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GESTION DE CRISE

Après le choc Moulinex, Alençon cherche l'électrochoc national

06/11/2003

Un millier de chômeurs du jour au lendemain : un traumatisme pour une commune de 30 000habitants. Lorsque la sentence est tombée sur l'usine Moulinex d'Alençon fin 2001, le sénateur-maire Alain Lambert a voulu endiguer toute propension sacrificielle.« Il n'y a rien de pire pour une ville que d'être déclarée sinistrée. C'est une question de fierté »,affirme Christine Roimier, qui a pris les rênes de la ville à la nomination de son mentor à Bercy. Avant d'attendre un très hypothétique effet Toyota, et après avoir reçu l'imprimatur local des syndicats de salariés, les élus lancent la contre-offensive. Objectif de l'Opération Phénix, 1 000emplois en 1 000 jours : anticiper la mécanique de reconversion en faisant venir des employeurs de PME. À situation de crise, dispositif de crise : le chef-lieu de l'Orne va communiquer comme il ne l'avait jamais fait. Dès janvier 2002, l'opération Phénix s'affiche en 4x3 à Paris sur les Champs-Élysées. Parallèlement, une conférence de presse réunit dans la capitale les journalistes économiques et sociaux. Les élus s'expriment devant un parterre intrigué, souvent sceptique, en tout cas intéressé. Les retombées médiatiques seront inespérées.

Deux mois plus tard, à l'occasion d'un colloque sur les reconversions, Alençon fait venir sur ses terres un gratin de décideurs industriels et d'agences de développement économique européennes.« Il y a eu des déclics. Les premiers projets sont arrivés très vite »,raconte Christine Roimier. Fin 2002, Alençon annonce la création de 350emplois. Le cap est tenu. Après un premier semestre 2003 plus calme, le maire prépare une deuxième vague d'actions pour 2004. Mêmes objectifs, mêmes moyens. La ville, dont la communication ordinaire plafonne à 300 000 euros, a dégagé autour de Phénix une enveloppe de 200 000 euros sur trois ans, en partie financée par la convention de redynamisation signée avec la Région et l'État.M.M.

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