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Consultants multicartes

31/03/2005

Le métier de conseil en édition d'entreprise a changé. Utilisant de multiples supports et gérant souvent l'ensemble du flux d'informations d'une entreprise, les agences sont en quête de profils conciliant commercial et éditorial.

Depuis leurs débuts dans les années quatre-vingt, les agences d'édition d'entreprise ont vu leur univers profondément évoluer. À partir des traditionnels journaux internes qui ont longtemps fait leur bonheur et l'essentiel de leur développement, elles ont défriché de nombreux autres territoires. Du consumer (magazine de marque) au site de marque grand public, en passant par le publirédactionnel et l'intranet, les supports de communication d'entreprise sont devenus multiples. Du coup, aujourd'hui, les postes et les fonctions dans les agences se situent à la croisée des chemins entre le commercial, le rédactionnel et la création.

Deux fonctions stratégiques se sont imposées : le responsable éditorial, ou chef de projet, et le directeur de clientèle. Âgé de 25 à 35 ans, le chef de projet gagne entre 2 000 et 3 000 euros bruts mensuels. Il est l'interlocuteur des entreprises clientes sur des projets éditoriaux et anime à ce titre des équipes éditoriales et de moyens. Les équipes en question sont constituées généralement d'une centaine de pigistes et de secrétaires de rédaction. Si les premiers travaillent en free lance pour l'agence, les seconds, une dizaine en moyenne dans les principales agences, sont souvent intégrés.

Niveau d'études moyen à bac+5

En général, le chargé de projet devient directeur de clientèle après quatre ans d'expérience. Outre un salaire naturellement plus élevé, entre 3 000 et 4 000 euros, cette fonction est davantage axée sur le management et conditionnée par les objectifs financiers du client. Il fait travailler une poignée de chargés de projet, encadrés selon des pôles d'expertise.« Chez Verbe, nous disposons de spécialistes des consumer magazines, des montages de régies, des journaux internes, des dispositifs de correspondance et du publirédactionnel »,détaille Olivier Breton, directeur général.

À ces postes répondent des profils types qui n'interdisent pas cependant les parcours atypiques. La communication multipliant les médias, les collaborateurs débutants ou confirmés sont recrutés avec des formations et des expériences très variées.« Si nous privilégions une formation éditoriale, il peut s'agir de diplômés d'une école de journalisme, audiovisuelle ou d'une école de communication »,explique Cécile Gros, directrice générale de Textuel\La Mine, la filiale communication en ligne de l'agence Textuel. Au sein de cette dernière, le niveau d'études moyen à l'embauche se situe à bac +5.« Nous faisons la part belle aux doubles cursus école journalisme/institut d'études politiques, ou école de journalisme/Celsa. Mais nous apprécions également les DESS »,précise Stanislas Pajot, directeur général adjoint de Textuel.

Les postes en agences de contenu sont donc loin d'être standardisés. Certains réfléchissent cependant à une formation spécifique. Mais les avis sont partagés en la matière.« Actuellement, trois générations de professionnels sont présentes sur le marché »,explique Olivier Breton. Le directeur de clientèle a débuté son activité dans les années quatre-vingt : c'est lui qui a créé les agences de contenu.« Il est issu de la presse et a aujourd'hui 40 ou 45 ans,précise-t-il.La seconde génération est issue des écoles de commerce. Le métier manquait de fibre commerciale. Nous en avons pris conscience dans les années quatre-vingt-dix en intégrant des commerciaux dans nos agences. »Enfin, la troisième génération, depuis 2000, se veut cette fois généraliste, issue principalement des instituts d'études politiques.

Sur les postes de chef de projet, Textuel privilégie toutefois les profils commerciaux.« De plus en plus de diplômés d'écoles de commerce sont recrutés comme chef de projet orientés développement »,indique Stanislas Pajot. D'où la volonté de l'Union des journaux et journalistes d'entreprise de France (Ujjef) de créer une formation spécifique. Président de Tagaro, Éric Bentot est administrateur à l'Ujjef. Pour lui, la situation actuelle est paradoxale :« On trouve deux responsables éditoriaux : l'un en agence, l'autre dans l'entreprise. »Il soulève également la question des pigistes :« À l'Ujjef, nous souhaitons d'abord créer un statut spécifique, le " jeso ", ou journaliste d'entreprise occasionnel. Et, d'autre part, créer une formation de responsable éditorial ou chargé de projet - l'intitulé n'est pas encore déterminé - en agence »,explique-t-il. Reste à valider le projet en attendant une éventuelle mise en place à la rentrée prochaine.

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