
SOMMAIRE DU DOSSIER :
« À présent, le marché n'est plus virtuel »
Rendez-vous à Lille du 13 au 15 octobre
Mes journées en VAD
L'e-commerce arrive à l'âge de raison
14/10/2004
Marc Lolivier, délégué général de la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad), fait le point sur l'évolution du marché de la VAD par Internet.
En quoi le Web modifie-t-il le métier de la vente à distance ?
Marc Lolivier.Il faut bien comprendre que l'impact d'Internet est considérable sur le commerce au sens large. C'est une vraie révolution, aussi bien pour la vente traditionnelle que pour les acteurs de la vente à distance. Sur ce dernier marché, la révolution est déjà en marche. Plus du tiers du chiffre d'affaires est réalisé sur Internet [lire le graphique], et cette explosion devrait se poursuivre en 2005, sous l'effet conjugué de la démocratisation de l'accès au haut débit et de la diversification de l'offre en ligne, qui va continuer de stimuler la demande.
Quelles seront les offres nouvelles disponibles en ligne ?
M.L.Aujourd'hui, le marché est dominé par le high-tech, le voyage et les produits culturels. Mais certains secteurs sont en plein développement, comme l'habillement, qui profite de la féminisation de la clientèle sur Internet. D'autres, plus inattendus, sont en train d'émerger : l'automobile, les sites de vente aux enchères en ligne tels qu'eBay ou Price Minister, qui rencontrent un grand succès, ou les produits dématérialisés comme la musique, la vidéo et la billetterie. Pour paraphraser un célèbre slogan, je dirais qu'on trouve tout sur Internet, mais, cette fois, c'est ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Les « véadistes » se sont-ils bien préparés au grand saut ?
M.L.Ceux qui faisaient de la VAD avant Internet ont beaucoup investi sur le Net depuis deux ans et sont aujourd'hui bien présents sur ce marché. Ceux qui ont démarré leur activité VAD avec Internet connaissent un niveau de croissance tout à fait remarquable. Quant à ceux qui n'ont pas encore développé d'activité significative sur le Web, ils sont en train de le faire. La différence par rapport à il y a quatre ans, c'est le marché. Aujourd'hui, ce marché n'est plus virtuel. Il existe bel et bien et se développe de manière très rapide. Il suffit d'ailleurs de regarder les chiffres que nous publions. Du coup, la question n'est plus « Faut-il vraiment y aller ? », mais bien « Comment être leader sur son marché ? ».
Entretien : A.Db.