Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Conjoncture

Bientôt la fin du tunnel ?

08/07/2004

Le temps ne semble pas s'améliorer pour les principaux acteurs de la presse professionnelle. En 2003, les ventes du secteur ont diminué de 5,2 % par rapport à l'année précédente. Un recul qui survient après une chute de 6,26 % en 2002, selon Diffusion Contrôle. Deux années de baisse qui pèsent lourd sur les comptes d'exploitation. Car si la diffusion est une importante source de revenus pour les éditeurs de presse professionnelle, elle conditionne surtout le revenu publicitaire, qui représente souvent plus de la moitié du chiffre d'affaires des titres de cette famille de presse. Or, le nombre de pages engrangées ne compense pas la baisse des ventes. Loin s'en faut.

« La presse professionnelle est sinistrée depuis la crise du marché publicitaire,constate Éric Trousset, directeur marketing du pôle investissements publicitaires de TNS Media Intelligence.Les volumes des 250 titres de cette famille de presse que nous étudions se sont effondrés en cinq ans, avec un recul de 16 %. À titre de comparaison, la presse magazine grand public recule de 1 % seulement sur la même période. »

Les familles les plus touchées ? La presse professionnelle automobile (- 17 % en volume en 2003 par rapport à 2002), la presse économique et d'affaires (- 15 %), la presse informatique (- 13 %) ou encore la presse de la communication et de la publicité (- 12 %), segment qui compte notammentStratégies. Des leaders aussi solides queLe Moniteurn'échappent plus aux lois de la conjoncture.« Les revenus publicitaires purs, hors annonces d'emploi et marchés publics, ont fortement régressé ces deux dernières années,reconnaît Jacques Guy, le PDG duMoniteur.Nous sommes confrontés aux exigences de retours sur investissements des annonceurs. »Des retours plus simples à évaluer après un salon ou une opération de marketing direct qu'à la suite d'une campagne de presse.

Les annonces de recrutement - les PA, dans le jargon du métier- se sont, elles aussi, effondrées. Les éditeurs en sont aujourd'hui à se demander si les annonceurs des pages emploi, souvent partis sur le Web, retrouveront le chemin des régies de presse le jour où le marché redémarrera.

La pub revient

Pour résister, les groupes de presse professionnelle se diversifient dans des activités de services extérieures à la presse. Un exemple ? Les salons, bases de données et services en ligne représentent d'ores et déjà 10 % du chiffre d'affaires du groupe Moniteur, qui s'attend encore à une forte croissance de ses activités hors presse. Pourtant, la presse pro conserve ses atouts propres. Sensible à la conjoncture plus que d'autres familles, elle devrait aussi profiter plus vite de la relance de l'économie, dont l'Insee entrevoit les signes avant-coureurs en révisant à la hausse le taux de croissance (2,3 % au lieu du 1,7 % prévu par Bercy). L'heure du retournement sonnerait-elle enfin ? Selon TNS Media Intelligence, la baisse de la pagination publicitaire en volume n'est plus, à fin mai 2004, que de 1,2 %. Sur les dix titres professionnels présents dans la pige Presse Première, huit sont en hausse.« En volume, la presse est bien orientée, y compris la presse B to B,assure Éric Trousset.Nous avons traversé plusieurs années à - 10 % : l'hémorragie semble stoppée, nous sommes désormais proches de la stabilité. »

Marc Baudriller

Envoyer par mail un article

Bientôt la fin du tunnel ?

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.