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LA BOOMERANG

Les brasseurs tournent le dos à l'amer

18/07/2003

Révolution dans le petit monde des brasseurs. Modifiés par la consommation de sodas, corn flakes et autres produits à forte teneur en sucre, les palais des nouvelles générations ont bien du mal à ingurgiter de la bière, à cause de son goût amer. Pour éviter de mourir avec leurs derniers adeptes, les brasseurs ont décidé de réagir. En employant les grands moyens. La plupart ont choisi une voie classique, celle déjà suivie par les brasseries Fischer, propriétaire des marques Desperados ou Kriska : ajouter un alcool plus sucré pour masquer l'amertume du houblon. Au choix : tequila pour la Desperados, vodka pour Kriska, gin et citron vert pour la nouvelle Kronenbourg Fizz, extraits de rhum pour la 1664 Rhum Spirit du même brasseur ou encore Grand-Marnier pour la Madison des brasseurs de Gayant.

Interbrew a choisi, de son côté, une autre option pour reconquérir les jeunes : une boisson à base de malt comme la bière, mais en quantité moindre, pratiquement sans ajout de houblon pour éliminer toute amertume, qui suit les mêmes étapes de fabrication que la bière (brassage, fermentation et filtrage) et qui, au final, est aromatisée au citron et titre 6,1° d'alcool. Résultat : même à 4,02 euros (tarif au Monoprix d'Issy-les-Moulineaux) le pack de 4 x 25 cl, Boomerang, - c'est son nom -, rencontre un joli succès de vente depuis son lancement en juin dernier.« Aujourd'hui, notre principal souci, c'est d'arriver à suivre la demande,explique José Lafuente, marketing manager chez Interbrew.Notre objectif de 4 millions de bouteilles écoulées en 2003 devrait être largement atteint. »Dans le même esprit, on notera aussi le relancement depuis l'an dernier par le groupe CSR de la bière aromatisée au citron Two Dogs, issue comme Boomerang d'une recette australienne.

Conclusion : si votre marché est en chute libre, rien ne sert de vous accrocher à votre produit. Mieux vaut aller voir ailleurs ce qu'il est possible d'importer en France. C'est d'ailleurs au cours d'une réunion internationale d'Interbrew que les cadres de la filiale française se sont aperçus d'un détail intéressant : le stand qui servait de la Boomerang était celui qui avait le plus de succès...Vincent-Xavier Morvan

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