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LA RÉVOLUTION DE L'INTÉRIEUR

La maison est tendance, comme en témoignent les indicateurs clés de ce marché (voir ci-contre). Les Français y consacrent en moyenne plus du quart de leur budget et c'est leur premier poste de dépenses depuis 1991. La France n'a jamais compté autant de propriétaires ni autant de bricoleurs... Les meubles se vendent bien et les investissements publicitaires liés à la maison dans les grands médias résistent plutôt bien à la crise.

Certes, l'actualité guerrière encourage les Français à se replier dans leur nid. Mais cela n'est visiblement pas la seule raison de cette « maisonmania ».« L'engouement actuel pour la maison n'est pas un épiphénomène, c'est une tendance lourde »,observe Sandrine Seksik, planneur stratégique chez Lowe Alice. La jeune femme, qui suit de près ce secteur pour son grand client Unilever, jusqu'à projeter de lancer un observatoire de la maison, dit avoir recensé pas moins de 620 publications, journaux ou magazines sur le sujet ! À force de scruter le secteur, compiler études et observations, elle est arrivée à cette conclusion :«La maison est bien plus qu'un ensemble de murs surmonté d'un toit.»Sa thèse ? La maison a une âme(1). C'est un organisme vivant, une machine à vivre, en quelque sorte, avec son propre écosystème... Elle est à la fois le lieu de la mémoire familiale, de l'affectivité, de l'intimité et de la convivialité. Elle est synonyme de repli sur soi et d'ouverture sur le monde (Internet). Accessoirement, elle est aussi le théâtre d'une lutte de territoire entre parents et enfants. Pas étonnant qu'elle suscite autant d'intérêt, d'études, et finalement de... business. C'est elle qui en dit le plus sur l'évolution de notre société.

(1) Lire les études « L'âme des maisons », par le planning stratégique de Lowe Alice, et « Habitat : un cocon ouvert sur les autres », par l'agence McCann Erickson.

La maison est tendance, comme en témoignent les indicateurs clés de ce marché (voir ci-contre). Les Français y consacrent en moyenne plus du quart de leur budget et c'est leur premier poste de dépenses depuis 1991. La France n'a jamais compté autant de propriétaires ni autant de bricoleurs... Les meubles se vendent bien et les investissements publicitaires liés à la maison dans les grands médias résistent plutôt bien à la crise.

Certes, l'actualité guerrière encourage les Français à se replier dans leur nid. Mais cela n'est visiblement pas la seule raison de cette « maisonmania ».« L'engouement actuel pour la maison n'est pas un épiphénomène, c'est une tendance lourde »,observe Sandrine Seksik, planneur stratégique chez Lowe Alice. La jeune femme, qui suit de près ce secteur pour son grand client Unilever, jusqu'à projeter de lancer un observatoire de la maison, dit avoir recensé pas moins de 620 publications, journaux ou magazines sur le sujet ! À force de scruter le secteur, compiler études et observations, elle est arrivée à cette conclusion :«La maison est bien plus qu'un ensemble de murs surmonté d'un toit.»Sa thèse ? La maison a une âme(1). C'est un organisme vivant, une machine à vivre, en quelque sorte, avec son propre écosystème... Elle est à la fois le lieu de la mémoire familiale, de l'affectivité, de l'intimité et de la convivialité. Elle est synonyme de repli sur soi et d'ouverture sur le monde (Internet). Accessoirement, elle est aussi le théâtre d'une lutte de territoire entre parents et enfants. Pas étonnant qu'elle suscite autant d'intérêt, d'études, et finalement de... business. C'est elle qui en dit le plus sur l'évolution de notre société.

(1) Lire les études « L'âme des maisons », par le planning stratégique de Lowe Alice, et « Habitat : un cocon ouvert sur les autres », par l'agence McCann Erickson.