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Phénix

Internet, c'est reparti !

18/12/2003

Trois ans après l'explosion de la bulle Internet, le secteur semble redécoller. Petit tour d'horizon au pays du Web, de l'e-commerce, de l'e-pub et du haut débit qui ont désormais trouvé leur public.

Les cadres et les jeunes surconsomment le Web

Alors que 39 % des cadres actifs fréquentent les salles obscures au moins une fois par mois et qu'un tiers d'entre eux sont abonnés au câble ou au satellite, 87 % des dirigeants et cadres en entreprise surfent sur Internet (sourceIpsos Cadres actifsen septembre 2003) ! Sept sur dix sont connectés sur leur lieu de travail (contre la moitié il y a encore un an) et un sur deux à la maison. Ce mouvement de fond devrait modifier l'usage des médias traditionnels. Une étude paneuropéenne de l'institut Millward Brown, également en septembre 2003, affirme qu'Internet représente 10 % de la consommation médias des Européens, derrière les quotidiens (13 %) et la télévision (41 %), mais devant les magazines (8 %). Une tendance déjà décelée par une étude TGI Europa, en janvier 2003, qui démontrait que, si les Français consomment Internet 13 minutes par jour pour 15 minutes de presse magazine et 17 minutes de presse quotidienne, le rapport est totalement inversé pour ceux qui sont connectés chez eux. La consommation monte alors à 46 minutes par jour pour le Web contre 16 minutes pour les magazines et et 14 minutes pour les quotidiens. Chez les CSP+ et les 15-24 ans connectés à domicile, le décrochage est encore plus radical : les jeunes surfent sur le Net plus de 50 minutes par jour (proche de 1,10 heure de radio mais loin des 3 heures quotidiennes de télévision) et ne consacrent que 17 minutes aux magazines et 8 minutes aux quotidiens ! La bascule a déjà eu lieu de l'autre côté de l'Atlantique. L'étude américaineBorn to be wired(Nés pour être connectés) indique qu'Internet est désormais le premier média des jeunes. Ils surfent 17 heures par semaine contre 14 heures passées devant le petit écran et 12 heures branchées sur la radio.

L'e-pub n'a pas dit son dernier mot

Cette année, la publicité en ligne vise les 500 millions d'euros de recettes brutes. Un montant attendu et sans doute en deçà de la réalité, car il ne prend pas en compte la vente de liens sponsorisés dont le poids est estimé à 30 %, ni les 100 millions de recettes nettes de pagesjaunes.fr, mais qui confirmerait le redécollage observé à la fin du troisième trimestre. Selon l'enquête de TNS Media Intelligence pour l'Internet Advertising Bureau, sur les neuf premiers mois de l'année, l'e-pub a engrangé 303 millions d'euros bruts, soit une progression de 52,4 % en un an. Dans le même temps, l'ensemble du marché publicitaire gagnait 4,6 % à 11,5 milliards d'euros. Internet a contribué pour 20 % à la progression de l'ensemble. Sa part de marché représente désormais 2,6 % du total plurimédia. C'est trois fois plus que le cinéma, dont les recettes brutes ont reculé de 1,4 % sur la période considérée. Et c'est mieux que les chaînes du câble et du satellite (261 millions d'euros). Reste que si les 867 annonceurs recensés sur le Net ont revu à la hausse leurs dépenses de plus de 50 % pour un budget brut moyen de 349 000 euros, 95 % d'entre eux n'ont pas encore sauté le pas... Une étude de l'institut Millward Brown pour le compte de l'EIAA (European Interactive Advertising Association) devrait les encourager. On y apprend que près de 90 % des personnes interrogées considèrent qu'il y a trop de publicité à la télévision, alors moins de la moitié le pense pour l'e-pub !

