré les conflits internationaux et les menaces terroristes, les touristes ont continué de voyager. Et l'effondrement annoncé n'a pas eu lieu. La preuve : les organisateurs de voyages s'attendent plutôt à une baisse de 0 à 5 % de leur chiffre d'affaires pour la période comprise entre le 1er novembre 2001 et le 31 octobre 2002 alors qu'ils tablaient sur une baisse de 15 %, à l'instar de leurs homologues allemands et britanniques. De même, le chiffre d'affaires des agences de voyage n'a baissé que de 1 % sur les onze premiers mois de 2002. Car, dès qu'une destination devient incertaine, elle est détrônée par un autre pays. Le Sénégal a ainsi pris le relais de la Côte d'Ivoire, la Thaïlande de Bali... Et puis les professionnels peuvent compter sur des valeurs refuges comme l'Europe, l'Océan indien et les Caraïbes où Cuba et Saint-Domingue ont été l'an dernier à la fête. Mais aujourd'hui tous doivent faire face à une équation périlleuse : répondre au mieux aux désirs de voyage de leurs clients tout en suivant les recommandations du ministère des Affaires étrangères. Créée en septembre 1997, une cellule de veille assure une surveillance permanente des situations pouvant affecter la sécurité des Français à l'étranger. Deux listes, d'une vingtaine de pays chacune, sont réactualisées en permanence : la première déconseille« formellement et dans tous les cas »aux voyageurs de se rendre dans des pays comme le Burundi, la Somalie, le Liberia ou encore certaines régions de Russie. La seconde liste décourage« sauf raisons professionnelles impératives »,les déplacements vers l'Algérie, le Népal ou le Venezuela. Jusqu'à présent, les agences de voyage et les tours-opérateurs ont toujours respecté avec scrupule cette liste en fermant immédiatement les destinations en cause ou en faisant signer une décharge au touriste pour l'informer du risque encouru. Toujours est-il qu'ils souhaiteraient voir cette liste évoluer.« Il n'y a pas de concertations européennes »,regrette ainsi René-Marc Chikly. Exemple : après l'attentat de Bali, les autorités françaises ont interdit l'Indonésie, alors que l'Allemagne l'autorisait. Situation inverse pour le Kenya. Sans doute parce que le double attentat de Mombasa ne visait que la communauté israélienne. De même, il s'étonne de la différence« subtile »faite entre le touriste et l'homme d'affaires. L'idéal, selon les professionnels du voyage, serait de réaliser un travail de prévision des risques.

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