
SOMMAIRE DU DOSSIER :
Octobre
Le retour des coureurs de fond
Hollywood monte au front
Mai
Le gratuit français de Vilnius
Le palmarès des palmarès
Septembre
Avril
Tu ne cracheras plus dans la soupe
« Malgré la crise, nous sommes restés audacieux »
Août
Mars
Internet, c'est reparti !
Juillet
Les UNES de l'année
Des maux aux mots
Décembre
Novembre
Créateur food
Monoprix revisite la proximité
Février
Les DOWN
Le retour du graphisme
Les UP
Janvier
Juin
Objets de curiosité
Ping-pong musical dans la pub
18/12/2003 - Du drame Marie Trintignant-Bertrand Cantat au conflit en Irak en passant par Raffarin ou Dieu, la valeur qui monte, quelques unes de presse ont frappé en cette année 2003. Retour sur six d'entre elles, qui correspondent à autant de moments forts de l'actualité.
Drame à Vilnius (31 juillet)
LorsqueParis Matcha bouclé son numéro du 31 juillet, Marie Trintignant était entre la vie et la mort. Il a fallu tout le savoir-faire et l'expérience du magazine, qui a pris en quelques heures la mesure de l'événement, pour réaliser un article ménageant les diverses possibilités d'évolution de l'état de santé de l'actrice. Selon une source interne, ce drame, qui a profondément marqué les Français, aurait provoqué la vente de 950 000 exemplaires, puis de 975 000 la semaine suivante, contre 600 000 exemplaires en moyenne. Des chiffres qui ne sont ni confirmés ni démentis par l'éditeur.
Le Monde brûle-t-il ? (26 février)
Février 2003. Vigoureusement mis en cause par Philippe Cohen et Pierre Péan dans leur livreLa Face cachée du Monde,le quotidien semble groggy pendant quelques jours. Le 26 février, il réagit en une. À l'intérieur, Edwy Plenel, le directeur de la rédaction, publie une réponse sur un page, titrée : «Le Monde est-il un danger pour la démocratie ? » LeMonderappelle aussi les nombreuses attaques portées contre le quotidien du soir depuis sa création. Le 2 mars, le médiateur du Monde prend la parole, suivi, le 6 mars, des syndicats et des organisations de personnels. L'attaque a laissé des traces profondes à l'intérieur comme à l'extérieur de l'institution.
L'Express déraffariné (6 novembre)
Les Français sont versatiles, la presse d'actualité aussi. Un an après avoir titré «La France raffarinée »le 13 juin 2002, le news magazine fait volte face avec une couverture assassine : «La fin ? Ce qui condamne Raffarin. »Suivi d'un autre sous-titre, comme pour atténuer l'offense : «Sa stratégie pour rebondir. »Ladite stratégie est, à ce jour, restée vaine, le Premier ministre étant au plus bas dans les sondages, mais Raffarin demeure. L'homme connaît trop les arcanes du pouvoir et les aléas de l'opinion pour ignorer l'adage latin : « Sic transit gloria mundi » (« Ainsi passe la gloire du monde »).
Bush, l'encre et le sang (27 novembre)
« Nous nous sacrifions pour une mission que nous ne comprenons pas. Notre seul espoir, c'est de penser que nos dirigeants savent, eux, ce qu'ils font. »(un soldat américain). L'enquête menée sur place est signée Sara Daniel, grand reporter auNouvel Observateur,et fille du patron Jean Daniel. Alors que la guerre entre les États-Unis et l'Irak s'enlise,Le Nouvel Obsdu 27 novembre 2003 titre« Irak, enquête sur un désastre ».Depuis son élection à la Maison-Blanche, le président George Bush apporte une matière prodigieuse à la presse de tous les pays. L'enlisement de la guerre en Irak risque de faire couler encore beaucoup d'encre... et de sang.
Les kiosquiers dévalisés (5 mai)
En mai 2003, il se déroule un événement qui laisse les Français sous le choc. Ou plutôt sous le charme. Impériale sur tous les dos de kiosques de France et de Navarre, Emmanuelle Béart plonge dans l'océan une silhouette callipyge, un string noué dans les cheveux. Il ne s'agit pas de l'affiche d'un nouveau film à succès mais bien de la une du magazineElle.Le résultat ? Une campagne de presse digne d'un block-buster : dessins de Plantu, article duMonde,page deLibération,chroniques presse et radio à l'infini. En peu de jours, les quelque 182 000 exemplaires mis en kiosques sont complètement épuisés. Constat des marchands de journaux : ce fameux 5 mai, une bonne partie des acheteuses d'Ellese sont muées... en acheteurs.
Dieu omniprésent (juillet-août)
Durant la période des vacances, au moment où la presse magazine a plutôt tendance à déshabiller ses unes, le mensuelEnjeux-Les Échosenvahit les dos de kiosques avec ce Dieu trônant au-dessus des nuées, cigare en bouche. Et ce titre,« Dieu, la valeur qui monte »,inattendu pour un magazine économique au sérieux incontesté. Banco ! Le numéro est la meilleure vente de l'histoire du journal. Quelques semaines plus tard, l'hebdomadaireMarianne,dans son numéro du 18 août, annonçait à son tour« On sait enfin où habite Dieu ».En septembre,Sciences et Avenirrevenait encore sur Dieu, qui rappelait ainsi qu'il est dans sa nature d'être partout !