La révolution du haut débit

Surfer sans avoir sa ligne de téléphone occupée, avec un débit qui permet une qualité et une rapidité de consultation et un accès à toute la palette des services multimédia, c'était la promesse de l'Internet haut débit, qu'il passe par la ligne téléphonique ADSL ou le câble. Elle a été tenue. Pour l'Autorité de régulation des télécommunications (ART), cet Internet haut débit« constitue le moteur de la croissance totale du chiffre d'affaires Internet (15,3 %) au deuxième trimestre 2003 ».Les revenus générés par ces connexions rapides (512 kbits/s au mimimum) représentent désormais 50 % du chiffre d'affaires Internet, devant le bas débit (44 %) et les autres services liés. Le parc dépasse 2,2 millions d'abonnés (dont 2 millions en ADSL) contre moins de 0,9 million il y a un an. Soit 25 % contre 11 % un an plus tôt. Mais au-delà de l'engouement des internautes, le haut débit est en passe de révolutionner la consommation du média. Côté publicité, d'abord, puisque l'Internet rapide permet le recours à des formats plus larges et à la vidéo. Ensuite, il favorise la dématérialiation des supports grâce aux téléchargements - de musique et de films. La connexion en 1 024 kbits autorise également la mise en ligne de bouquets de chaînes de télévision, déjà proposés par le portail haut débit de Club Internet ou par NC Numéricâble. Quant à la technologie ADSL, ses applications sont en train de bousculer le paysage audiovisuel français, figé depuis plusieurs années. Les fournisseurs d'accès Internet et les opérateurs télécoms, profitant du dégroupage de la boucle locale, se lancent, à l'instar de Free, dans la distribution de chaînes de télévision par ADSL et une offre de téléphonie sur IP quasiment gratuite. Ce qui donne aussi des idées aux opérateurs satellite, TPS et CanalSatellite, qui voient, avec cette TV-ADSL, un moyen d'accéder aux clients des fiefs urbains où les câblo-opérateurs étaient, jusque-là, indéboulonnables. Enfin ! La bagarre est programmée pour l'an prochain.

L'e-commerce fait des bonds

Alors que les achats de Noël battent leur plein, les prévisions concernant le commerce en ligne sont plutôt encourageantes. Selon une étude de Forrester Research, les internautes européens devraient dépenser neuf milliards d'euros sur les sites d'e-commerce (voyagiste compris) entre le 1er novembre et le 25 décembre 2003. Soit une progression de 18 % en un an. Les start-up qui ont réussi à tenir pendant l'e-krach récoltent aujourd'hui leurs premiers bénéfices. En Grande-Bretagne, Lastminute, qui a racheté il y a un an en France Degriftour, est rentable. En France, Kelkoo, MisterGoodeal, Nomatica, Price Minister, fnac.com et voyages-sncf.com affichent des progressions à deux chiffres. Aux États-Unis, les résultats du site de vente aux enchères Ebay (214 millions de dollars de bénéfice sur les six premiers mois de l'année) et même ceux d'Amazon (pas de profit mais un résultat d'exploitation positif de 81 millions de dollars) font des envieux... En France, le baromètre de l'Acsel (l'association des cybermarchands), réalisé par Pricewaterhousecoopers, indique que sur les neuf premiers mois de 2003, le chiffre d'affaires cumulé de dix-neuf marchands en ligne dépasse le milliard d'euros. Au troisième trimestre, 6,1 millions de transactions ont été enregistrées par vingt marchands, soit 64 % de plus qu'au troisième trimestre 2002. En un an, le nombre de cyberconsommateurs est passé de 5 à 7,6 millions (+ 51,5 %) pour une progression des internautes de 21 %. En d'autres termes, 39 % des internautes et 15 % de la population française ont goûté aux charmes de l'achat en ligne. Tendance notable : plus de trois millions de femmes font désormais leurs emplettes sur le Net (69,3 % en un an). Et, évolution de fond, les internautes se déclarent plus confiants dans l'achat en ligne (40,9 % en septembre 2003 contre 29,8 % en septembre 2001).

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