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Entretien Stéphane Billiet

« Notre métier gagnerait à prendre du recul »

24/02/2005

Pour le président d'Hill&Knowlton et du Syntec RP, les relations presse et publiques profitent du questionnement auquel est actuellement soumise la publicité traditionnelle.

Le rejet de publicité joue-t-il en faveur des RP ?

Stéphane Billiet.Oui, certainement. La publicité est dans une relation monomaniaque au consommateur. Aujourd'hui, la notion même de consommateur est une manière partielle de considérer le citoyen. Il s'exprime, manifeste, veut être écouté. En réalité, il n'y a pas de réel rejet de la publicité, mais une demande de relationnel. Nous rattrapons un manque.

Quel est l'enjeu des RP ?

S.B.Le métier gagnerait à pouvoir prendre le recul nécessaire sur la société pour mieux entrer en contact avec elle. En fait, il faudrait avoir les moyens de se doter de planneurs stratégiques.

Les annonceurs sont-ils prêts à vous suivre dans cette quête relationnelle ?

S.B.Il faut les éduquer, leur expliquer le travail en amont. C'est notre rôle. Mais ils sont de plus en plus confiants. C'est une question d'intelligence et de modernité du discours des marques.

Quelle est votre perception du secteur ?

S.B.Tout n'est pas aussi rose qu'on veut bien le dire ! Il règne tout de même une certaine incertitude. Il y a encore quelques années, si on avait calé 65 % de son budget pour l'année à venir en décembre, on était tranquille. Aujourd'hui, ça n'est plus vrai. Personnellement, j'ai confiance, je mise sur la croissance et sur l'embauche. En 2004, nous avons vu cinq nouvelles agences adhérer au Syntec RP. C'est un signe de maturité du marché français.

Cela se traduit-il sur les honoraires ?

S.B.En matière de prix, j'observe deux mouvements. D'une part, une certaine pression des annonceurs sur les relations presse due à la banalisation du métier - c'est en quelque sorte le revers de la médaille. De ce fait, nous n'avons pas retrouvé les honoraires d'avant 2000. D'autre part, on assiste à la professionnalisation du secteur. Les annonceurs multiplient donc les consultations, avec une volonté de réduire les coûts.

Entretien : B.C.

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