
SOMMAIRE DU DOSSIER :
LE FILM QUI VALAIT DEUX CENTS DOLLARS
CASTEUSE CONNECTÉE
MUSIQUE:QUI A PEUR DES NOUVELLES TECHNOLOGIES?
corps connecté
corps interactivé
corps augmenté
UN ADEPTE PEUT EN CACHER UNE AUTRE
LE SUPERMARCHÉ DE DEMAIN
LA HIGH-TECH EST DANS LE PRÉ
corps d'emprunt
CRÈMES DE VIE
Et le corps dans tout ça ?
LES CHERCHEURS N'EN FINISSENT PAS DE FAIRE LE CLONE
24 heures dans la blogosphère
LE COMBAT DES CHEFS
Avec ou sans chauffeur
PLEIN CADRE
Des tissus bourrés de neurones
La nature en éprouvette
LE TIMES ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ
Bénissez-nous !
CORRECTEUR SURFEUR
PDA's party
ILLUSTRATRICE BRANCHÉE
10/06/2004 - Site Internet pour village truffier, bornes multimédia au coeur des communes, connexions haut débit, e-administration... En matière de nouvelles technologies de l'information et de la communication, les ruraux n'ont plus rien à envier à « ceux de la ville » !
Quand on pense high-tech, on songe spontanément à l'homme d'affaires en costume ultrapressé ou au bobo en baskets fantasmant l'un comme l'autre sur l'ubiquité et le nomadisme. Nos chères campagnes dites profondes sont pourtant loin d'être en reste sur le plan des hautes technologies. Des groupes de travail et de réflexion sont organisés par l'Observatoire des télécommunications dans la ville, à Paris, ainsi que par l'Association des maires de France (AMF). Des initiatives fleurissent un peu partout en France, orchestrées par des maires qui sont las d'être pris pour les laissés-pour-compte des nouvelles technologies.« Au début, ça n'était pas évident car, pour beaucoup de maires, le développement de leur commune passait par les routes. Il a fallu du temps avant de s'apercevoir que les routes de la communication sont aussi une voie qui leur permet d'être au centre du monde »,explique Philippe Ducène, maire de Sainte-Alvère, une petite commune du Périgord.
Bornes d'e-administration
Dans son village, d'environ huit cents âmes, il a développé entre autres une borne multimédia bancaire qui, dit-il,« a permis de sauver la seule succursale bancaire, du Crédit agricole, au sein du village ».Les villageois se déplacent jusqu'à un guichet, s'assoient face à un écran et dialoguent tranquillement en visioconférence avec leur banquier qui se trouve, lui, à Bergerac. Gluiras, en Ardèche, 403 habitants l'hiver, 2 000 l'été, s'est transformé de son côté en village pilote focalisant l'attention nationale. Son maire, Alain Risson, également responsable national de l'e-administration pour l'AMF, déploie des projets dignes des plus grandes métropoles : point d'accès public à Internet (centre multimédia), mise en place de bornes permettant d'effectuer toutes les démarches administratives via le Net et, plus récemment, mise en place en « première mondiale » d'un publiphone qui permet d'accéder à Internet et d'envoyer des mails par téléphone via un serveur vocal... Claret, village dans le triangle Montpellier-Nîmes-Alès, a su de son côté attirer des entreprises multimédia (Omicron, Artech et Netia). Le haut débit vient d'ailleurs d'arriver dans la commune, la bibliothèque est informatisée et toutes les classes de l'école sont équipées de matériel informatique. Tous ces villages veulent être dans la course aux hautes technologies. Mais leur force est surtout d'avoir su conserver leur authenticité.
Pour Christian Jean, maire de Claret,« Modernité rime avec authenticité et les deux sont en harmonie. Les gens s'approprient les quarante-cinq mille ans d'histoire de notre village pour être à un moment donné un maillon privilégié dans son avenir. »Alain Risson, quant à lui, a beau être connecté, il n'aime rien tant que« rencontrer [ses] administrés autour d'un ballon de rouge et d'une bonne tranche de saucisson ».La high-tech est dans le pré.
www.pays-de-bergerac.com/mairie/ste-alvere/lamairie.asp
www.sainte-alvere.com/
www.mairie-gluiras.fr
www.loupic.com/rubrique.php?id_rubrique=8
www.telecomville.org
www.amf.asso.fr