
SOMMAIRE DU DOSSIER :
Couleurs gourmandes
YACHTING, YACHT IN
Écrin total
L'EAU DE LÀ
MÉMOIRES DE MARQUES
Les joyaux de Vendôme
STYLISTE ZEN
BEAUTÉ ALTERNATIVE
Informations divines
VOGUE PARIS RESTE EN POINTE
CHRONIQUEUSE CONNECTÉE
LA PERLE SORT DE SON ÉCRIN
Emballez-nous !
BIENVENUE SUR LA PLANÈTE TENDANCE
PHOTOGRAPHE SURVOLTÉ
SPORT HAUTE COUTURE
Paroles d'hommes sur parfums de femmes
CAFÉS : Côté Florian, côté Flore
AU PAYS DES ENFANTS ROIS
Les chevaliers blancs du luxe
Christine Orban : « Il n'y a rien de pire que le luxe réduit à l'argent »
Que la lumière soit
À LA VIE, À LA MARQUE
Luxe furtif
Bio-connection
Boudoir
SERGE AMORUSO : VU À LA TÉLÉ !
ET LA MISE EN SCÈNE DES ODEURS ?
CHAPEAU, LES FILLES !
20/11/2003 - Chapeaux de plage, chapeaux de pluie, bérets, bonnets rebrodés... Avec des formes et des matières originales, le couvre-chef fait un retour en force, et pas seulement chez les « fashion victims » !
On pouvait le croire passé de mode, trop habillé ou réservé à l'étrange communauté des « têtes à chapeaux ».« C'est fascinant d'observer les gens dans un rayon de chapeaux. Cela fait toujours rêver et qu'est-ce que ça fait du bien d'essayer ! »,note Géraldine Mazin, directrice du département achat accessoires des Galeries Lafayette. Il ne s'agit pas seulement d'essayer, si l'on en croit les chiffres d'affaires de ces rayons, en hausse au Bon Marché comme aux Galeries Lafayette.« Déjà, l'an dernier, j'avais remarqué un démarrage du chapeau souple, qui se confirme depuis la rentrée,explique Emmanuelle Sentis, acheteuse de chapeaux au Bon Marché.Aujourd'hui, on porte un chapeau parce qu'il a une forme ou une matière rigolotes. Il rehausse une tenue, il est pratique et agréable pour se protéger du soleil ou de la pluie. »
Si les juniors restent accros de la casquette, des visières et des bandanas, les jeunes femmes n'hésitent plus à arborer des modèles très fantaisie, comme les tortillons pointus des créatrices de Prise de tête (l'atelier vient d'ailleurs de franchir une étape en ouvrant une boutique dans le xie arrondissement, en plein quartier bobo de la capitale) ou les chapeaux de pluie en PVC transparent de Gilles François.« Les modistes britanniques et les créateurs ont redonné une impulsion au chapeau,indique Marie Mercié, qui avait relancé le chapeau de paille à la fin des années quatre-vingt.Les gens se sont décoincés et le retour des années cinquante et soixante dans la mode se prête bien au chapeau. »
Un achat coup de coeur
Le phénomène touche aussi bien une clientèle chic ou un peu bourgeoise, qui met une touche de fantaisie dans une tenue classique, que la jeune femme qui assume une allure très branchée. L'une et l'autre ne vont pourtant pas fréquenter les mêmes boutiques et pas seulement pour des questions de budget (chez une modiste, les prix démarrent aux alentours de 130 euros).« Les femmes attendent une création et un conseil adaptés à la forme de leur visage »,précise Warene, modiste créatrice dans le Marais, qui réalise pourtant 80 % de ses ventes d'hiver grâce aux chapeaux originaux, notamment ceux de Prise de tête. Les grands magasins jouent davantage sur la complémentarité entre les chapeaux et d'autres accessoires comme les écharpes, les gants ou les mitaines l'hiver et les paréos l'été, ce qui encourage l'achat coup de coeur. À travers leurs propres collections, les Galeries Lafayette ont beaucoup développé ces accessoires, (qui coûtent au minimum 30 euros), et vont renforcer cette tendance dès l'été 2004.
L'avenir dira si le retour du chapeau relève de l'effet de mode ou d'une vraie tendance.« Nous en vendons beaucoup, mais on voit finalement peu de chapeaux dans la rue »,constate Géraldine Mazin.« Il n'est pas sûr que la clientèle qui achète des chapeaux entre 40 et 80 euros évolue vers d'autres produits plus habillés ou plus chers »,ajoute Emmanuelle Sentis. En attendant,« ils rendent la rue plus belle »,affirme Marie Mercié.