Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

L'affichage dans le collimateur des élus

02/09/2004

Paris revoit son règlement local de publicité. Et pourrait, comme l'a fait Marseille, décider le démontage du tiers de ses panneaux.

Sus aux panneaux ! Depuis le début de l'année, la capitale se penche sur l'emplacement et le nombre de panneaux d'affichage installés dans les rues et sur les murs. Selon nos informations, les élus parisiens ont la volonté de réduire de manière significative le nombre d'emplacements. Aux yeux de plusieurs maires d'arrondissements parisiens, Marseille fait figure d'exemple : la cité phocéenne a déjà tranché dans le vif en demandant, en janvier dernier, le démontage de 30 % de ses 5 400 installations. Dans le cas de la capitale, l'enjeu concerne un patrimoine total estimé à près de 10 000 panneaux, tous formats confondus (lire le tableau). Soit, selon l'association Paysages de France, une« surface publicitaire totale équivalente à plus de sept hectares ».

Trois zones en cours de définition

Entre les afficheurs et les défenseurs de l'environnement, le bras de fer est engagé depuis belle lurette. Depuis décembre 2001 exactement, quand les élus radicaux de gauche déposent une proposition au Conseil de Paris afin de revoir le règlement local de publicité (RLP). Deux ans plus tard, un groupe de travail a été mis en place. Aujourd'hui, l'échéance se précise : le « parlement » parisien devrait adopter ce nouveau texte dans le courant de l'année prochaine. Mais sa mise en application prendra deux années supplémentaires.

Inclus en annexe du plan local d'urbanisme, le règlement local de publicité n'avait pas connu de réelle réforme depuis 1986, sous la mandature de Jacques Chirac. Ce texte encadre de manière plutôt large l'affichage privé installé sur le domaine public. Il couvre ainsi aussi bien les publicités lumineuses, les panneaux sur les murs et les trottoirs que les enseignes de magasins. Le « groupe de travail RLP » est présidé par Bertrand Delanoë, le maire de Paris, représenté par Jean-Pierre Caffet, son adjoint chargé de l'urbanisme et de l'architecture. Dix autres personnes, élus de Paris et représentants de l'État, y travaillent. Les afficheurs et les défenseurs de l'environnement y siègent également, mais avec seulement une voix consultative. Ce groupe s'est réuni... une seule fois, le 16 juin dernier, mais le rythme des rencontres devrait s'accélérer.

Les discussions actuelles portent sur la définition des zones de publicité restreinte, où doit s'appliquer la loi, et des zones de publicité interdite, où toute forme de communication est prohibée. Quant aux zones de publicité élargie, les défenseurs de l'environnement voudraient les supprimer. Mais des zones de publicité élargie dites temporaires pourraient être autorisées, afin de permettre par exemple l'installation pour quelques mois de toiles peintes sur des chantiers. Le problème de la publicité lumineuse, qui est très critiquée, suscite aussi de vifs échanges. Reste le délicat problème du mobilier urbain. Enjeu : déterminer ce qui relève de l'intérêt collectif, comme les Abribus, et ce qui se résume à des supports de publicité on ne peut plus commerciaux, comme les « sucettes » installées sur les trottoirs, dont le nombre est jugé trop important.

JCDecaux est évidemment le premier concerné par ces débats. L'afficheur se trouve dans le collimateur des écologistes, mais aussi de ses concurrents, Clear Channel et Viacom en tête, qui lorgnent le juteux contrat parisien du mobilier urbain dont la concession, qui rapporte 6 millions d'euros par an à la Ville de Paris, arrivera à terme en 2012.

Envoyer par mail un article

L'affichage dans le collimateur des élus

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.